La souffrance de 70 ans du peuple palestinien résonne fort à l’Agora de la fête de l’humanité

80e anniversaire de la fête de l’humanité


La lutte fort légitime du peuple palestinien et ses soixante-dix ans  de souffrance sans interruption était au cœur des débats politiques ayant émaillé la 80e édition de la «Fête de l’humanité», qu’a organisé, comme d’habitude, le parti communiste français (PCF), du 11 au 13 septembre en cours à Courneuve, banlieue proche de Paris.

Selon les organisateurs et encadrants, cette édition a connu de vastes participations et visites d’un public assoiffé de connaitre les positions politiques, sociales et économique de la gauche française face à un monde triplement  malade par un capitalisme boulimique dont le profit est sa morale, des guerres civiles sanglantes, un changement climatique aux conséquences humaines calamiteuses. Le tout provoque un exode humain massif sans précédent vers l’Europe, en confrontant tous les dangers imminents pour se rendre en Europe. Et peu importe la monstruosité de vagues de la méditerranée qui ne font aucune distinction entre leurs victimes, et même ceux de très bas âge, tel que le petit syrien Aylan Kurdi, juste âgé de trois ans dont la photo a actionné les leviers de la conscience  malheureuse de l’Occident.

Le flux migratoire monstre de réfugiés politiques, fuyant la guerre et les sabres des fanatiques, auquel l’Europe se trouve confrontée, n’a pas empêché les organisateurs de « la fête de l’Humanité» d’inscrire la cause palestinienne en tête de la liste des thèmes d’actualité à débattre sous le chapiteau du «Village du monde » où l’esprit du fondateur du socialisme français, Jean Jaurès (1859-1914), était présent par cette fameuse citation, extraite de sa conférence de Buenos aires en octobre 1911, : « c’est cet idéal de paix, de justice, d’humanité et de travail associé, organisé et fécond que le socialisme propose à l’âme des foules.»

Pourquoi cette même ONU qui avait reconnu l’Etat d’Israël en 1948, demeurait-elle toujours silencieux envers le peuple palestinien réclamant son droit d’établir son Etat national et souverain sur ses terres ancestrales, après presque 70 ans de lutte contre l’occupant israélien ?  Et en  quoi l’adhésion de la Palestine à la cour pénale internationale (CPI) permettra-t-elle de changer la logique de la guerre en Moyen-Orient ? Ce sont les deux questions centrales ayant structuré le débat concernant le calvaire de sept décennies durant de tout un peuple, transformé par les armes de l’occupant en diasporas, au vu et au su de la communauté internationale.

Les participants à ce débat sur la cause palestinienne ont estimé que l’Autorité palestinienne ne cesse de consolider ses acquis successifs sur la voie aboutissant à la reconnaissance de son Etat national souverain par l’Organisation des nations unies. Malgré  le veto américain et l’intransigeance du premier ministre israélien Netanyahou, qui n’hésite pas à  affirmer qu’«il n’y aura pas d’Etat palestinien tant qu’il est premier ministre.»

Mais la question qui s’impose de façon spontanée est de savoir : quand la droite israélienne se rendra-t-elle à l’évidence et reconnaitra  que l’opinion internationale n’est plus sensible à la thèse répétée sans cesse depuis  1948, que le peuple hébreu « est réellement menacé dans son entité  sociale» par les pays voisins.

L’opinion internationale a tardivement compris que cela n’est en fait qu’un laïus, baratin, destiné à la consommation de l’opinion internationale, et masquer une idéologie colonialiste expansive se nourrissant de la doctrine sioniste, qui forçait par le feu des arme la majorité du peuple palestinien à emprunter le chemin de l’exode et vivre dans des camps de réfugiés où les tentes remplaçaient les maisons en béton. Ça fait quatre générations qui sont nées sous ces tentes de fortune. Il y a donc de quoi avoir le goût de prendre les armes pour se libérer et libérer leur patrie du joug de l’envahisseur   et instaurer leur Etat national, après avoir subi jusqu’au bout une terrible épreuve.

Armé par la volonté et la foi irréductibles de ses enfants et de leurs dirigeants politiques, le peuple palestinien est en train de baliser la voie conduisant à la reconnaissance de son Etat légitime. Il suffit de regarder le chemin parcouru de ce processus, en commençant par la venue de feu Abou-Ammar, Yasser Arafat, à la tribune de l’Organisation des nations unies à New-York, en 1974, pour souligner du haut de la tribune de la Maison de verre que la cécité internationale ne l’empêche de brandir un rameau d’olivier ou, à défaut, une kalachnikov symbolisant la lutte quasi-légitime d’un peuple spolié de ses droits d’avoir son Etat national ayant capitale Al-Qods-acharif.

Le brandissement du rameau d’olivier, symbole de la paix, fut suivi par la signature des accords d’Oslo sur l’autonomie des territoires occupés, signés entre le défunt Yasser Arafat et le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, le 13 septembre 1993 à la Maison blanche, en présence du président Bill Clinton. Ces accords n’étaient malheureusement qu’un subterfuge, monté  par l’Etat hébreu pour mieux renforcer son occupation du territoire palestinien, et redorer son blason auprès de l’opinion internationale, tandis que l’Autorité palestinienne a continué son combat de son indépendance, tout en capitalisant le fiasco d’Oslo, voulu par Israël, auprès des institutions onusiennes et d’autres tribunes internationales.

Ainsi, le 31 octobre 2011, la Palestine est devenue un Etat membre de l’UNESCO, où son drapeau flotte depuis  dans l’air à côté de ceux de 195 pays membres de cette organisation onusienne basée à Paris. Cet acquis politiquement inestimable allait se voir consolidée par la reconnaissance de l’Assemblée générale  des Nations unies qui a accordé, le 31 novembre 2012, à l’Etat palestinien le statut « d’observateur  non membre » par 138 voix pour, 9 contre ( dont  Etats-Unis, Canada, Israël…» et 41 d’abstentions, sur 193 pays membres. Aussi la Palestine vient d’être autorisée à hisser son étendard  à l’ONU, et ce en parallèle à l’adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) en avril dernier.

La Palestine continue sans répit donc à marcher dans la voie conduisant à la reconnaissance de son Etat souverain, alors que l’Etat hébreu continue à se retrancher dans son idéologie militaro-colonialiste, en refusant à se rendre à l’évidence, du fait que l’étau de la communauté internationale ne cesse de se resserrer autour de lui, et que le leitmotiv de victimisation ne convainc plus l’opinion internationale. La duperie de cette opinion a vécu, laissant la place à la vérité nue de la nature colonialiste et expansive de l’Etat israélien. Pour dire ainsi que les associations occidentales qui militent activement  pour le boycott du commerce des produits émanant des colonies israéliennes en Palestine. Ces acteurs associatifs ne ratent aucune occasion pour appeler les sociétés multinationales occidentales à ne pas investir dans les colonies israéliennes, en expansion permanente dans le territoire palestinien.

Tous les chiffres en hausse

Rentrée scolaire 2015-2016


* Des problèmes d’encombrement et de surpeuplement des classes

* 60 voire 70 élèves par classe

Au total 6.882.059 élèves ont regagné leurs écoles au titre de la rentrée scolaire 2015-2016, soit 4.141.815 dans le cycle primaire, 1.722.069 dans le cycle collégial et 1.018.175 dans le cycle secondaire, a affirmé lundi lors d’une conférence de presse, le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Rachid Belmokhtar.

Selon le ministre, cette rentrée scolaire est marquée par un accroissement de 3,6% du nombre d’élèves par rapport à l’année précédente, de 1,5% du nombre d’établissements (10.643), de 12,1% du nombre de salles de cours (147.015), de 1,8% des enseignants (225.582) et de 18,5% des internats (767).

Malgré ces augmentations, l’actuelle rentrée scolaire a connu des problèmes d’encombrement et de surpeuplement des classes (60 voire 70 élèves par classe), a reconnu le ministre, expliquant que cette situation est la conséquence de plusieurs facteurs combinés dont les dernières inondations qui avaient causé la destruction de plusieurs établissements, les déplacements des populations, l’exode rural, le changement d’établissements etc…

Selon le ministre, son département œuvre pour résoudre ce problème à travers, notamment le redéploiement de tous les enseignants en surplus ailleurs, la formation des enseignants et l’extension de l’offre scolaire.

Il a également rappelé que les rencontres de concertation autour de l’école marocaine menées par le ministère du 28 avril à la mi-juillet ont permis d’élaborer 23 mesures prioritaires visant à améliorer le système éducatif à court terme. De plus, lesdites mesures constituent une solide plateforme pour engager une réforme radicale et profonde à moyen et long termes dans le cadre de la vision stratégique 2030.

Dès la rentrée scolaire 2015-2016, a-t-il ajouté, le ministère va entamer la mise en œuvre de plusieurs mesures prioritaires dont les principales sont l’amélioration du curriculum des quatre premières années du primaire et des seuils de passage intercycles, la maitrise des langues étrangères, l’extension des sections internationales du Baccalauréat marocain, l’intégration de l’enseignement général et de la formation professionnelle et la valorisation de la formation professionnelle pour qu’elle ne soit plus perçue comme étant le parent pauvre du système où les élèves ayant raté leurs études trouvent refuge.

Le ministère veillera aussi à traduire la vision stratégique 2015-2030 proposé par le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation et de la recherche scientifique, dont les orientations stratégiques convergent avec plusieurs mesures prioritaires engagées par le ministère et ce, dans le cadre de tous les programmes et les processus de réforme qu’il mènera à court, moyen et long termes.

La priorité sera accordée à l’enseignement primaire afin d’améliorer le niveau des élèves et soutenir ceux qui présentent des difficultés dans leur apprentissage. Nombreux sont les élèves qui ne savent ni écrire, ni lire, ni calculer, à l’issue des 4 premières années, selon Belmokhtar, qui a rappelé que l’enseignement secondaire bénéficie d’une attention particulière au regard du nombre important de cas de décrochage scolaire enregistré dans ce cycle.

Il a par ailleurs fait savoir que son département a consacré au titre de la rentrée scolaire 2015-2016, quelque 2,15 milliards de dirhams pour soutenir les élèves issus de familles pauvres.

Ainsi, 341 millions de dirhams seront affectés au financement de l’Initiative «Un million de cartables», alors que 827 millions de Dh seront alloués, dans le cadre du soutien social au financement du programme «Tayssir».

Il a également fait savoir que 34 millions de Dh seront consacrés au transport scolaire, à travers la distribution de bicyclettes au profit de 30.451 élèves et la mise à la disposition de 92.185 de bus de transport scolaire.

Quelque 948 millions de Dh seront consacrés aux cantines et internats dont bénéficient  1,4 million d’élèves (restauration) et 149.737 internes.

Sont mobilisés au titre de l’année scolaire en cours, quelque 299.667 enseignants : 53% affectés au primaire, 25% au collège et 22% au cycle qualifiant. Quelque 15 centres régionaux de formation professionnelle accueillent cette année plus de 10.000 lauréats : 2.500 pour le niveau primaire, 3.620 pour le cycle collégial et 3.880 pour le secondaire qualifiant.

Dans ce cadre, le ministre a fait état de l’adoption d’une nouvelle vision en termes de formation, d’encadrement des enseignants et d’amélioration de leur niveau, selon une nouvelle approche de suivi et d’évaluation de proximité.

Au cours de cette rencontre, le ministre a abordé divers sujets ayant trait, notamment à la violence dans les établissements scolaires, précisant qu’il s’agit d’un problème qui ne concerne pas le ministère tout seul mais l’ensemble des intervenants dans l’acte d’enseigner y compris les parents, les représentants des associations et d’autres partenaires et à l’abandon scolaire, dont l’intensité a diminué au niveau du primaire et augmenté au niveau du secondaire, en raison surtout de la mauvaise qualité de l’enseignement et de la perte de toute perspective de promotion chez les élèves et les parents.

Il a également rappelé que l’enseignement de la langue amazighe est sur la bonne voie et que rien de notable n’a été décidé au niveau de son département qui doive retenir l’attention, notant que la rentrée scolaire 2015-2016 se déroule dans des conditions normales.

Pour une action solidaire et forte en faveur du climat

Appel de Tanger


Voici le texte intégral de «l’Appel de Tanger» lancé dimanche par SM le Roi Mohammed VI et le Président français, SEM. François Hollande: «Le changement climatique constitue l’une des plus graves menaces pour l’Humanité dans son ensemble.Le Maroc et la France sont gravement préoccupés par ses impacts négatifs croissants sur l’environnement, sur le développement économique et social, ainsi que sur la paix et la sécurité internationale.

A la veille de la 21ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris à la fin de l’année 2015 et dans la perspective de la 22ème Conférence des parties, que le Maroc se propose d’accueillir en 2016 à Marrakech, nous lançons un appel à la communauté internationale pour amplifier la lutte contre le dérèglement climatique. L’urgence requiert de notre part une action solidaire et forte en faveur du climat. Il nous faut agir vite, bien et collectivement. Les décisions que nous prendrons au plan international doivent aller de pair avec les initiatives tangibles et rapides sur le terrain.

Alors que la communauté internationale s’apprête à adopter en septembre dans le cadre des Nations Unies des objectifs du développement durable, il est impératif de saisir les occasions des conférences de Paris et de Marrakech pour accélérer la transition vers une ‘économie mondiale verte», conciliant les aspirations légitimes au développement avec les impératifs de durabilité des ressources et de réduction des risques environnementaux.

La bataille contre le dérèglement climatique est une bataille pour le développement. Elle peut et doit être intégrée dans les politiques nations de développement durable, que ce soit sous l’angle de la sécurité alimentaire, de l’accès aux énergies renouvelables ou de la lutte contre la précarité.

Le clivage Nord-Sud n’est pas une fatalité. La lutte contre le dérèglement climatique peut être un combat commun si elle est appréhendée sous le sceau de la responsabilité commune, mais différenciée de la solidarité et de l’engagement de tous à agir. Le Maroc et la France sont engagés à n’épargner aucun effort pour œuvrer en faveur de l’adoption lors de la Conférence de Paris d’un accord universel, global, durable, équilibré et juridiquement contraignant, s’appuyant sur les objectifs et les principes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et permettant de limiter le réchauffement climatique en deçà de deux degrés Celsius et de parvenir à une économie décarbonée. Au regard de cet objectif, un rehaussement régulier de nos efforts nationaux et de notre effort collectif est nécessaire. La Conférence de Marrakech constituera une étape importante dans ce sens. Cet effort de long terme passe par la publication par tous les pays de contributions nationales d’ici la Conférence de Paris et par l’élaboration de plans nationaux de développement sobres en carbone et d’adaptation à long terme.

Une grande attention doit être portée aux pays en développement, y compris les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement, qui sont les plus vulnérables face au dérèglement climatique. Il conviendrait d’accorder la même importance à l’adaptation aux impacts du changement climatique et à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. L’efficacité et le niveau d’ambition de l’action menée par les pays en développement contre le changement climatique sera d’autant plus forte que des moyens complémentaires, conséquents et stables seront mobilisés en leur faveur.

Nous appelons les pays développés à préciser le soutien financier qu’ils apportent déjà et apporteront dans les prochaines années afin d’atteindre l’objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an à compter de 2020, de sources publiques et privées, en faveur d’actions de lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.

Les institutions financières internationales, régionales et nationales devront être davantage encouragées à favoriser le financement des projets ayant un bénéfice pour le climat et à intégrer la prise en compte des risques climatiques dans leurs décisions.

Nous encourageons un renforcement des partenariats internationaux de recherche et développement et de transfert de technologies, ainsi que des programmes de renforcement de capacités, afin d’accélérer la diffusion dans les pays en développement des technologies propres.

Pour être crédibles, les engagements qui seront pris par les Parties au plan international devront s’appuyer sur des actions volontaristes à l’échelle mondiale et locale. A cet égard, une mobilisation encore plus forte des autorités locales, des entreprises, des organisations non gouvernementales et des individus et un complément indispensable à l’action des Etats.

Une mobilisation durable et efficace contre le changement climatique implique un meilleur accès à l’éducation et à l’information en matière d’environnement. Plus grande est la connaissance des problématiques environnementales, meilleure est la compréhension des enjeux qui leur sont liés et plus entreprenante est l’action contre le dérèglement climatique. Conjugué à l’accroissement démographique, le dérèglement climatique exerce une pression grandissante sur les écosystèmes déjà vulnérables et des agricultures déjà fragiles en Afrique. Un appui additionnel et rapide est indispensable pour accompagner les pays africains dans leurs efforts de développement durable. Le Maroc et la France sont pleinement engagés dans ce sens et prêts à renforcer encore leur soutien, y compris dans le cadre de la coopération triangulaire.

Convaincus que les conférences de Paris et de Marrakech doivent être des étapes complémentaires au service de l’avancement de la lutte contre le changement climatique, nous sommes convenus de travailler, main dans la main, pour la réussite de ces deux rendez-vous, dans l’esprit de coopération, de solidarité et d’excellence qui a toujours marqué le Partenariat d’exception entre le Royaume du Maroc et la République Française».

La communication dans les règles de l’art

La page officielle Facebook du SG du PPS acquiert le label bleu

La page officielle du secrétaire général du Parti du Progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah (https:\www.facebook.com/BenabdellahMN) vient d’acquérir le label bleu Facebook, une reconnaissance officielle de la part de l’entreprise Facebook pour la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), qui lui a octroyé ce label bleu. Ce qui signifie que cette enseigne est désormais inscrite au nom de Mohamed Nabil Benabdellah, qui a dorénavant, le droit de supprimer les autres comptes au niveau national portant son nom.

Cette reconnaissance est le fruit des intenses activités et de la présence notable du Secrétaire général et du suivi dynamique de la part de la cellule de l’information et de la communication, près la direction nationale du parti à Rabat.

Parcours d’une réussite

Karim Taj nommé inspecteur général au MHDV


Lorsque la compétence, le dynamisme et la bonne volonté se conjuguent, la réussite suivra. C’est l’arme pour réussir et sortir du lot. Karim Taj, que le conseil de gouvernement a nommé jeudi,  inspecteur général au ministère de l’Habitat et de la politique de la ville, a toujours appliqué ces principes.

Natif de la ville de Tifelt, il y a fait ses premiers pas et ses études primaires et secondaires sanctionnées par un baccalauréat. Après cette étape, il met le cap sur l’université de Rabat où il décroche une licence à la faculté de droit et un troisième cycle sous la supervision du célèbre professeur Messaoudi El Ayachi. Très jeune, il prend du goût pour la politique. C’est pourquoi, une fois ses études universitaires achevées, il atterrit au parlement et se spécialise dans le suivi des activités du groupe parlementaire du parti du progrès et du socialisme (PPS). Persévérant, proactif dans l’apprentissage, il bâtit un profil qui le conduit plus tard au poste de conseiller au cabinet du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement.  Il prend en charge tous les dossiers du département relatifs au volet législatif et se distingue par son tact, son professionnalisme et son dynamisme. Chose qui a motivé sa nomination comme chef de cabinet. Un poste qu’il gardera durant le mandat suivant. Et juste après la formation du gouvernement Benkirane, suite aux législatives de 2011, Karim prendra les commandes du cabinet du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la politique de la ville qui deviendra par la suite, ministère de l’Habitat et de la politique de la ville. Son style simple et qui veut toujours «faire simple», ses compétences, son tact et son dévouement dans l’exercice de ses fonctions signent sa réussite et rassurent sur son parcours professionnel et politique. Dernièrement, sa fibre politique l’a  fait sortir de ses gonds pour se présenter aux élections communales du 4 septembre dans sa ville natale. Sa générosité et sa simplicité ont gagné les cœurs des habitants de la circonscription. Le voilà élu et membre du conseil de la commune urbaine de Tiflet. Il veut servir sa commune et rester à l’écoute des doléances des citoyennes et des citoyens de sa ville natale. La proximité, autrement.

Une consécration du partenariat historique et stratégique bilatéral

Visite de François Hollande au Maroc


Un partenariat d’exception. C’est désormais une chose concrétisée entre Rabat et Paris. La visite d’amitié du Président de la République française, François Hollande au Maroc les 19-20 septembre et les entretiens qu’il a eus avec SM le Roi Mohammed VI à Tanger ont porté sur la volonté et l’ambition renouvelée des deux pays de renforcer ce partenariat d’exception qui lie le Maroc et la France.

Ils ont été l’occasion pour se féliciter du socle historique fort du partenariat Maroc-France et réitérer le cap ambitieux et la vocation pionnière et avant-gardiste de ce partenariat à l’échelle euro-méditerranéenne et euro-africaine. Il s’agit, notamment de la montée en gamme qualitative du partenariat bilatéral incarnée par de grands projets bilatéraux à haute portée symbolique et à fort contenu économique, comme la Ligne à Grande Vitesse, les partenariats industriels dans les domaines de l’automobile, ainsi que dans le domaine des énergies renouvelables. Au cœur de ce partenariat bilatéral, se trouvent également les thèmes centraux de la Jeunesse et de la Formation, domaines dans lesquels des progrès tangibles ont été réalisés. La lutte contre le terrorisme et le radicalisme, dimension importante du partenariat entre les deux pays, s’est notamment concrétisée par la signature d’un accord bilatéral portant sur la formation d’imams français au Maroc, consacrant davantage la pertinence du modèle marocain de gestion du champ religieux. Cet accord a été signé par Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et du Développement international et Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des affaires islamiques.

La cérémonie de signature s’est déroulée sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid, et de François Hollande.

Au sujet de la problématique du changement climatique, les deux pays, qui assureront les deux prochaines présidences, COP 21 et COP 22, ont réitéré leur détermination à joindre leurs efforts pour que la communauté internationale trouve les réponses adéquates et appropriées à cet enjeu universel.

Les deux pays s’appuient sur leur grande convergence bilatérale pour une action concertée sur les questions globales. Les politiques marocaines volontaristes et pertinentes sur ces thématiques offrent au Royaume un atout pour un positionnement actif à l’échelle internationale et en font un partenaire sollicité.

La rencontre au Sommet entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président François Hollande est aussi l’occasion de poursuivre le Dialogue stratégique sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun et conforte le statut du Royaume du Maroc comme un acteur régional clé et un partenaire crédible et écouté sur toutes les questions et défis qui interpellent l’espace arabo-méditerranéen et l’Afrique.

De même, les défis liés au phénomène migratoire entre l’Afrique et l’Europe et l’expérience modèle du Royaume en la matière sont autant de facteurs qui font que la maîtrise des mouvements migratoires doit être inclusive, multidimensionnelle et axée sur le développement de l’Afrique.

Adoptation de l’Accord Cadre relatif à la participation du Maroc aux opérations menées par l’UE

Le Conseil de l’UE


Le Conseil de l’union européenne (UE) vient d’adopter l’accord cadre relatif à la participation du Maroc aux opérations de gestion de crises menées par l’UE, annonce jeudi un communiqué de la mission du Royaume auprès de l’UE.

Le Maroc est jusqu’à présent, le seul et le premier pays de la région méditerranéenne et même du continent africain tout entier à conclure cet accord, précise la même source.

«L’accord, qui fixe les règles de responsabilité, de commandement et de discipline, est de nature à éviter que l’UE et le pays potentiellement contributeur aux opérations menées par cette dernière de renégocier un accord ad-hoc pour chaque participation», explique la mission du Maroc auprès de l’UE.

Un tel accord est «nécessaire pour un fonctionnement optimal d’une éventuelle coopération Maroc-UE, dans une opération de gestion de crises», souligne le communiqué, relevant que l’accord ne compromet pas l’autonomie du Maroc en matière de décision de participation aux opérations.

La demande, par l’UE, de signer, après plusieurs mois de négociation, cet accord de gestion de crises avec le Maroc est «un gage de reconnaissance de l’expérience, de bonne volonté et de l’estime dont jouit le Royaume au sein de l’UE», ajoute le communiqué.

L’UE s’est à cet égard félicitée de l’opportunité politique du tout premier accord à être finalisé avec un partenaire important du sud de la Méditerranée.

L’UE a conclu 13 accords similaires et a invité 13 pays partenaires, dont le Maroc, à examiner la possibilité de conclure un tel accord. Le Maroc est l’unique pays méditerranéen qui fait l’objet d’un mandat de négociation donnée par le Conseil de l’UE au Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE).

Les accords-cadres sur les opérations de gestion des crises sont conclus exclusivement avec des Etats. De tels accords ne peuvent pas être conclus, notamment avec l’Union Africaine, bien qu’un grand nombre d’opérations de gestion de crises de l’UE aient lieu en Afrique (Mali, Somalie, Centrafrique, Tchad, Corde d’Afrique..).

Les discussions sur la cérémonie de signature de l’accord et sa notification par le Maroc une fois que les procédures internes de l’entrée en vigueur soient complétées, sont en phase de préparation.

 

Elections des présidents de communes urbaines et rurales

* Plus de 75 communes présidées par le PPS

* Des pratiques malsaines ternissent encore le paysage politique

* Consolider les acquis et poursuivre les réformes

* Le non-respect des alliances par certaines parties de la majorité gouvernementale lui a fait perdre des présidences

La popularité du parti du progrès et du socialisme (PPS)  monte en flèche. C’est l’un des enseignements qu’on peut retenir des élections communales et régionales tenues le 4 septembre. Outre sa percée dans de nouvelles régions du Royaume,  le parti a su conserver la présidence de la majorité  des communes qu’il présidait auparavant.

En fait, ce renouvellement de confiance des électeurs dans les candidats du PPS traduit le fait que ces derniers ont démontré leur aptitude à assumer leur responsabilité, tout en faisant  preuve d’honnêteté, d’intégrité et d’une grande transparence, en matière de gestion de la chose locale. Qui plus est, la direction du parti et à leur tête, son secrétaire général, Nabil Benabdellah, a donné une leçon exemplaire  à toutes les formations politiques quant au respect de l’engagement et la pratique politique dans son sens le plus noble.  Inutile de rappeler que le PPS, depuis le début du processus électoral,  a tenu à mener une campagne saine sans tambour ni trompette, basée sur le sérieux et le débat franc avec les citoyens, sans ambages ni tergiversations. D’ailleurs, les résultats partiels, communiqués jusqu’à l’heure, confirment que le PPS a obtenu la présidence de 75 communes.  Encore plus, ce score aurait pu être plus élevé  si certains candidats de certaines formations avaient respecté les règles du jeu sans recourir à d’autres méthodes désuètes qui portent d’ailleurs atteinte à l’image du Maroc moderne.

Consolider les acquis

Reste à savoir que pour le PPS, les élections ne sont pas une fin en soi. Loin s’en faut. Pour le parti, l’enjeu crucial, c’est celui de consolider les acquis et continuer sans désemparer, sur le chemin des réformes. L’objectif ultime c’est d’œuvrer pour impliquer davantage les citoyens dans le processus décisionnel et ce, par la mise en place des mécanismes de contrôle et de bonne gouvernance.

Ceci étant dit, la responsabilité est tributaire de la reddition des comptes  comme le dispose l’article premier de la Constitution. Cela signifie que les responsables des communes et des régions doivent faciliter l’accès des citoyens à l’information et aux documents comptables. Transparence oblige !

Les citoyens doivent,  pour leur part, s’organiser dans des associations ou constituer des forums  pour être une véritable force de proposition et un acteur incontournable dans l’élaboration des projets. Autrement dit, la démocratie est un processus interactif.

Notons au final,  que les résultats partiels communiqués par le ministère de l’intérieur font ressortir que les autres partis composant la majorité gouvernementale, en l’occurrence le RNI, le PJD et le MP ont obtenu respectivement 219, 168 et 151 présidences de conseils  communaux.

Coup d’Etat militaire, un an après la chute de Compaoré

Burkina Faso


Un général proche de l’ancien président Blaise Compaoré a pris la tête des putschistes qui ont renversé jeudi les autorités de transition au Burkina Faso, où les militaires du corps d’élite de l’armée quadrillaient la capitale et tiraient en l’air pour disperser des manifestants hostiles au coup d’Etat.

Les putschistes ont décrété un couvre-feu nocturne de 19H00 à 06H00 et ordonné la fermeture des frontières terrestres et aériennes jusqu’à nouvel ordre.
Ce coup d’Etat militaire intervient à moins d’un mois d’élections présidentielle et législatives dont le premier tour était prévu le 11 octobre et qui devaient clore la transition ouverte après la chute de Blaise Compaoré.
En octobre 2014, les Burkinabés étaient descendus dans la rue par centaines de milliers pour chasser du pouvoir l’ancien président, après 27 ans à la tête du pays.

Moins d’un an plus tard, ils ont assisté impuissants à la proclamation, à la télévision nationale, d’un coup d’Etat perpétré par des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), corps d’élite de l’armée et garde prétorienne de l’ancien président.

Ceux-ci avaient fait irruption mercredi en plein Conseil des ministres, prenant en otages le président intérimaire Michel Kafando, le Premier ministre et numéro 2 du régiment Isaac Zida et de nombreux membres du gouvernement, qu’ils retiennent toujours.

Jeudi matin, un de leurs représentants a annoncé à la télévision nationale qu’un «Conseil national pour la Démocratie» (CND) a mis «fin au régime déviant de la transition (…) Le président de la Transition (Michel Kafando) est démis de ses fonctions. Le gouvernement de transition» et «le Conseil national de la Transition», l’assemblée intérimaire, sont «dissous».

«Une large concertation est engagée pour former un gouvernement qui se dévouera à la remise en ordre politique du pays et à la restauration de la cohésion nationale pour aboutir à des élections inclusives et apaisées», a-t-il poursuivi.

Dans la foulée, le CND a annoncé qu’il portait à sa tête le général de brigade Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré.

Fidèle parmi les fidèles, le général Diendéré avait été impliqué dans le coup d’Etat qui porta au pouvoir Blaise Compaoré en octobre 1987, au cours duquel avait été assassiné le capitaine Thomas Sankara, «père de la révolution» burkinabè.

Pour justifier son coup d’Etat, le CND a notamment dénoncé la loi interdisant aux partisans de l’ancien président de concourir à la prochaine présidentielle.

Ce nouveau code électoral très controversé, qui avait été invalidé par une cour de justice ouest-africaine, rendait «inéligibles» tous ceux qui avaient soutenu un «changement inconstitutionnel», soit la tentative de  Compaoré de modifier la Constitution pour supprimer la limitation des mandats présidentiels.

Sans attendre la nomination du général Diendéré, de nombreux burkinabés se demandaient, sur les réseaux sociaux, si Blaise Compaoré, actuellement exilé en Côte d’Ivoire voisine, n’était pas à la manœuvre.

 

La plaidoirie, un art au service de l’abolition

Réseau des avocats contre la peine de mort


Le Réseau des Avocats Contre la Peine de Mort (RACPM) avec l’appui de l’ambassade de France a organisé, le 11 septembre, la première édition du concours national des avocats sous le thème de «La plaidoirie, un art pour l’abolition de la peine de mort». Cet événement a connu la participation de plusieurs jeunes avocats et avocates qui se sont succédé pour plaider la cause d’un jeune homme marocain condamné à mort dans son pays après avoir été suspect de commette un crime aux Pays Bas.

Organisé par le Réseau des avocats contre la peine de mort (RACPM) avec la participation de la Coalition marocaine contre la peine de mort (CMCPM), ouverte devant de jeunes avocates et avocats  dans le but de leur donner l’opportunité de plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort ce concours est le premier en son genre au Maroc. Abderrahim Jamaï, avocat et coordinateur de la CMCPM a déclaré que ce concours est considéré comme un exercice et comme un outil technique de la défense afin de faire naître, au sein du corps judicaire au Maroc, une conscience commune touchant à la gravité et la dangerosité de la peine de mort et ce, pendant qu’ils exercent leur métier. En effet, étant que le rôle de sensibilisation contre la peine de mort soit amplement délégué aux avocates et avocats, ce concours débouchera sur une participation marocaine dans le Concours international de plaidoirie francophone contre la peine de mort qui se déroulera  les 8 et 9 octobre 2015 à Paris, ajoute Jamaï. Cet événement qui connaitra la participation de nombre d’avocates et avocats du nord de l’Afrique et des pays du bassin méditerranéen,  sera l’occasion pour le finaliste de présenter sa plaidoirie devant un jury international prestigieux ainsi que de participer à un séminaire de formation dispensé par des avocats expérimentés dans la défense de condamnés à mort. Toutefois, affirme M. Jamaï, le but ultime de la participation marocaine dans ce genre de concours n’est nullement de chercher un gagnant, mais d’intégrer au champ international un corps professionnel fort et connu pour sa dévotion pour les valeurs humanitaires et les droits de l’homme afin de mobiliser les valeurs du respect du droit de la vie au sein des instances magistrales pour que la peine de mort soit éclipsée de leurs jugements.  Bien qu’aucune peine de mort n’ait été exécutée depuis 1993, les couloirs de la mort son bondés par des condamnés à mort qui souffrent au jour le jour de cette peine abominable. Le fort sentiment d’être contre cette peine trouve ses origines dans des références institutionnelles nationales et dans des lois internationales mais aussi dans ce mouvement planétaire auquel se joignent les avocates et avocats marocains faisant preuve de leur volonté d’anéantir la peine de mort du corps législatif marocain qui, malheureusement, même avec le dernier projet de la loi pénale, il prévoit toujours la peine de mort, à la grande déception des membres du Conseil national et des mouvements des droits de l’homme et d’un nombre de partis politiques. Néanmoins, la pression que font des instances comme le  Réseau des Avocats Contre la Peine de Mort et la Coalition marocaine contre la peine de mort.

*(Stagiaire)