Allier l’économique au social et à l’écologique

Karim Nait Lho :des candidats potentiels à la hauteur des ambitions du PPS

dans la Région Meknès-Fès


Les listes du Parti du progrès et du socialisme (PPS) dans la région de Meknès-Fès reflètent hautement les aspirations et les ambitions du parti du livre dans cette région. Des candidats qualifiés composent ces listes qui se veulent à la hauteur de la phase historique de la régionalisation avancée, une phase spécifique par rapport à la nouvelle région Meknès-Fès, souligne Karim Naitlho, membre du BP de PPS, responsable du parti dans la région et chargé de la coordination de toutes les provinces de la région Meknès-Fès.

Nous avons des présidents de communes et des députés qui représentent la crème du PPS au Moyen Atlas… Nos listes couvrent 45 à 50% des communes urbaines et rurales de la région. Les propos de Karim Nait Lho reflètent clairement l’engagement et la détermination du parti du Sérieux dans la région Meknès-Fès pour une régionalisation spécifique et un programme tout aussi spécifique qui tient compte des particularités de la région et de toutes ses provinces.

Pour le coordinateur du PPS de l’ensemble des provinces de la région, la campagne se déroule normalement et elle se base sur le contact direct et sur la présentation d’un programme qui est d’abord le programme   national du parti du livre mais aussi et surtout un programme spécifique à la région, à ses montagnes et à ses structures. Notre approche est basée sur le choix de personnes, femmes et hommes, sans tapage ni scandale. Elle est aussi basée sur la présentation d’un bilan très positif, fruit de notre expérience dans la gestion de la chose locale et communale (Ifrane, Hajeb, Meknès, Fès, Sefrou, Taounate et Taza), se réjouit Naitlho.

L’approche, poursuit-il, est celle qui s’intéresse au citoyen en situation précaire (démuni d’eau potable, d’électricité, de route, de projets sociaux et économiques viables). Une approche qui a pour finalité de relever les défis de la région de demain.

Allier l’économique au social, et vice versa, est l’un des objectifs majeurs de notre programme. Nait Lho précise dans ce sens que le programme du PPS dans la région compte sur les potentialités humaines et touristiques pour une promotion nouvelle dans le domaine économique et social mais aussi écologique.

L’écologie est depuis toujours mise en avant dans nos programmes, explique Nait Lhou qui ajoute que « nous avons bataillé pour que la ville  d’Ifrane soit la deuxième ville mondiale en terme de propreté.  Et lui de poursuivre que l’une des priorités de notre programme  de préserver Ifrane comme la capitale écologique du Royaume.

Une autre priorité du programme de la liste PPS dans la région Meknès-Fès vise à combattre le chômage. Le chômage est certes une réalité nationale signale Karim Naitlho : «nous comptons combattre ce fléau par l’effort consenti par la commune et la région pour une vraie restructuration de la région». Indiqua-t-il. Créer des pôles agricoles modernes, vu que la région de Meknès est une région agricole par excellence, conclut notre interlocuteur.

La campagne électorale du PPS bat son plein

Le SG du PPS présidera un grand meeting populaire ce samedi à Tiznit

Dans le cadre de cette campagne électorale, le secrétaire général du parti du progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdallah poursuit son périple dans les différentes régions du pays pour soutenir les candidats du Livre et rencontrer les populations locales de leurs circonscriptions. Après avoir supervisé la campagne électorale dans les villes de Salé, Tifelt, Khemisset, Ouislane à Meknès, Imouzzer Kandar, Fès, Sefrou, Labhalil, Errachidia et Arfoud, le secrétaire général du PPS présidera ce samedi un grand meeting populaire dans la ville de Tiznit.

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Les candidats du PPS dévoilent aux Rbatis les projets de leur programme


- Faire de la capitale du Royaume une grande vitrine du Maroc de la modernité et de la démocratie

- Faire aboutir le projet du prolongement de la ligne du Tramaway jusqu’à l’avenue Annakhil et ouvrir à Hay Riad une gare ONCF

Poursuivant depuis samedi dernier une campagne électorale très propre et exemplaire, selon l’approche du contact direct, du porte à porte et d’explication de leurs propositions, les candidats du Parti du Progrès et du socialisme (PPS) dans l’arrondissement Agdal-Hay Riad dans la commune de Rabat (liste principale et liste supplémentaire réservée aux femmes), répartis en deux groupes, sont descendus en masse jeudi après midi pour exposer en détail aux citoyens les projets qu’ils comptent réaliser pour faire de la capitale du Royaume une grande vitrine du Maroc de la modernité et de la démocratie, qui fait la fierté de tous les Marocains.

«Lors de nos contacts, nous tenons à prendre les citoyens pour témoins de nos engagements de réaliser tous les projets inscrits dans notre programme électorale», a confié à Al Bayane Soumaya Mouncif Hijji, tête de liste qui conduisait les militants de son groupe en plein cœur de Hay Riad.

Selon Soumaya Hijji, une élue connue dans son arrondissement, le PPS aspire, à travers cette campagne, à convaincre le plus grand nombre de jeunes et d’électeurs indécis à participer à ce scrutin pour empêcher les spéculateurs et autres candidats impliqués dans des scandales de corruption et d’achat des voix de prendre la gestion de leurs affaires locales.

Au quartier de l’Agdal, Abdelahed Fassi Fihri, membre du BP du PPS conduisait le deuxième groupe de militants qui exposaient aux habitants les propositions contenues dans le programme qu’ils ont concocté pour le développement de l’arrondissement qui comprend outre Hay Riad et l’Agdal les quartiers de Diour Jemaâ, les Orangers, soit une population de 100.000 habitants.  «Nous n’avons rien à proposer aux habitants pour les inviter à voter pour les candidats du parti du «Maâkoul», du sérieux et de l’honnêteté que notre engagement de travailler dur pour mettre en œuvre notre programme», a indiqué au journal la candidate Hafida Ben Salah, membre du CC du PPS et tête de liste des femmes.

Pour le développement de l’arrondissement Agdal-Hay Riad qui comprend aussi les quartiers de Diour Jemaâ et les Orangers, les candidats du PPS s’engagent aux termes de leur programme à batailler notamment pour faire aboutir le projet du prolongement de la ligne du Tramaway jusqu’à l’avenue Annakhil et ouvrir à Hay Riad une gare ONCF avec une tarification adaptée aux déplacements urbains à l’instar du Bidaoui à Casablanca.

Pour les candidats du parti, l’ambition ultime est de faire de Rabat une grande vitrine du Maroc moderne à la fois fier de son histoire, riche de son patrimoine et tourné vers l’avenir, ville caractérisée par la qualité de ses infrastructures et de ses équipements ainsi que celle de ses services publics essentiels, son activité économique et commerciale, l’intensité de la vie culturelle, son système d’éducation et de santé, ses loisirs… au service de l’ensemble des Rbatis en leur assurant un cadre de vie agréable.

Les candidats du PPS proposent aussi de prendre en compte les réalités spécifiques et évolutives des différents quartiers pour définir des plans d’action adaptés. C’est ainsi que la centralité et le rôle économique et social de l’Agdal et de Diour Jemaâ dont profite toute la population implique des contraintes pour les habitants de ces quartiers en termes de circulation, de nuisance, de salubrité et de sécurité. Quant à Hay Riad, il risque de perdre sa vocation de quartier résidentiel avec l’implantation d’administrations, de sociétés, de restaurants et bientôt d’hôtels qui se traduira par l’apparition de nouveaux besoins en termes de circulation, de transport et d’aménagement.

Selon le programme proposé par les candidats du PPS, il est nécessaire d’entreprendre un grand effort d’aménagement au niveau de l’ensemble des quartiers pour l’amélioration constante de la voierie, de l’éclairage public et des conditions de stationnement.

Il est aussi indispensable d’agir pour améliorer la fluidité du trafic et de la propreté et de la salubrité publiques à travers l’installation de locaux dédiés aux bennes à ordures, la rationalisation du ramassage des ordures et la création d’une brigade verte et de la voierie dont la mission serait bien la sensibilisation que la verbalisation des infractions environnementales.

Ils se proposent d’améliorer et de mettre en valeur dans chaque quartier des lieux de détente et de vie sociale, des espaces verts et des places publiques avec des aires de jeux sécurisés pour les enfants et administrations implantées dans l’arrondissement à contribuer à ces actions dans le cadre de la responsabilité sociale et citoyenne.

Le programme du parti pour cet arrondissement vise aussi à dynamiser l’action sociale et la vie culturelle et sportive dans les quartiers à travers le soutien et l’ouverture de crèches au profit des ménages à faible revenu, le développement d’équipements culturels et sportifs, la démocratisation de l’accès à la culture, aux loisirs, aux activités éducatives et sportives et l’élaboration d’un plan de soutien scolaire et d’un programme «temps libre» adapté aux différentes tranches d’âge.

Il est aussi indispensable d’agir pour le développement de l’offre de soins (centre de santé à l’Agdal et les Orangers), d’accompagner les populations en situation de précarité en partenariat avec la société civile et de traiter la question de la sécurité par la prévention sociale et le renforcement de la police de proximité.

Pour ce faire, le programme concocté par les candidats du PPS insiste sur l’impératif de promouvoir l’emploi et de dynamiser l’animation économique et commerciale de Rabat et de ses arrondissements et d’œuvrer pour la rénovation de la démocratie locale et la promotion d’un climat de confiance entre les citoyens et leurs élus. Dans ce cadre les candidats du parti s’engagent à entretenir des relations régulières avec les élus pour examiner leurs requêtes et agir constamment pour améliorer les services de l’administration communale, l’accueil et le traitement des réclamations des citoyens.

M’Barek Tafsi

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A cœur ouvert avec Hassan Nachit, tête de liste du PPS à Agadir :

Ensemble pour une nouvelle ville décente et prospère


En pleine campagne électorale, la liste PPS d’Agadir met les bouchées doubles pour faire bonne figure dans les présentes échéances. Une forte mobilisation anime les candidates et les candidats, soutenus par une multitude de sympathisants, à travers tous les coins de la commune. Plus de 900 militantes et militants formant une vingtaine d’équipes quadrillent tout le territoire de la commune, notamment Agadir-centre, Bensergao, Tikiouine et Anza, avec plus de 24 locaux ouverts constamment et 18 véhicules mis à la disposition des animateurs et animatrices de la campagne.

A la tête de cette pléiade de candidates et de candidats d’Agadir se positionne Hassan Nachit, un fervent militant connu pour sa farouche volonté de se hisser aux devants de la scène, au service des citoyens et des citoyennes. Entretien.

Al Bayane :à l’instar de toutes les régions du royaume, vous entamez une campagne ardue, quels objectifs fixez-vous, à quelques jours du scrutin ?

Hassan Nachit : Certes la campagne est rude et tout le monde s’attelle à bâtons rompus, afin de s’adjuger une place au soleil. En ce qui nous concerne, nous menons cette action avec beaucoup d’ambition et d’enthousiasme. Le parti auquel nous venons, avec conviction, est une grande école de valeurs et de principes. Nous sommes fiers d’appartenir à cette entité émergente. Depuis déjà quelques mois, nous nous préparons à cet événement de haute acuité. Pour ce faire, nous nous sommes mobilisés sur toute la ligne, en termes de ressources humaines, logistiques et moyens matériels. Notre plan d’action se fonde sur l’approche participative, dans tous les quartiers de la commune qui, comme vous devriez le savoir, s’étend sur plusieurs superficies agglomératives et renferme une population de plus de 700 000 personnes. C’est ainsi que nous prônons l’écoute et et l’adoption des doléances et des attentes des citoyennes et des citoyens. Nous aspirons à satisfaire le maximum de ces revendications légitimes et faisons de notre mieux pour nous plaçons dans le centre de décision des affaires publiques pour pouvoir être en mesure de le faire.

Al Bayane :Etes- vous satisfaits de ce qui a été fait jusqu’à présent à Agadir, en tant que capitale du Souss et second pôle économique du pays ?

Hassan Nachit : Pas du tout. Beaucoup de choses reste à faire, aux plans de la mise en place des infrastructures et des équipements de base, de l’encouragement des investissements, de la préservation des droits des populations en matière de vie digne, de l’amélioration des rapport d’entraide et de synergie avec les pouvoirs publics, les autorités locales, les services extérieurs (agence urbaine, divers ministères…), des régies et des offices d’Etat (Al Omrane, la Ramsa..)…Vous savez, Agadir est toujours en chantier, mais, malheureusement, elle a connu un terrible blocage au point que rien n’avance, voire tout recule, à l’image du secteur du tourisme qui accuse une régression fulgurante, des projets générateurs d’emplois qui s’amenuisent à cause de le blocus auquel sont soumises les entreprises, de l’anarchie dont souffre le secteur de la pêche,  au détriment des petits marin et du consommateur asphyxié par la cherté du poisson, de la problématique de l’insuffisance des parkings, de la vétusté de la voierie surtout dans les quartiers populaires, du non entretien des espaces verts abandonnés à leur sort, de l’absence ou de la faiblesse de l’éclairage public, dans certains artères et rues délaissées…

Al Bayane :Comment comptez-vous combler toutes ces lacunes qui étouffent la ville, en dépit de quelques réalisations ?

Hassan Nachit :Tout d’abord, il faut bien dire que la ville manque de véritables projets structurant. La promenade de la corniche qui s’avère, par nombre de connaisseurs, beaucoup plus un handicap de la plage que site de loisirs, n’est nullement l’apanage de la commune, puisque c’est le concours de plusieurs parties dont les partenaires canariens, dans le cadre du programme national de la mise à niveau des villes. Les espaces verts, les maisons de quartiers, les aires de jeux pour enfants dont certains se vantent, depuis plus d’une décennie, est une politique adoptée par la plupart des communes, même celles dont le budget est cent fois moins étoffé que celui de la ville d’Al Inbiat. A notre niveau, si les citoyens et les citoyennes nous font confiance, nous commencerons par ouvrir les portes de la commune qui étaient hermétiquement fermées au nez des populations défavorisées, nous faciliterons les tâches des entreprises au lieu de leur compliquer l’existence, tout en se référant aux normes et aux lois requises, nous nous comporterons d’une manière équitable avec toutes les associations, sans clientélisme ni restriction, nous entretiendrons des relations de respect et de coopération avec tous les associés du développement, sans friction ni entêtement, à savoir, les autorités locales, les instances publiques et privées, nous impliquerons toutes les institutions étatiques et semi-étatiques, les cadres académiques et les structures associatives dans l’élaboration des conceptions et des projets de la ville, nous mettrons en exergue une nouvelle stratégie de la ville, axée sur la proximité, l’ouverture, l’invention, la complémentarité, la symbiose, la mobilisation de toutes les compétences et les énergies en vue de redéfinir et réinstaller une métropole forte agissante et concurrentielle, nous replacerons la confiance et l’optimisme au sein des investisseurs et des bailleurs de fonds afin qu’ils puissent fonder des projets susceptibles d’absorber le chômage, tout en affrontons avec force les spéculateurs et les prédateurs fonciers, nous donnerons du nouveau sang à l’action culturelle en fondant une réelle bâtisse de spectacles et de structures culturelles convenables, dotés  d’outils techniques qu’il faut, tout en encourageant les créateurs, les intellectuels, les académiciens, les vraies associations et non pas les fantômes. Nous consacrerons nos efforts et nos budgets aux secteurs sociaux, en particuliers l’enseignement, la santé, l’emploi, la culture, les divertissements…Nous portons un intérêt tout particulier à l’épanouissement de la langue et la culture amazighe, à la jeunesse et à la cause féminine…Nous nous attellerons à la préservation de l’environnement, en exigeant des moyens de filtration des fumées toxiques, d’installation des normes appropriées dans les différentes fabriques industrielles et de transformation. Nous viendrons en aide aux familles déshéritées, par le biais des actions caritatives et solidaires en conviant les mécènes et les classes favorisées à s’investir dans ce sens. Nous constituerons des lobbyings de pression, en compagnie de toutes les bonnes volontés locales, munies de dossiers réalistes et défendables, pour doter la ville de projets de taille, à l’instar des grandes métropoles du royaume, telles Rabat, Casablanca…tout en établissant des partenariats solides aussi bien à l’échelon national qu’étranger.

Saoudi El Amalki

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Abdellatif Dezzazi, tête de liste du PPS à Settat

«Le bilan du conseil municipal sortant est largement négatif»


«En comparaison avec les mandats précédents, le bilan du Conseil municipal sortant est largement négatif», affirme Abdellatif Dezzazi, tête de liste du parti du progrès et du socialisme (PPS) à Settat. En fait, selon le candidat du parti du livre, «le conseil sortant  ne disposait nullement d’une vision claire et d’une stratégie visant le développement de la ville». En termes plus clairs, «le Conseil municipal est aux abonnées absents», ajoute-t-il. Et pour cause, il y a un  «manque de cohérence entre les membres du Conseils, sans parler de la transhumance et la multiplicité des conflits au sein du groupe de la majorité… ». Ce qui a impacté négativement l’action communale et la gestion publique d’une manière générale. Pire encore, «le plan communal, censé contenir des mesures et objectifs précis, a été bourré de généralités et été adopté par la majorité en dépit d’une forte désapprobation de la part des militants du PPS», indique notre interlocuteur.

Abdellatif Dezzazi explique que la ville de Settat a connu une sérieuse détérioration au niveau des infrastructures. A cela s’ajoute la prolifération de l’habitat insalubre, le manque d’espaces verts, l’absence des structures d’accueil. Par ailleurs, les recettes financières ont enregistré une forte baisse. Pour mettre un terme à cette situation, le PPS a élaboré tout un programme contenant des mesures à caractère urgent. Cela requiert, avant tout, la mise en place d’une approche participative qui implique l’ensemble des acteurs de la ville, veiller à attirer des investissements, l’élaboration d’un plan de développement adapté aux besoins de la population locale, la requalification des structures de la ville, la réglementation de l’anarchie urbaine et booster le secteur du tourisme, explique le militant du PPS.

Le candidat du parti du livre s’engage également «à adopter les principes de transparence et de la rigueur en matière la gestion financière, faciliter l’accès à l’information que ce soit pour les citoyens ou les investisseurs». Pour ce faire, le PPS a tenu à présenter à ces élections des candidats et candidates  crédibles et honnêtes, ayant un niveau d’enseignement supérieur en ingénierie, en médecine ou en droit. D’autres, dans le secteur éducatif ou dans les métiers artisanales… et qui assument déjà des responsabilités importantes au sein du parti.

Mais la bonne volonté à elle seule n’est pas suffisante, indique Abdellatif Dezzazi. «Les citoyens  doivent participer massivement aux élections communales et régionales du 4 septembre et ne pas céder aux sirènes de ceux qui sèment  le doute, tout en visant à éloigner les gens de la vie politique. L’objectif escompté est donc  de  barrer la route aux corrompus et choisir des candidats responsables et entièrement dévoués à la cause de la population locale», note-t-il en substance.

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Azzedine Karimi tête de liste du PPS à Berrechid

«Mettre  en place d’une stratégie de développement intégré»


«L’action communale a besoin des  conseillers compétents, avisés, ayant le sens de la communication et de la stratégie», souligne Azzedine Karimi, tête de liste du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à la ville de Berrechid. Malheureusement, ce n’était pas le cas pour le conseil municipal sortant, estime notre interlocuteur. Et d’ajouter : «le bilan du conseil municipal a été largement négatif à tous les niveaux».  En fait, Azzedine Karimi pointe du doigt la mauvaise gestion de la commune, due à la faiblesse de la formation des élus locaux et au non-respect des dispositions de la charte communale. A cela s’ajoute également, l’absence d’une véritable  opposition capable de faire face au diktat de la majorité. Abondant dans le même ordre d’idées,  le candidat du parti du livre explique que cette dernière au lieu de s’attaquer aux problèmes qui préoccupent les citoyens, a tenu de mettre en place des projets «déconnectés du territoire», tout en soulignant que tout conseil communal, doit en principe refléter les aspirations de la population de la ville de nature à concrétiser leur revendications. «Nos villes ont besoin des élus stratèges, capables d’anticiper, de planifier et inscrire leur action à  court, moyen et long termes», martèle Azzedine Karimi.  Cela signifie, selon notre interlocuteur, la mise en place d’une stratégie de développement intégré à même de propulser la ville au rang qu’elle mérite et pour qu’elle soit un pôle économique national.

Toutefois, note le candidat du parti du livre, il y a mesures à appliquer et qui revêtent un caractère urgent. Ainsi, la priorité sera accordée, au cas où il sera élu, à la mise à niveau du réseau d’assainissement, la création des espaces verts, la protection de l’environnement, l’amélioration des services publics et du transport entre autres. Aussi, l’instauration d’une  bonne gouvernance au niveau de la gestion communale est une condition sine qua non pour réconcilier les citoyens avec la vie politique, insiste-t-il.

Le candidat du PPS à Berrechid s’engage aussi à mettre en place une politique de formation consacrée aux élus afin de les initier aux méthodes modernes et innovantes du management.

«La construction et le développement de la ville de Berrechid nécessitent  également une forte implication de la société civile dans le processus décisionnel», note-t-il. Ainsi, «les prochaines élections du 4 septembre doivent être une étape historique pour tous les Marocains, et les jeunes en particulier, afin d’entamer un changement réel et mettre un terme aux anciennes pratiques du passé, en incitant les électeurs à voter massivement pour la liste du parti du livre», conclut  Azzedine Karimi.

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Calendrier électoral

Des élections…et des vacances !

Le rendez-vous a été maintenu, contre vents et marées, et le pays sort de ses vacances estivales (les politiques n’en ont pas eu !) pour entrer de plain pied dans une campagne électorale insolite.

Oui, insolite d’abord parce que ce sont les premières élections d’envergure portées par un texte souverain nouveau, la constitution de 2011, fruit de la conjugaison d’un mouvement social et d’une volonté politique consensuelle. Insolite aussi du point de vue du calendrier choisi. Beaucoup d’observateurs ont ainsi pointé du doigt l’incohérence du choix de la date, arguant de l’incompatibilité entre le temps des vacances et le temps nécessaire à la mobilisation. Un leader de l’opposition avait déjà surfé sur cette dimension interpellant le chef de l’exécutif et fustigeant le choix d’une telle date. Il est vrai que l’été, et le mois d’août notamment, sont réservés dans le calendrier de nombreuses familles marocaines à programmer leur vacances annuelles, supposant en particulier un déplacement loin de leur lieu de résidence et donc de leur lieu de vote. Le débat est intéressant sauf qu’il faut préciser au préalable certaines choses et rappeler certains faits. A savoir que les élections étaient prévues pour le printemps 2015, au plus tard pour le mois de juin. Deux partis de la majorité, le PJD et le PPS ont milité dans ce sens. Le Parti du livre en avait fait même une question politique de principe car certains milieux de l’opposition, pour des calculs strictement partisans (appareil paralysé par des scissions pour les uns, crise de leadership pour d’autres…) n’hésitaient pas en coulisses à travailler pour le report pur et simple de cette échéance. Le retard dans les dates n’est donc un moindre mal, résultat de tractations entre l’opposition et le ministère de l’Intérieur avec le consentement de la majorité cherchant à éviter tout blocage des institutions. Les communiqués du Bureau politique du PPS étaient limpides en la matière prenant même parfois une tonalité alarmiste car il n’était absolument pas dans l’intérêt du pays et de la construction démocratique de ramener les délais des échéances importantes aux desiderata des uns et des autres.

Ceci dit, nous plaidons pour une nouvelle approche de la gestion du calendrier électoral. Cela ne devrait plus être tributaire de l’humeur politique du moment. Maintenant que le pays est doté d’un texte de référence et que le processus démocratique a franchi une étape essentielle dans sa maturation avec l’expérience originale de l’actuel gouvernement, il est temps d’inscrire dans le marbre  les références et les étapes de tout le processus électoral. Le marbre, cela peut être un code électoral élaboré et adopté par le pouvoir législatif dans l’apaisement de la réflexion politique sereine et loin de la pression et de la précipitation nées souvent dans l’urgence et les retards pris. Toute l’expérience marocaine en la matière, porteuse pourtant d’espoir, a souvent trébuché sur cette absence de transparence. Développant chez de larges franges de l’opinion publique des sentiments de désaffection et de rejet.

En 2016, le Maroc a rendez-vous avec un autre scrutin important, car cette fois éminemment politique, c’est lui qui déterminera la nature et la couleur de la prochaine chambre et donc du prochain exécutif. Il est temps de le préparer dès maintenant. Nous pensons, par exemple,  que le meilleur créneau pour fixer nos rendez-vous électoraux est le mois de mai. Non seulement pour l’image printanière des bourgeons prometteurs, mais aussi pour sa commodité politique. A creuser.

Mohammed Bakrim

«Le scandale du siècle» et un prélude à un débat sur l’objectivité de la presse internationale

Tentative d’extorsion de fonds du Maroc

Laurent Fabius : «un mauvais film»


La tentative d’extorsion de fonds au Maroc par deux journalistes français constituerait, en cas de condamnation, « le scandale du siècle » et un prélude à un débat sur l’objectivité et l’intégrité de la presse internationale, ont souligné vendredi le président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), Noureddine Miftah et le secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), Younes Moujahid.

Dans des déclarations à la MAP, MM. Miftah et Moujahid ont vigoureusement dénoncé les agissements des journalistes français, Eric Laurent et Catherine Graciet, interpellés, jeudi à Paris, pour tentative d’extorsion de fonds au Maroc.

Dans ce sens, M. Miftah a considéré que cette affaire constituerait, en cas de condamnation, « le scandale professionnel du siècle », qui « nous amène en tant qu’instances professionnelles à nous mobiliser avec d’autres organisations, en France même, qui ne tolèrent pas de tels procédés », soulignant que ce chantage est « un acte ignoble et condamnable qui est aux antipodes de la déontologie journalistique ».

Et de rappeler que 90 pc du contenu du livre « Le Roi prédateur », signé par Eric Laurent et Catherine Graciet, n’est qu’une reproduction de plusieurs articles déjà publiés par la presse marocaine, ajoutant que la publication de cet ouvrage couvait déjà une « tentative de vengeance » contre le Maroc. « Nous avions mis en garde contre le faible contenu éditorial du livre, bien avant que cette affaire n’éclate », a-t-il soutenu. « Nous sommes conscients que les adversaires du Maroc, notamment sur la question de l’intégrité territoriale, affectionnent ce genre de pratiques et soudoient les gens à cet effet », a fait observer M. Miftah.

Cette tentative d’extorsion constitue une «grande leçon» et un événement qui restera à jamais gravé dans l’histoire des relations entre la presse marocaine et son homologue française, a-t-il prédit. De son côté, M. Moujahid a fait part de la forte condamnation du SNPM de telles pratiques, soulignant que le journalisme est une profession qui érige l’éthique et la déontologie en fondamentaux. «Il est inadmissible, par principe, qu’un journaliste s’adonne au chantage».

Le secrétaire général du SNPM a dénoncé un acte lamentable, certes, mais qui ouvre le débat, aussi bien sur le plan national qu’international, sur ce genre de pratiques. «La presse, serait-elle devenue une profession d’extorsion de fonds et de chantage?. Et la position du journaliste changerait-elle en fonction des sommes perçues et des avantages offerts? » s’est-il interrogé.

Toutes ces questions et considérations doivent être prises en compte dans le débat sur cette affaire, a-t-il préconisé, insistant sur les principes professionnels et l’éthique qui doivent régir l’exercice de la profession journalistique, des principes que se partagent l’ensemble des professionnels à travers le monde. Selon M. Moujahid, ce genre d’agissements n’est pas inédit, appelant à une profonde réflexion sur ce sujet avec cette affaire en toile de fond. Sur le plan extérieur, le SG du SNPM a estimé que cette question doit être soumise à un réel débat de la part des syndicats et des organes de presse français et internationaux, du fait que de tels agissements ne sont pas fortuits et la réponse doit être à la hauteur de l’évènement. Eric Laurent et Catherine Graciet ont été interpellés, jeudi à Paris, pour tentative d’extorsion de fonds du Maroc, avait annoncé Me Eric Dupond-Moretti sur les ondes de la radio RTL. Selon Me Dupond-Moretti, avocat du Royaume, le journaliste français Eric Laurent avait contacté le Cabinet Royal pour annoncer qu’il se préparait à publier, avec Catherine Graciet, un livre sur le Maroc, mais qu’il était prêt à y renoncer si on lui remettait trois millions d’euros. Après une première réunion entre le journaliste et un avocat représentant la partie marocaine, le Royaume du Maroc a décidé de déposer plainte auprès du procureur à Paris. Une nouvelle réunion avec le journaliste français a été organisée sous le contrôle de la police et du parquet au cours de laquelle les propos d’Eric Laurent ont été enregistrés et des photos ont également été prises. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris et trois juges d’instruction ont été chargés d’instruire ce dossier.
Au cours de la troisième réunion tenue jeudi, sous le contrôle de la police, des sommes d’argent ont été remises à M. Laurent et à Mme Graciet, qui les ont acceptées et ont même signé le contrat, une signature qui atteste, selon l’avocat parisien, de «leur culpabilité, de leur chantage et de leur racket digne de voyous».

«Les ambitions du PPS ne se basent pas sur la propagande électorale»

Nabil Benabdellah, invité de l’émission «Et si on se disait tout ?»

«Au-delà de la démocratie, de la modernité, de la défense des libertés, du positionnement politique, du type de société, il faut du sérieux dans le pays». C’est en ces termes que Nabil Benabdellah a conclu, vendredi dernier, son intervention au cours de l’émission «Et si on se disait tout ?» du site «Le 360». Le secrétaire général du PPS a dévoilé, entre autres, les raisons de sa non-candidature aux prochaines élections, les ambitions du Parti du livre pour le scrutin du 4 septembre, sans oublier l’engagement et la détermination du PPS à dénoncer toute malversation électorale. Dans un discours sans ambages, Nabil Benabdellah en a profité pour tirer à boulets rouges sur ceux qui ont cherché à nuire aux ambitions du parti lors des élections de 2009 et 2011, et surtout pour les mettre en garde.

Le sablier s’écoule. Dans quelques jours, les électeurs marocains iront aux urnes. Pour le PPS, le «sérieux» reste le slogan de l’heure. Le SG du parti du livre l’a encore scandé vendredi dernier à l’adresse des électeurs et des acteurs du champ politique, arguant pour l’occasion que ce slogan constitue l’empreinte de la démarche du parti, pour le prochain scrutin électoral. D’ailleurs, pour Nabil Benabdellah, sa non candidature aux élections de vendredi prochain trouve son écho dans cette devise. «J’aurais pu me présenter dans les endroits où le parti a des chances de remporter des sièges», a-t-il lancé. «Mais par respect des électeurs et par souci d’assumer mon rôle de SG, il valait mieux que je ne me présente pas, que je me consacre à la campagne du parti étant donné la dynamique que connaît le PPS un peu partout dans le pays», a-t-il poursuivi.

S’exprimant sur les élections de 2007, 2009 et 2011, le SG du PPS n’a pas hésité à revenir sur certaines pratiques anti-démocratiques de certains acteurs politiques. «Il y’a eu un renversement de situation au dernier moment. Alors même que nous faisions asseoir un candidat dans une circonscription donnée à travers le Maroc, dans la soirée, il y’avait déjà une manœuvre pour l’enlever au parti.» Qui plus est, au terme de ces élections, certains partis se sont retrouvés avec des majorités d’élus alors qu’ils étaient minoritaires, le tout grâce à des renversements d’alliances. Ce qui n’a pas freiné «l’avance électorale du parti », a-t-il rassuré. Pour les prochaines élections, selon Benabdellah, le PPS réitère son engagement et sa détermination à dénoncer et condamner toute pratique de favoritisme, ou tout simplement anti-démocratique. «Nous refusons que quiconque puisse s’ériger en une force hégémonique et grandiloquente, comme s’il n’y avait pas de loi et de démocratie dans ce pays. Si nous nous rendons compte qu’il y a certaines forces politiques qui sont dupées, pistonnées ou avantagées, nous le dirons clairement», a-t-il affirmé.

Pour l’heure, la campagne électorale se passe dans de bonnes conditions, selon le SG du PPS, qui en a d’ailleurs profité pour féliciter «l’impartialité et la qualité d’intervention du ministère de l’Intérieur» au cours de ces élections. «Je ne vais pas vous faire de la propagande. A ce jour, nous ne sommes victimes d’aucune campagne systématique, nulle part», a-t-il confié. Un état de faits qui s’explique, entre autres par lerendement impartial des ministres du PPS au sein du gouvernement. «Nous ne faisons pas un travail partisan étroit. A titre d’exemple, dans le cadre de mon travail au ministère de l’Habitat, je n’ai pas accordé de budgets uniquement aux endroits où se trouve le PPS. J’ai travaillé avec tous les partis politiques et sur des sommes importantes», a-t-il confié.

Ambitions électorales du PPS : un ancrage dans ses acquis et son sérieux

La campagne du parti du livre se poursuit, sur la base de fortes ambitions. Le parti compte engranger des voix dans près de 80% du territoire qu’il couvre. Pour ces élections, ce sont environ 10.000 candidatures qui ont été présentées, soit le double, voire le triple, par rapport aux dernières élections. «Nous ambitionnons de réussir à avoir 3000 élus, c’est –à dire le triple ce ce que nous avons actuellement», a affirmé le SG du PPS. Pour Nabil Benabdellah, cette ambition ne se base pas sur la propagande électorale. Elle est plutôt ancrée dans «l’élan politique, les acquis et le sérieux du parti dans le combat contre l’asservissement du champ politique national qui empêche certains partis politiques de jouir de leur autonomie». Le PPS a été le premier à s’inscrire contre ces pratiques en 2011, a-t-il enchaîné. Cette position et le travail du parti sur le terrain lui auront été profitables à plus d’un niveau. «Nous avons fait un bond énorme, notamment à Agadir, à Inezgane, Zagora. Nous y avions une représentation peu significative au niveau électoral. Aujourd’hui, nous nous situons parmi les forces électorales les plus présentes dans ces régions», a-t-il avancé. Pour Nabil Benabdellah, le PPS préservera dans sa lucidité,  même au cas où il n’atteint pas ses objectifs. «Je n’ai aucune possibilité d’adopter un quelconque faux fuyant à l’issue des résultats de ce scrutin. Nous n’agissons pas comme d’autres partis qui se savent en déliquescence, connaissent des problèmes internes et se laissent embarquer dans la possibilité qu’on intervienne dans leurs affaires intérieures». Pour l’avenir du PPS au sein du gouvernement, le SG du PPS a affirmé que le PPS privilégiera les alliances au sein de la majorité. «Nous sommes dans un gouvernement, dans une alliance conjecturale, quadripartite. Nous nous projetterons en fonction des présidents élus dans les conseils, les conseils des régions et également au regard de l’élection des membres de la 2e chambre».

Discours royal à l’occasion du 62e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

«Les élections devraient être dédiées au seul service du citoyen»

SM le Roi Mohammed VI, a adressé jeudi soir un discours à la Nation à l’occasion du 62e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, dont voici le texte intégral.

«Louange à Dieu, Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Cher peuple,

C’est avec des sentiments de reconnaissance et de fidélité que nous célébrons aujourd’hui le soixante-deuxième anniversaire de la glorieuse Révolution du Roi et du Peuple.
Cette commémoration annuelle incite à s’inspirer de l’esprit de sacrifice et de patriotisme sincère qu’incarnait la génération de la libération et de l’indépendance. Ce devoir de mémoire s’impose d’autant plus que notre pays est en passe d’entamer une nouvelle révolution.
Il s’agit, en l’occurrence, de la mise en œuvre de la régionalisation avancée. Notre vœu est de la voir s’ériger en véritable pilier du Maroc de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la solidarité inter-catégorielle, de la complémentarité et de l’équilibre inter-régionaux.

Si chaque étape se distingue par ses hommes et ses femmes, la révolution que nous entamons ne se fera que par des élus sincères ayant à cœur, avant toute chose, de servir leur pays et les citoyens qui leur ont accordé leurs suffrages.

Cher peuple,

Les prochaines élections, qui se tiennent dans à peine quelques jours, seront décisives pour l’avenir du Maroc, surtout au regard des vastes compétences que la Constitution et la loi réservent aux Conseils des Régions et aux collectivités locales.

Pour que les choses soient comprises par tous les citoyens, Nous avons jugé utile de les éclairer sur les missions et le rôle de chaque institution et son impact sur leur quotidien. Car les citoyens ont le droit de tout savoir sur leurs institutions, afin qu’ils décident en connaissance de cause et qu’ils fassent le bon choix.

Ainsi, le gouvernement est responsable, sous l’autorité de son chef, d’assurer la mise en application des lois et d’élaborer les politiques publiques et les plans sectoriels dans les différents domaines.
De même, l’Administration est mise à la disposition du gouvernement. Il est de son devoir d’améliorer les prestations administratives et de les rapprocher des citoyens.

Comme Je l’ai dit dans un précédent discours, le gouvernement n’est pas responsable de la qualité des services fournis par les Conseils élus.

Le ministre de l’Energie, par exemple, n’est pas responsable de l’éclairage des quartiers, du raccordement des foyers aux réseaux électriques, des branchements de l’eau potable, ni de l’assainissement. De même, la propreté des rues et des quartiers n’est pas du ressort du ministre de l’Intérieur.

Dans le même ordre d’idée, ce n’est pas au ministre de l’Equipement et du Transport de veiller à la réfection des voiries dans les communes, ni de fournir les moyens de transport urbain.
Le citoyen doit savoir que les responsables de ces services administratifs et sociaux dont il a besoin dans sa vie quotidienne, ce sont précisément les élus pour lesquels il a voté dans la commune et la Région en vue d’assurer la gestion de ses affaires locales. Contrairement à ce que pensent certains, l’élu parlementaire n’a rien à voir avec la gestion des affaires locales des citoyens. Il est plutôt responsable de la proposition, de la discussion et du vote des lois, ainsi que du contrôle de l’action du gouvernement et de l’évaluation des politiques publiques.

Cher peuple,

Si nombre de citoyens ne s’intéressent pas beaucoup aux élections, et s’ils n’y participent pas, c’est parce que certains élus ne remplissent pas leur devoir comme il se doit. Il y en a qui ne connaissent même pas leurs élus. Il faut donc rappeler avec force que l’élu, au même titre que le médecin, l’avocat, l’instituteur, le fonctionnaire, et d’autres encore, se doit de travailler chaque jour. Il devrait même travailler plus qu’eux, car il est responsable des intérêts des gens, et n’exerce pas pour son propre compte. Or il y a des élus qui s’imaginent que leur rôle se limite à se porter candidats et non à travailler. Et lorsqu’ils remportent les suffrages, ils s’éclipsent pour cinq ou six ans, et ne réapparaissent qu’à l’occasion du scrutin suivant.

Par conséquent, le vote ne devrait pas favoriser le candidat qui parle beaucoup, et élève la voix plus que les autres, en brandissant des slogans creux, pas plus qu’il ne devrait profiter à celui qui distribue quelques dirhams au cours des campagnes électorales et vend des promesses mensongères aux citoyens.

De telles pratiques, et d’autres encore, ne sont pas seulement des actes répréhensibles punis par la loi, mais ils expriment, de façon criante, un manque de respect à l’égard des électeurs. Par conséquent, le vote doit être en faveur du candidat qui remplit les conditions de compétence, de crédibilité et de disponibilité à se mettre au service de l’intérêt général. Je dis donc aux partis et aux candidats: les élections ne devraient pas avoir pour objectif d’obtenir des postes, mais elles devraient être dédiées au seul service du citoyen.

Aux citoyens, Je dis ceci : le vote est un droit et un devoir national. C’est une lourde charge qu’il vous incombe d’assumer. C’est un moyen que vous détenez entre les mains pour modifier la méthode de gestion quotidienne de vos affaires, ou de maintenir et consacrer la situation déjà en place, bonne ou mauvaise.

Vous devez savoir que l’élection au suffrage direct du président et des membres du Conseil de la Région vous confère un pouvoir décisionnel dans le choix de votre représentant. Vous devez vous en remettre à votre conscience et faire le bon choix. Car vous n’aurez pas le droit, demain, de vous plaindre de la mauvaise gestion ou de la faiblesse des prestations qui vous seront fournies.

C’est un motif de satisfaction que de voir s’accroitre le nombre d’électeurs qui se sont inscrits sur les listes électorales pour la première fois, alors qu’ils boudaient les scrutins précédents, en raison de leur mécontentement du travail des Conseils élus.

Aujourd’hui, ils veulent exercer leur droit et assumer leur devoir national. Mais ils se demandent majoritairement à qui ils vont donner leurs voix, et en qui ils vont placer leur confiance.

Il appartient donc aux partis politiques et aux candidats de les convaincre, par leur sérieux, et par la qualité et le réalisme de leurs programmes. Ils ont le devoir de leur exposer clairement leur vision et d’établir une bonne communication avec eux. Dans ce contexte, Nous appelons les acteurs de la société civile et les organisations syndicales à s’impliquer fortement dans la mobilisation des citoyens et leur incitation à participer à l’opération électorale.

Pour résumer, le pouvoir dont le citoyen dispose pour préserver ses intérêts, régler certains de ses problèmes, demander des comptes aux élus et les changer le cas échéant, tient en un seul mot :  »vote ».

Cher peuple

Si Nous estimons que la mobilisation au service du citoyen est la finalité de toutes les politiques nationales, Nous plaçons sa sécurité et son intégrité en tête de Nos préoccupations. Le monde aujourd’hui, et la région arabe et maghrébine en particulier, connaissent des développements accélérés en raison de la montée des velléités d’extrémisme au nom de la religion et de la multiplication des bandes terroristes.  Et parce que nous savons que le terrorisme n’a ni religion ni patrie, le Maroc s’est joint aux efforts internationaux visant à lutter contre ce fléau mondial.

Il œuvre sur le plan national à éradiquer les facteurs susceptibles de pousser à l’extrémisme et au terrorisme. A cet égard, Nous rendons grâces au Très-Haut pour la sécurité et la stabilité dont Il a répandu les bienfaits sur notre pays.  Toutefois, le Maroc, à l’instar de tous les pays de la région, voire du monde, n’est pas à l’abri de ces menaces.

Il est regrettable que certains pays de la région connaissent des situations difficiles en raison de l’insécurité et de la prolifération des armes et des groupes extrémistes. Face à cette situation, le Maroc s’est vu dans l’obligation de prendre une série de mesures préventives pour préserver sa sécurité et sa stabilité.  Dans ce cadre, le visa a été imposé aux ressortissants de certains pays arabes, notamment ceux de Syrie et de Libye. Tout en exprimant notre solidarité avec les peuples de ces pays, nous regrettons que le Maroc ait eu à prendre cette décision pour des raisons de force majeure.

Ceci dit, Nous aimerions préciser que cette décision ne vise personne, et qu’elle ne doit pas être perçue comme un comportement inamical à leur égard. Il s’agit plutôt d’une décision souveraine. Car en tant que dépositaire de la charge de veiller à la sécurité et la stabilité du pays, Je ne permettrai aucun laisser-aller ni aucune manipulation concernant la protection du Maroc et des Marocains.

En effet, le Maroc s’est toujours attaché à préserver sa sécurité et à parachever la sécurisation de ses frontières, et plus particulièrement au cours des deux dernières années, un objectif que Nous avons atteint, Grâces en soient rendues au Seigneur, du fait de la mutualisation des efforts de tous les Services et de toutes les forces concernés.

Nous ne comptons pas nous arrêter là et nous poursuivrons les efforts engagés avec toute la vigilance et la fermeté nécessaires pour empêcher quiconque s’avise d’entrer illégalement dans notre pays.

Néanmoins, le Maroc a connu avant cette période l’entrée d’un certain nombre de réfugiés venus de certains pays qui vivent une dégradation de la situation sécuritaire.

Nous sommes désolé pour certains parmi eux qui vivent dans des conditions difficiles. Pire encore, nombre d’entre eux sont réduits à la mendicité pour assurer leur subsistance.

Face à cette situation, Je n’ai pas besoin d’inciter les Marocains à traiter ces gens comme des hôtes et à leur accorder toutes sortes d’aide et d’assistance.  Je suis persuadé qu’ils partagent leurs souffrances et qu’ils ont à cœur de leur venir en aide, autant que faire se peut.

En échange, ceux-ci doivent se conformer aux lois marocaines et respecter les constantes sacrées religieuses et nationales, avec au premier chef le rite sunnite malékite.

Aussi, à l’instar de ce qui a été appliqué auparavant, quiconque est reconnu coupable de violation des lois et des règlements marocains, sera reconduit hors des frontières.

J’entends par là ceux qui tentent de fomenter le trouble et la zizanie à l’intérieur et à l’extérieur des mosquées et ceux qui s’enrôlent dans des bandes criminelles ou terroristes.

Malgré cela, le Maroc restera comme toujours une terre d’accueil pour ses hôtes qui s’y rendent dans la légalité. Le Maroc ne sera jamais une terre d’asile.  Avec tout le réalisme possible, Je dis : Nous avons nos priorités internes sur lesquelles nous focalisons nos efforts pour les traiter.

Nous œuvrons également à relever les défis auxquels nous faisons face pour permettre au citoyen marocain de vivre dans la liberté et la dignité.

Nous saisissons cette occasion pour rendre hommage à tous les Services de sécurité pour leur mobilisation et leur vigilance afin de contrecarrer les multiples tentatives à visée terroriste qui cherchent désespérément à nuire au modèle marocain mondialement reconnu pour sa singularité.

Nous réaffirmons que la préservation de la sécurité et de la stabilité du pays n’est pas du seul ressort de l’Etat et de ses institutions, mais qu’elle incombe également au citoyen dans le cadre de la collaboration et de la coordination avec les Services compétents.

Nous devons également rappeler que la lutte contre l’extrémisme doit être menée suivant une approche participative axée sur le renforcement des valeurs d’ouverture et de tolérance auxquelles croient les Marocains, une approche où les dimensions sociale et de développement et les composantes religieuse et éducative se complètent les unes les autres, outre le volet sécuritaire.

Cher peuple,

Nous rendons grâces à Dieu pour les bienfaits qu’Il a répandus sur la terre bénie du Maroc, avec au premier chef, les vertus qu’Il a réservées au peuple marocain, en l’occurrence le loyalisme envers son Trône et la symbiose avec Lui, et l’attachement sincère à son unité nationale et à son intégrité territoriale.

Qu’il s’agisse du succès de la régionalisation ou de la préservation de la sécurité et de la stabilité, l’élément commun à ces deux objectifs est d’être au service du citoyen marocain.

C’est une charge et une responsabilité historique que nous devons tous assumer pour continuer à porter le flambeau de la Révolution sans cesse renouvelée du Roi et du Peuple et tendre vers le Maroc de l’unité, de la solidarité, de la sécurité et du progrès.

C’est le meilleur gage de fidélité à la mémoire des héros de cette épopée historique, avec à leur tête, Note vénéré Grand-Père, Sa Majesté le Roi Mohammed V, et Notre Auguste Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait leur âme, et d’attachement au souvenir de tous les vaillants martyrs de la Patrie.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh».

Y a-t-il du terrorisme dans l’affaire ?

Braquage de Tanger


Impressionnant ! Cela ne ressemble pas en fait aux films d’action hollywoodiens que vous avez l’habitude de voir à la TV. Cette fois-ci c’est de la pure réalité. En effet, une quantité importante d’appareils et matériaux sophistiqués appartenant aux braqueurs a été saisie par la police et présentée lors d’un point de presse qui a eu lieu samedi au siège du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) à Salé.

Les services sécuritaires ont pu mettre la main sur des armes, dont un fusil mitrailleur de marque FAB de calibre 7,62 mm, un autre fusil de chasse Browning de calibre 12 mm, une carabine à billes et à canon, ainsi que des chargeurs de différentes marques, dont 4 chargeurs pour fusils, un chargeur pour fusil mitrailleur, 30 cartouches pour fusil de chasse, 300 balles intactes, 5 bombes fumigènes, 3 sabres, 2 longs couteaux, 2 bâtons à décharge électrique. Enorme. D’où viennent alors ces armes à feu et munitions utilisées dans les braquages ? Abdelhak Khiam, patron du BCIJ, a souligné devant la presse que ces armes ont été importées de Belgique, grâce à l’un des criminels connu pour son «expertise» en la matière, car ayant été plusieurs fois accusé de trafic d’armes. Par ailleurs, son gang, qui a fait de la ville du Détroit une cible de ses attaques, est bien équipé. Une tronçonneuse pour les fourgons blindés, des téléphones, des unités de scanner de fréquence VHF, un matériel sophistiqué d’interception des communications ont été également saisis. Des appareils servant à brouiller les communications de la police font partie de la panoplie des braqueurs, à laquelle s’ajoutent des caméras, dont une de suivi à distance, des masques, une machine pour falsification de documents, un plan prêt pour le projet des braquages… La marijuana n’est en reste des objets meublant la toile ! Dans ce cadre, la police a mis la main sur des matériaux d’emballage et d’appareils permettant l’écoulement d’une marijuana de «bonne qualité» dans les meilleures conditions et en toute discrétion.. Des plantes ont été saisies dans une ferme de l’un des quatre présumés. «A ce niveau, il paraît que cette quantité est prête à la consommation, mais non destinée à la commercialisation», souligne A. Khiame.

Les malfaiteurs opèrent souvent en ouvrant le bal de leurs séries de crimes avec le vol d’une voiture de luxe. Ils ont ainsi procédé de la même manière, en assassinant le propriétaire d’une voiture volée, le 27 novembre 2013. Il fallait attendre le 24 février 2014 pour assister à un braquage qui a secoué la ville de Tanger, et qui a visé un fourgon de la société GS4 et qui a concerné des sommes colossales de 470 millions de centimes, 50 000 euros et 400 dollars, précisent les services sécuritaires. Au total, 4 opérations criminelles ont été réalisées et une enquête approfondie a été ouverte dans l’affaire. Et qui n’a pas demandé beaucoup de temps. En effet en moins de 48 heures, la bande est tombée entre les mains de la police.

Abdelhak Khiame, précise dans la conférence de presse, que c’est grâce à la coordination harmonieuse entre les différentes composantes des services sécuritaires, dont la préfecture de police de Tanger, la BNPJ et les équipes de recherche sur le terrain relevant du BCIJ» que les malfaiteurs ont été mis hors d’état de nuire. «Ce qui compte pour nous, c’est la sécurité de notre pays et de nos citoyens» souligne-t-il.

Par ailleurs, et même si cela doit encore être confirmé, quelques indices pointent du doigt l’un des présumés qui pourrait appartenir à une mouvance terroriste. Seule l’enquête en cours pourra apporter plus de précision sur ce point précis.

Le PPS décline sa vision pour réussir le chantier de la Régionalisation avancée via une nouvelle dynamique des collectivités territoriales

Pour une nouvelle dynamique des collectivités territoriales

Le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a décliné une série d’engagements et de propositions pour réussir le grand chantier de la Régionalisation avancée via une nouvelle dynamique des collectivités territoriales fondées sur l’appropriation de nouvelles prérogatives, la démocratie participative et la consécration de la bonne gouvernance.

Dans un document intitulé  »Plateforme électorale du PPS pour les élections régionales et locales de 2015 : Nos propositions et engagements », le Parti estime qu’il s’agit enpremier lieu de rénover et réhabiliter la démocratie locale, gagner la confiance des citoyens par une nouvelle gouvernance démocratique et répondre aux besoins de leur vie quotidienne par la gestion de proximité.

« Le nouveau contexte et les nouvelles compétences des collectivités territoriales nécessitent des élus de type nouveau. Les candidats du PPS travailleront à promouvoir le rôle nouveau des élus, celui d’élus-stratèges qui, en plus de la gestion de proximité en réponse aux problèmes quotidiens des citoyens, doivent élaborer une vision collective et partagée du territoire (Région, ville ou commune), orienter les interventions par le recours à la planification stratégique, mobiliser les ressources, multiplier les partenariats et soumettre leur action à l’évaluation permanente », souligne le document.

Il s’agit de faire jouer pleinement à la Région son rôle en matière de planification du développement régional. Le document décline une série d’objectifs à atteindre dans cette nouvelle dynamique, notamment une pleine signification à la notion de développement régional intégré en assurant, près du terrain et en fonction des conditions concrètes, la complémentarité et la convergence des politiques publiques lors de la déclinaison des stratégies sectorielles nationales avec l’objectif central qui devra être l’amélioration de l’efficacité des investissements et des politiques publics en maximisant leur impact sur les citoyens et sur leurs conditions de vie, enjeu essentiel de toute stratégie de développement.

Le parti souligne la nécessité de construire un pôle de développement régional dans chaque région, articulé autour d’un pôle ou bi-pôle urbain et comportant au minimum une université, un centre hospitalier universitaire, une technopole, un complexe agricole ou industriel et de développer l’attractivité de la Région en s’attachant à réunir les conditions pour promouvoir l’investissement, attirer et garder les entreprises et favoriser l’emploi, en plus de la définition des grands projets d’infrastructures ayant une dimension régionale, en cohérence avec les programmes nationaux en matière de voies de communication, de transport, de plateformes logistiques et de télécommunication.

Cette stratégie de développement territoriale n’omet pas les dimensions sociale et environnementale. Le document du Parti décline en effet des engagements pour lutter contre toutes les inégalités spatiales et mettre en œuvre un processus de développement inclusif, luttant contre la marginalisation des zones traditionnellement déshéritées et répondant aux besoins fondamentaux de la population en matière d’éducation, de santé, d’habitat, de transport, d’alimentation en eau potable et en électricité.

Le parti préconise aussi la mise en place d’une gestion durable des ressources naturelles (eau, forêt, ) en coopération avec les services spécialisés de l’Etat, d’un système de développement et de valorisation des compétences humaines de la Région en faisant de l’université un acteur et un partenaire majeur dans le projet de développement régional, ainsi que la promotion des spécificités culturelles et linguistiques de la Région.

D’autre part, le PPS estime qu’il est fondamental de réhabiliter la fonction d’Aménagement du territoire au niveau régional, une attribution majeure des conseils régionaux avec des objectifs essentiels comme la répartition de manière équilibrée des activités économiques en tenant compte de l’équilibre rural-urbain, la maitrise de l’urbanisation et des défis du développement des villes, le développement du monde rural à travers la valorisation des activités agricoles et la réalisation des infrastructures de base. Il s’agit en somme, selon le parti, de mettre le progrès social au cœur de la gestion communale, de développer les services publics de base et de mener une action vigoureuse d’intégration, de solidarité et d’inclusion sociale.

Sur le volet de la bonne gouvernance, condition sine qua non pour réhabiliter la démocratie locale et gagner la confiance des citoyens, le PPS affirme l’engagement de ses élus pour un « pacte d’honneur et de confiance vis-à-vis des citoyens ».

Dans ce cadre, le parti souligne la nécessité d’inscrire les principes de la démocratie participative au cœur du fonctionnement des collectivités territoriales, d’assurer la participation de la femme à la gestion locale, condition essentielle de la qualité de cette gestion, de s’engager dans une politique de transparence et de communication de la commune avec les citoyens à travers la mise en place d’un système de recueil, de traitement et de suivi des doléances et réclamations des citoyens. Le document insiste aussi sur l’amélioration de la qualité des prestations de l’administration communale et la professionnalisation de la gestion directe des services publics locaux en fixant des normes élevées de qualité.

Les élections de 2015 constituent une occasion de rompre avec les pratiques anciennes et de réhabiliter la démocratie locale, souligne le document, assurant que les candidats du PPS s’engagent sur un pacte d’honneur et de confiance vis-à-vis des citoyens et des citoyennes en s’astreignant à des règles d’éthique, de transparence, d’écoute et de proximité. Et d’affirmer que ce pacte n’est pas seulement un engagement moral mais également un engagement sur un programme précis de renouvellement de la gouvernance locale.

 

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Le PPS décidé à réaliser des résultats positifs

lors des prochaines échéances électorales


Le parti du Progrès et du socialisme (PPS) est déterminé à réaliser des résultats positifs lors des prochaines échéances électorales, a affirmé, samedi à Témara, son Secrétaire général, Mohamed Nabil Benabdellah.

Dans une déclaration à la presse, en marge du lancement de la campagne électorale du PPS en présence des membres de son bureau politique, M. Benabdellah a indiqué que le PPS a tenu à couvrir toutes les régions du Royaume et de doubler le nombre de ses candidats par rapport à 2009.

Le PPS est déterminé à consolider sa position comme étant l’une des plus importantes formations politiques au Maroc, a indiqué M. Benabdellah, soulignant que « le PPS constitue une force politique montante qui aura son mot à dire lors des élections du 4 septembre ».

Sous cet angle, le leader du parti du Livre a fait savoir que le PPS a choisi de mener sa campagne électorale sous le signe « du sérieux », car, selon lui, le Maroc a besoin, plus que jamais, de candidats sérieux, intègres, compétents et engagés.

Concernant les défis que les différents partis politiques auront à relever lors de ce rendez-vous électoral, M. Benabdelah a relevé que « nous avons besoin de candidats qui œuvrent pour l’intérêt général », précisant que le PPS présente des candidats qui sont conscients de la responsabilité qui leur incombe en vue de bâtir le Maroc de demain, un Etat de démocratie et de modernité.

Le Parti du Progrès et du Socialisme a décliné une série d’engagements et de propositions pour réussir le grand chantier de la Régionalisation avancée via une nouvelle dynamique des collectivités territoriales fondées sur l’appropriation de nouvelles prérogatives, la démocratie participative et la consécration de la bonne gouvernance.

Dans un document intitulé  »Plateforme électorale du PPS pour les élections régionales et locales de 2015 : Nos propositions et engagements », le Parti estime qu’il s’agit en premier lieu de rénover et réhabiliter la démocratie locale, gagner la confiance des citoyens par une nouvelle gouvernance démocratique et répondre aux besoins de leur vie quotidienne par la gestion de proximité.

Les élections de 2015 constituent une occasion de rompre avec les pratiques anciennes et de réhabiliter la démocratie locale, souligne le document, assurant que les candidats du PPS s’engagent sur un pacte d’honneur et de confiance vis-à-vis des citoyens et des citoyennes en s’astreignant à des règles d’éthique, de transparence, d’écoute et de proximité. Et d’affirmer que ce pacte n’est pas seulement un engagement moral mais également un engagement sur un programme précis de renouvellement de la gouvernance locale.

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Les collectivités doivent se doter d’une stratégie offensive de mobilisation

des ressources pour s’affranchir des contraintes matérielles


Le parti du Progrès et du Socialisme (PPS) affirme qu’il est essentiel que les collectivités territoriales puissent s’affranchir des contraintes matérielles qui peuvent entraver leurs projets de développement et propose que les conseils élus adopte une attitude offensive et innovante pour se doter d’une stratégie audacieuse de mobilisation des ressources.

Dans un document intitulé « Plateforme électorale du PPS pour les élections régionales et locales de 2015 : Nos propositions et engagements », le Parti relève que les collectivités territoriales réalisent actuellement moins de 12% des dépenses publiques et près de 4 pc des investissements publics, estimant que ces chiffres sont incompatibles avec les objectifs et les ambitions du projet de régionalisation avancée.

Le PPS rappelle, à ce sujet, les réformes importantes introduites dans le cadre institutionnel et réglementaire régissant le fonctionnement des collectivités territoriales dans le cadre de la régionalisation avancée, affirmant que les lois organiques ont ouvert de nouvelles possibilités de financement et de nouveaux transferts de ressources fiscales vers les collectivités territoriales.

Dans la nouvelle conception des collectivités territoriales comme espace de mobilisation, de moyens et de ressources, le PPS souligne que les services de l’Etat doivent apporter, dans le cadre de leur mission d’appui, les moyens techniques, financiers, matériels et humains aux projets initiés par les collectivités territoriales à travers les processus contractuels et en mettant en place de façon effective le principe constitutionnel « le transfert des compétences doit accompagner le transfert des ressources ».

La stratégie de mobilisation des ressources comprend aussi, selon le parti, la mobilisation au service de la Région et de ses communes les fonds mis en place (fonds de mise à niveau sociale des régions et fonds de péréquation inter-régional), le recours aux crédits du Fonds d’équipement communal et aux crédits bancaires, les partenariats public-privé et la création de sociétés de développement local pour la gestion des services publics locaux.

Le PPS insiste également sur l’importance d’optimiser la gestion du patrimoine communal sur la base d’un recensement et d’une revalorisation des redevances liées à son exploitation ou à son occupation. Il s’agit aussi de recenser et exploiter le potentiel fiscal de la collectivité et optimiser le recouvrement tant des impôts locaux que des redevances liés à l’exploitation des ressources de la région (exploitation forestière, exploitation des carrières, occupations et utilisation du domaine public).

Dans le document décliné en 44 points, le parti envisage le développement de l’intercommunalité et le recours à la coopération pour tous les projets intéressant plusieurs communes et dans des domaines dépassant les capacités financières et techniques de la commune tels le transport, l’assainissement solide et les équipements.

Le parti opte également pour l’utilisation optimale de toutes les opportunités de la coopération décentralisée internationale en vue de mobiliser de nouvelles ressources techniques et financières, développer les échanges économiques et culturels, s’impliquer dans les réseaux internationaux des gouvernements locaux et confirmer ainsi les choix d’ouverture du Royaume.

Des pratiques malsaines entachent le processus à Casablanca

Elections communales et régionales du 04 septembre


Indubitablement de vieilles pratiques qu’on croyait bel et bien révolues ont la peau dure. Les élections communales et régionales prévues le 04 septembre seraient déjà entachées par ces pratiques alors que le processus est encore au stade de dépôt des candidatures.

Des médias rapportent que des présidents sortants ont recouru aux entreprises liées à leur commune par des marchés pour la location de voitures qui vont être mises en service lors de la campagne électorale. Un conflit d’intérêts. De même, des barons de l’habitat anarchique, connus et reconnus notamment dans la préfecture de Aîn Chock à Casablanca font la pluie et le beau temps dans cette circonscription de tous les paradoxes.

A Mers Sultan, toujours à Casablanca, un candidat a mobilisé des courtiers de la gare routière Ouled Ziane pour assurer sa campagne, comme il aurait aménagé des espaces au sein de ladite gare, gérée pourtant dans le cadre de la gestion déléguée, pour des services électoraux.

A Sidi Moumen, un promoteur immobilier ayant succédé à son père à la commune a mobilisé d’énormes moyens matériels et humains pour remporter ces élections au détriment de la loi et de l’éthique. Le plafond des dépenses fixées par le ministère de tutelle lors de la campagne électorale n’est qu’un vain vocabulaire pour ces élus ayant élu domicile dans les conseils depuis belle lurette.

A Sidi Belyout, le beurre et l’argent du beurre sont investis pour induire en erreur les électeurs, rapportent des sources concordantes de l’ancienne médina. C’est dire que la mairie restera dans sa configuration actuelle à plus de 90%. L’espoir nourri par le wali du grand Casablanca, qui a dit il y a juste quelques semaines que «la Métropole a besoin d’une nouvelle race d’élus», serait en train de partir en fumée.

Manifestation du Méchouar de 1953 à Marrakech

Incarnation de l’une des plus belles images d’abnégation et de sacrifice

du peuple marocain contre la conspiration de l’occupant

Le peuple marocain et la famille du mouvement national, de la résistance et de l’armée de libération célèbrent, samedi 15 août, le 62ème anniversaire de la manifestation du Méchouar de Marrakech, une incarnation de l’une des plus belles images de l’abnégation et du sacrifice du peuple marocain contre la conspiration de l’occupant, visant à éloigner et à exiler le Sultan légitime et symbole de l’unité, Feu SM Mohammed V, et les membres de l’Illustre Famille Royale et à introniser la marionnette «Ibn Arafa».

En prélude à cette basse conspiration, un comité de pachas et de Caïds s’était réuni à Marrakech, avant l’exil de Feu SM Mohammed V, pour préparer l’intronisation du fantoche «Ibn Arafa».
Une fois informés de ce complot colonial et qu’«Ibn Arafa» allait être désigné comme nouveau Sultan le vendredi 14 août 1953 à la Mosquée Al Koutoubia, les nationalistes et la population investirent les rues de Marrakech et prirent part à de grandes manifestations contre cette conspiration pour exprimer leur attachement indéfectible au Sultan légitime.
Dans un article publié à cette occasion, le Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération avait indiqué que des contacts ont été établis entre plusieurs comités de résistance, notamment à Bab Hailana et à la salle Benhid, au cours desquels des instructions ont été données afin d’éviter que le nom d’«Ibn Arafa» ne soit cité dans les prêches du vendredi à Marrakech.

Des contacts directs ont également été établis avec les responsables des tribus de Mesfioua et Tassoultante afin de leur communiquer les nouvelles instructions et les inciter à mobiliser le plus grand nombre de résistants et de volontaires en vue de faire face aux desseins de l’occupant.

Les mosquées d’Al Mouassine et de la Koutoubia ont été le théâtre d’évènements sanglants qui ont fait avorter la cérémonie d’investiture du sultan fantoche «Ibn Arafa», le 14 août 1953, obligeant les autorités coloniales à ajourner jusqu’au lendemain cette cérémonie offensante et provocatrice.

Le samedi 15 août 1953, la population a investi la place du Méchouar pour exprimer sa colère et son rejet des manoeuvres attentatoires à la dignité et à la volonté du peuple marocain.

Les manifestants se sont alors affrontés à une patrouille qui a tenté de les éloigner de la porte du Méchouar en usant de bombes lacrymogènes, mais en vain.

Lors de cette manifestation, à laquelle ont pris part toutes les composantes de la société marocaine, Fatima-Zahra qui hissait haut le drapeau national et lançait des vivats à l’adresse de Feu SM Mohammed V est tombée en martyre aux côtés de nombreux autres protestataires contre le complot colonial. L’émotion suscitée par cette jeune martyre, tombée aux côtés de plusieurs manifestants venus exprimer leur attachement indéfectible au Sultan légitime, a galvanisé la population qui s’est élevée pour exprimer sa colère et son rejet des desseins de l’occupant et ses tentatives d’intronisation de sa marionnette «Ibn Arafa», constituant ainsi l’étincelle ayant déclenché le mouvement de la résistance contre l’occupant à Marrakech et à travers tout le territoire national.

Dans le sillage de ce soulèvement populaire, l’occupant avait mené une importante vague d’arrestations parmi les rangs des résistants, des militants et des nationalistes.

Le soulèvement du Méchouar a fortement perturbé les manigances de l’occupant, qui a constaté que le peuple marocain est mobilisé autour de son Glorieux Trône et résistera à toutes tentatives de porter atteinte à sa souveraineté, ses constantes nationales et ses valeurs sacrées.

Le 11 septembre de cette même année, le martyr Allal Ben Abdellah s’est attaqué au cortège d’«Ibn Arafa», sacrifiant ainsi sa vie pour la défense de la souveraineté et les valeurs sacrées des Marocains qui se sont élevés comme un seul homme en affichant une détermination sans faille pour déjouer les desseins perfides contre le symbole de la souveraineté nationale Feu SM Mohammed V.

A cette occasion, la famille du mouvement national, de la résistance et de l’armée de libération réaffirme son engagement indéfectible et sa position inébranlable dans la poursuite de la défense de l’unité territoriale sacrée et la consécration de nos droits légitimes dans nos provinces du sud.

Et de rappeler le discours de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, adressé à la Nation à l’occasion du seizième anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux ancêtres, dans lequel SM le Roi affirme «concernant la question de notre intégrité territoriale, Nous avons défini, dans Notre Discours de la Marche Verte, de façon claire et franche, les principes et les référentiels devant servir de base pour traiter l’affaire du Sahara Marocain aux niveaux interne et international. Les développements advenus dans l’affaire du Sahara ont démontré la justesse de notre position au niveau onusien et la sincérité de nos orientations au niveau national. C’est ainsi, en effet, que sera lancée, par la grâce de Dieu, la mise en œuvre de la régionalisation avancée et du modèle de développement des provinces du Sud du Royaume. Or cela ne signifie pas que nous avons clos ce dossier. Au contraire, chacun doit rester vigilant et mobilisé pour contrecarrer les manœuvres des adversaires et s’opposer à toute déviation susceptible de se produire dans le processus de règlement onusien».

En célébrant ce 62ème anniversaire de la manifestation du Méchouar de Marrakech, le peuple marocain et la famille des anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération entendent faire revivre les grands moments de ce combat héroïque mené par le peuple marocain, sous la conduite du Glorieux Trône Alaouite, et qui demeurera un exemple à suivre pour ses générations pour réaliser les aspirations au développement et permettre au Maroc de faire face aux défis et remporter les challenges actuels et futurs.

 

Qu’en pensent les intellectuels marocains ?

L’identité marocaine vue par certains intellectuels


C’est une question de tous les temps, ceux passés et à venir. L’identité ? Il y en a plusieurs définitions à ce concept. A vrai dire l’identité est inchoative, elle est  inscrite dans le temps. Elle  est toujours en devenir et à venir. «L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence»,  disait Amin Maalouf.

Par ailleurs, une identité doit être ouverte sur l’autre dans sa culture, sa langue…  Dans cet esprit, Heinz Pagels écrit que «c’est de l’identité qu’est née la différence.» Il va sans dire que la diversité de l’identité marocaine fait sa richesse. Une identité qui se partage avec plusieurs composantes culturelles, linguistiques, patrimoniales…Une identité qui s’ouvre sur l’humanité. «L’identité marocaine est substantiellement composite, hybride, constituée de plusieurs traces et ce sont, justement, ces différentes traces (arabe, amazighe, islamique, judaïque, africaine, andalouse, méditerranéenne, etc.) qui justifie le sens d’être marocain, c’est-à-dire un être pluriel et cosmopolite», estime le chercheur Atmane Bissani. D’où  la nécessité de sa préservation et la promotion du patrimoine et sa mise en valeur. L’identité constitue la  spécificité de chaque peuple et tissu social. «Un peuple sans mémoire est un peuple dont l’existence passe pour nulle et non avenue. Notre mémoire collective en tant que marocains (arabes, amazighs, musulmans, juifs, etc.) est censée, aujourd’hui plus que jamais, nous fournir les éléments nécessaires nous permettant de réhabiliter le sens du vivre-ensemble et celui de penser positivement l’avenir, notre avenir en tant que nation et en tant que peuple nanti d’un passé et ouvert sur le possible», ajoute-t-il.  L’identité marocaine est ancrée et enracinée dans l’histoire. Pour le chercheur, Jean Zaganiaris voit qu’ «aujourd’hui, les discours qualifiant l’identité marocaine comme étant schizophrénique sont obsolètes. Il s’agit plutôt d’essayer de comprendre la façon dont l’identité marocaine s’inscrit dans une pluralité de modes de vie et de pensées». «Le sens de l’identité a un caractère flou. Nous entendons souvent ce terme ces derniers temps. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous traversons une crise d’identité. Des Marocains se revendiquent modernes, d’autres se revendiquent traditionnels, d’autres religieux, d’autres laïcs», indique Nadia Essalmi, éditrice. De son côté, l’écrivain et journaliste Abdelhak Najib, quant à lui, souligne  que la richesse de l’identité marocaine réside essentiellement dans sa diversité, et  grâce, selon lui,  à son ancrage séculaire, avec des valeurs claires, autour de la paix, l’ouverture à d’autres cultures, la tolérance, le dialogue et le partage. Le réalisateur Kamal Hachkar définit l’identité marocaine comme une  identité «plurielle comme le reconnait notre constitution. Elle est riche et forte de cette diversité. Nous devons assumer davantage notre africanité. Notre pluralité est notre vaccin contre les discours extrémistes et obscurantistes».

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Abdelhak Najib, écrivain, journaliste et animateur télé

«Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient»

Qui nous sommes ? Que voulons-nous ? Quel Maroc pour demain ? Quelle société et quel projet de vie dans la communauté, basé sur une identité sans ombres? C’est à travers ces questions que le journaliste et l’écrivain Abdelhak Najib interroge la société marocaine de demain. Il est estime que la richesse de l’identité marocaine réside essentiellement dans sa diversité, et grâce, selon lui,  à son ancrage séculaire, avec des valeurs claires, autour de la paix, l’ouverture à d’autres cultures, la tolérance, le dialogue et le partage. Les détails.

Al Bayane :«Il n’y a rien de mieux pour conclure le Discours que je t’adresse, cher peuple, que de te rappeler la nécessité de préserver l’héritage précieux que nos ancêtres nous ont légué, à savoir l’identité marocaine authentique qu’on nous envie». Quelle lecture faites-vous de la question de l’identité telle qu’exprimée par SM le Roi dans son dernier discours à la nation à l’occasion de la fête de trône ?

Abdelhak Najib : SM le Roi a posé la question de l’identité à un moment de l’histoire du Maroc où les valeurs vacillent entre dogmatismes, idéologies hybrides et démagogies de tous poils. Les Marocains dans leur diversité, qu’ils soient d’origine arabe, berbère, sahraouie, africaine, ont un référentiel commun qui est l’identité marocaine. Celle-ci est riche dans  sa diversité, grâce à son ancrage séculaire, avec des valeurs claires, autour de la paix, l’ouverture à d’autres cultures, la tolérance, le dialogue et le partage. Ce discours et ce rappel tombent à point nommé puisqu’ils permettent de recadrer la scène publique, sociale et politique marocaine, en proie à des dérapages dangereux.  Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. C’est en somme cela le fin mot de l’histoire. Qui nous sommes ? Et que voulons-nous ? Quel Maroc pour demain ? Quelle société et quel projet de vie dans la communauté, basé sur une identité sans ombres? Les Marocains d’aujourd’hui semblent avoir perdu de vue leur histoire, leur culture, leur diversité, le fondement même de leur identité qui est justement cette richesse, puisée dans de nombreuses sources civilisationnelles. Arabité, amazighité, africanisme, culture méditerranéenne, peu de pays peuvent afficher une telle force de culture. C’est cela la véritable particularité de ce pays. C’est aussi son salut.

Quelles sont actuellement les tâches  des intellectuels (écrivains, artistes et créateurs)  en matière de préservation de notre mémoire marocaine authentique ?

L’intelligentsia marocaine ne doit pas rater ce rendez-vous avec l’histoire comme elle est toujours passée à côté d’autres rendez-vous cruciaux dans le passé. L’immobilisme, la politique du regard détourné, le mutisme et l’attentisme n’ont plus droit de cité. Chacun est appelé à prendre ses responsabilités dans une société où il est acteur majeur. Artistes, écrivains, penseurs et autres  scientifiques doivent se mouiller, agir, réagir, ouvrir des débats pour poser des problématiques, créer un espace de dialogue pour cerner les choses, comprendre ce qui se passe, ce qui se rame, de quoi sera fait demain pour un Maroc, il faut dire qui ne sait plus à quel saint se vouer. L’identité marocaine est au cœur de cette prise de conscience et de responsabilité. On ne le répétera jamais assez c’est maintenant ou jamais. Les enjeux sont énormes, il en va de la stabilité d’un pays qui a toujours donné l’exemple en matière de sécurité, de vie politique stable et surtout d’un réel ancrage historique en adéquation avec les héritages culturels du Maroc. Il se trouve que le silence des intellectuels marocains est assourdissant. Wait and See, on verra bien ! Cela ne peut plus durer quand la société vit de graves scissions idéologiques entre modernité et obscurantismes. Il faut monter au créneau, s’engager, militer, donner de la voix pour se faire entendre. Autrement, cette démission sonne le glas d’une époque de grand espoir balayée par les démagogies assassines.

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Atmane Bissani, professeur universitaire

«L’identité marocaine est substantiellement composite»

Atmane Bissani est professeur universitaire, écrivain et chercheur. Il a consacré une part de sa recherche aux questions de l’identité et celles de l’altérité. «L’identité marocaine trouve donc son bien-fondé dans ce qui la rattache à ce qu’elle ‘’fut’’, à ce qu’elle ‘’est’’ et à ce qu’elle ‘’serait’’» dit il. Pour lui, le «sens ‘’identité’’ et ‘’altérité’’ sont deux notions complémentaires en ceci qu’une identité ne peut avoir un sens que concomitamment avec celui de l’altérité.» Entretien.

Al Bayane :Comment définissez-vous «l’identité marocaine» ?

Atmane Bissani : L’identité marocaine est substantiellement composite, hybride, constituée de plusieurs traces et ce sont, justement, ces différentes traces (arabe, amazighe, islamique, judaïque, africaine, andalouse, méditerranéenne, etc.) qui justifie le sens d’être marocain, c’est-à-dire un être pluriel et cosmopolite. L’identité marocaine trouve donc son bien-fondé dans ce qui la rattache à ce qu’elle «fut», à ce qu’elle «est» et à ce qu’elle « serait » ; elle est en fait une identité qui n’est pas close – pour reprendre ce mot d’Abdelkébir Khatibi -, elle est l’œuvre du temps, elle est toujours à venir dès lors qu’elle se nourrit du dialogue et de l’entretien (infini) qu’elle ne cesse d’établir avec d’autres identités.

Y a-t-il un lien entre l’identité et l’altérité,  cette ouverture sur l’autre dans sa différence?

A mon sens «identité» et «altérité» sont deux notions complémentaires en ceci qu’une identité ne peut avoir un sens que concomitamment avec celui de l’altérité. C’est en fréquentant l’autre, en côtoyant l’étranger, le différent que l’identité du même connait son véritable épanouissement et son réel éclat. L’affirmation de l’identité doit forcément passer par l’épreuve, l’expérience de l’altérité. C’est, en effet, grâce à cette épreuve de l’étranger que le même découvre ce qu’il est ou ce qu’il n’est pas. Or, comme l’étranger est ailleurs, au-delà des sphères territoriale et culturelle du même, la complicité du regard croisé a lieu entre le même et l’autre ce qui permet au sens de l’«inter» de prendre place, à l’échange de prendre forme et à la reconnaissance inconditionnelle de la différence de l’autre de se manifester.

A votre avis, comment peut on  faire de la richesse et de la pluralité de notre mémoire un  vecteur de développement de la Nation ?

Il va sans dire que la mémoire est le lieu qui justifie une appartenance culturelle et identitaire. Un peuple sans mémoire est un peuple dont l’existence passe pour nulle et non avenue. Notre mémoire collective en tant que marocains (arabes, amazighs, musulmans, juifs, etc.) est censée, aujourd’hui plus que jamais, nous fournir les éléments nécessaires nous permettant de réhabiliter le sens du vivre-ensemble et celui de penser positivement l’avenir, notre avenir en tant que nation et en tant que peuple nanti d’un passé et ouvert sur le possible. Notre mémoire (il faut (re)voir ce qu’en disent littérature, arts et histoire) soutient notre appartenance au monde tout en nous procurant les moyens et les manières de faire face aux idées et positions étrangères (elles nous viennent d’où, exactement ?) à notre identité cultuelle et culturelle telles le repli identitaire, l’intégrisme, le fanatisme, le refus du différent. Ce qui prime, par ailleurs, aujourd’hui, demeure l’enseignement des diverses facettes qui constituent notre mémoire marocaine aux générations futures, leur apprendre à tirer profit des valeurs que renferme notre mémoire culturelle et cultuelle au lieu de les laisser à la merci de l’obscurantisme et des idéologies de la haine et de la mort qui envahissent l’espace public de nos jours à l’échelle mondiale. Ceci dit, il me semble que pour aller de l’avant il faut cultiver le sens de l’imaginaire, et cultiver le sens de l’imaginaire ne peut aller sans cautionnement de la mémoire.

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Kamal Hachkar, réalisateur franco-marocain

«Notre pluralité est notre vaccin contre les discours extrémistes et obscurantistes»


Les  questions de l’identité et de la mémoire sont au cœur des travaux cinématographiques du jeune réalisateur Kamal Hachkar. Il œuvre à travers le cinéma pour un métissage culturel  entre toutes les composantes constituant l’identité marocaine plurielle, à savoir amazighe, arabe, juive, méditerranéen ou encore africaine. L’identité marocaine est « plurielle comme le reconnait notre constitution. Elle est riche et forte de cette diversité. Nous devons assumer davantage notre africanité. Notre pluralité est notre vaccin contre les discours extrémistes et obscurantistes», souligne-t-il. En effet, après son documentaire «Tinghir Jerusalem», le réalisateur continue son aventure artistique en explorant cette mémoire judéo-marocaine à travers un autre documentaire qui jette la lumière sur des jeunes artistes juifs et musulmans.

Al Bayane :Vous êtes l’un des réalisateurs marocains travaillant sur l’identité marocaine collective. D’abord pourquoi ce choix ? Ensuite, comment l’art, le cinéma en particulier, peut conserver, faire connaitre et promouvoir cette mémoire ?

Kamal Hachkar : Je travaille sur cette question des identités car elle m’a toujours interpellé depuis mon plus jeune âge. Enfant d’immigré en France, j’ai dû interroger mes différentes appartenances identitaires. Rien n’était évident. Nous sommes toujours l’étranger de quelqu’un et d’ailleurs cette mise à distance me permet de poser un regard singulier sur nos histoires. Puis c’est une question universelle et surtout très contemporaine. Tous les désordres mondiaux sont liés en partie à une grave crise identitaire. Bien sûr le cinéma est le reflet de ces questionnements. Il transmet des histoires qui peuvent empêcher l’amnésie. C’est fondamental. «Tinghir Jerusalem» est devenu un document patrimonial. Le documentaire doit être davantage soutenu au Maroc.

Comment définissez-vous l’identité marocaine ?

Elle est plurielle, comme le reconnait notre constitution. Elle est riche et forte de cette diversité. Nous devons assumer davantage notre africanité. Notre pluralité est notre vaccin contre les discours extrémistes et obscurantistes.

Parlez-nous de votre nouveau projet cinématographique qui reflète une partie de  notre mémoire et identité marocaines ?

Je continue d’explorer cette mémoire judéo-marocaine à travers le portrait de jeunes artistes juifs et musulmans qui perpétuent à travers leur art, notre histoire commune et plurielle. Ensuite je m’attaquerais à l amazighité, encore un sujet sur nos identités…

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Jean Zaganiaris, enseignant chercheur

«L’identité marocaine s’inscrit dans une pluralité de modes de vie et de pensées»


Jean Zaganiaris est enseignant chercheur et chroniqueur de textes littéraires. Il s’intéresse à la sociologie et à la philosophie.  «Aujourd’hui, les discours qualifiant l’identité marocaine comme étant schizophrénique sont obsolètes. Il s’agit plutôt d’essayer de comprendre la façon dont l’identité marocaine s’inscrit dans une pluralité de modes de vie et de pensées», dit il. Dans cet entretien, il donne sa vision sur la question de l’identité. Les propos.

Al Bayane :Y a-t-il une définition sociologique à la question de l’identité ?

Jean Zaganiaris : Il y a différentes approches en sciences humaines pour penser la question de l’identité. D’une part, vous avez celles qui cherchent à rendre compte des caractéristiques identitaires ancrées au sein d’un espace géographique ou culturel donnés. D’autre part, vous avez celles qui considèrent l’identité comme une construction sociale forgée à partir d’une vision culturaliste et bien souvent normative de la société. Et puis vous avez tout un ensemble d’approches combinant à des degrés variables ces deux orientations.

Quel regard portez-vous sur l’identité marocaine ?

A ce niveau, je suis très proche des propos de Paul Pascon qui parle de la société marocaine comme d’une société composite. Il montre que dans une même famille marocaine, vous avez plusieurs manières de construire et d’affirmer son rapport à l’identité. Aujourd’hui, on pourrait parler «d’individu composite»  qui combine en lui-même plusieurs rapports aux valeurs. Vous avez des gens qui ont un attachement personnel au conservatisme, une adhésion professionnelle aux logiques néolibérales et une attirance politique vers des modes de vie gauchistes. D’autres combinent un attachement profond à la spiritualité religieuse avec des modes de vie libertaire. Aujourd’hui, les discours qualifiant l’identité marocaine comme étant schizophrénique sont obsolètes. Il s’agit plutôt d’essayer de comprendre la façon dont l’identité marocaine s’inscrit dans une pluralité de modes de vie et de pensées. C’est l’objet de la recherche que je mène ici depuis une dizaine d’années.

Vous êtes aussi chroniqueur de textes littéraires. L’identité a-t-elle eu un impact sur la littérature marocaine ?

Oui, on la retrouve d’une manière ou d’une autre. Depuis Driss Chraïbi jusqu’à Aziz Cheddadi, un jeune auteur contemporain qui a publié récemment en auto édition un roman d’amour intitulé «Passion point nette», l’évocation identitaire fait partie de la littérature marocaine. Toutefois, elle n’est pas évoquée dans un cadre sociologique. Chez Maria Guessous ou Mamoun Lahbabi, par exemple, l’identité s’inscrit dans le cadre d’univers fictionnels inventés. C’est également le cas dans le roman d’Abdellah Baida, «Le dernier salto», qui s’amuse à jongler avec les mutations post- identitaires de ses personnages. L’un des écrivains à être allé très loin sur cette question est Abdelkébir Khatibi qui a fait de l’identité marocaine un personnage de roman. Saisir le grand secret de l’identité, nous dit-il, c’est comprendre que « l’autre » est en « moi » et que « moi » je suis « dans l’autre ». L’essentiel de l’identité se trouve dans ce qui nous rapproche de l’autre ; pas dans ce qui créé des frontières entre des «eux » et des «nous» imaginaires.

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Nadia Essalmi, éditrice

«Quand j’édite un livre, je tiens à préserver l’identité marocaine»


«Àtravers les siècles, le Maroc a toujours été une terre sur laquelle se sont croisées différentes identités spirituelles et culturelles, religions, croyances et langues, dans le respect mutuel. Le peuple, riche de sa diversité, partageait les traditions et les valeurs en toute quiétude. Les artistes, quant à eux, sont les messagers de cette richesse». Dixit Nadia Essalmi, éditrice. Les propos

Al Bayane :Entant qu’éditrice comment vous-voyez l’identité marocaine ?

Nadia Essalmi : Le sens de l’identité a un caractère flou. Nous entendons souvent ce terme ces derniers temps. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous traversons une crise d’identité. Les tristes événements qui ont secoué notre pays ont en quelque sorte ébranlé son identité. Des Marocains se revendiquent modernes, d’autres se revendiques traditionnels, d’autres religieux, d’autres laïcs. En fait, il y a un mélange de convictions et chacun a peur de perdre sa marocanité. L’identité n’a rien à voir avec tout cela. Tout un chacun peut être ce à quoi il aspire tout en gardant son identité marocaine. Etre moderne, ne veut pas dire perdre son identité, être musulman pratiquant ou non pratiquant ne veut pas non dire perdre son identité. Nous sommes un peuple marocain pluriel. Nous devons nous accepter tels que nous sommes, nous devons être tolérants et accepter les différences de chacun.

Pour revenir à l’édition, toute littérature ne dialogue pas seulement avec un lecteur précis, elle s’adresse aux lecteurs de tout bord. Personnellement, quand j’édite un livre, je tiens à préserver l’identité marocaine, non pas par chauvinisme, mais surtout pour que les enfants marocains retrouvent leurs repères dans les livres, mais aussi pour faire connaître notre identité aux autres enfants d’autres horizons.

Comment un artiste peut tirer d’avantage de la diversité et la pluralité de notre identité marocaine ?

A travers les siècles, le Maroc a toujours été une terre sur laquelle se sont croisées différentes identités spirituelles et culturelles, religions, croyances et langues, dans le respect mutuel. Le peuple, riche de sa diversité, partageait les traditions et les valeurs en toute quiétude.Les artistes, quant à eux, sont les messagers de cette richesse. Grâce à leur art, ils diffusent la diversité et la pluralité du patrimoine culturel et artistique du Maroc. Leurs voix sont essentielles et s’inscrivent parfaitement dans le mouvement actuel de l’art international. Modernité ne veut pas dire renier son identité. L’artiste doit innover, tenir un langage universel. Nous ne pouvons vivre dans une bulle sous prétexte que notre identité sera altérée. Plusieurs noms brillent dans le monde entier par leur apport. Chaïbia, Kacimi, Mernissi, Benjelloun, Laabi, Laroui, Les Gnaouas et j’en passe.

Quel rôle peut jouer l’art  et la culture en matière de la préservation de notre patrimoine et  mémoire collective ?

Parmi les trésors importants à préserver et à sauvegarder pour les générations futures est notre patrimoine culturel. Il est la preuve de notreappartenance à une tradition et à un mode de vie. Il s’agit de chansons, de gastronomie, de littérature, de contes, d’architecture, de monuments… Je parlerai précisément des contes. Ils représentent uneminede richesses inestimable. En tant qu’éditrice de livres pour enfants et jeunes, je travaille sur la transcription de cescontes, car la génération qui les détient prend de l’âge et cethéritage risque de disparaître avec elle. Je travaille sur la collecte de ces contes et comptines marocaines que malheureusement les jeunes générations ne connaissent pas, ou connaissent très peu, afin de ne pas tuer la mémoire collective.