Avec les dauphins à Agadir

Il y a quelques jours, je me suis vu offrir la possibilité de concrétiser un incroyable rêve de gosse : nager avec des dauphins à Agadir. Une aventure délirante, et que je ne suis pas près d’oublier ! Mais j’ai plutôt envie de présenter ici ce que j’ai appris sur les dauphins, et de source sûre, puisque j’ai appris tout cela de la bouche même de l’organisatrice. Le dauphin est, comme on le sait, l’un des animaux préférés des petites filles. Comment pourrait-on, après tout, ne pas être fan de ce gros poisson qui sourit jusqu’aux oreilles, est très sociable, et aime faire des cabrioles ? Impossible de résister à tel charme, à un tel cabotineur ! Mais en vrai, la réalité se révèle être loin, très loin de cette image d’Epinal. Ils ont certes l’air innocents, quand leur petite tête émerge de l’eau. Mais dès lors qu’on entre dans leur élément, on constate déjà qu’ils sont bien plus que ça : ils sont plus grands, plus gros, et bien plus puissants qu’un homme. Beaucoup plus. Je me suis pris un coup de nageoire pendant que je nageais avec eux et je peux vous dire que ça m’a fait un sacré bleu ! Et là, ce n’était qu’un coup donné par erreur. Il faut aussi savoir que le dauphin est loin d’avoir un comportement pacifique, comme on le pense trop souvent. Les dauphins peuvent en fait devenir extrêmement agressifs. La guide m’a d’ailleurs confié qu’il faut éviter de nager avec eux quand ils étaient en chaleur : c’est tout simplement trop périlleux ! Elle m’a notamment dit que les dauphins ont l’honneur d’être, avec les hommes, les seuls animaux à exercer… le viol en bande organisée ! Des groupes de dauphins mâles s’associent en effet souvent pour « braconner » en groupe, enlever une femelle parfois pendant plus d’un mois et copuler avec elle les uns après les autres ! Il est probable que si vous aviez su cela étant enfant, vous n’auriez pas regardé Flipper de la même façon ! Mais, malgré cela, je continue à être remué quand je repense à ce moment ahurissant où je me suis retrouvé à nager avec eux à Agadir. Les dauphins sont sans doute violents, mais ils n’en restent pas moins charmants ! Si cela vous intéresse, je vous laisse le lien pour en savoir plus sur cette expérience de nage avec les dauphins.

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Démonstration de force d’Hillary Clinton aux primaires démocrates

Hillary Clinton a largement battu samedi Bernie Sanders à la primaire démocrate de Caroline du Sud, une victoire éclatante qui présage d’autres succès au «super mardi», le 1er mars, étape cruciale vers l’investiture pour la présidentielle de novembre.

Là où le sénateur Barack Obama l’avait facilement battue à la primaire de 2008, Hillary Clinton a remporté 73,5% des voix contre 26% pour Bernie Sanders, selon des résultats quasi-complets.

La déroute pour le sénateur du Vermont est plus grande encore que celle qu’il avait infligée à sa rivale dans le New Hampshire, la seule des quatre consultations qu’il ait remportée à ce stade embryonnaire des primaires.

«Demain, cette campagne devient nationale!», a lancé l’ex-secrétaire d’Etat  de Barack Obama dans un discours à Columbia, la capitale de cet Etat de la côte  Atlantique. «Nous allons nous battre pour chaque voix, dans chaque Etat. Nous  ne tenons rien ni personne pour acquis».

Tour à tour solennelle et offensive, elle a pesé ses mots, qu’elle lisait sur un prompteur, pour attaquer Donald Trump, le favori des primaires républicaines.

«Nous n’avons pas besoin de rendre à l’Amérique sa grandeur. L’Amérique n’a  jamais perdu sa grandeur», a-t-elle déclaré.

Récitant ses propositions pour aider les minorités dans les domaines de  l’éducation et de l’emploi, elle a pris des accents populistes contre les  entreprises qui «abusent de leurs employés et exploitent leurs consommateurs».

«Je sais qu’il peut sembler un peu étrange, ces temps-ci, d’entendre une candidate à la présidence dire qu’il faut plus d’amour et de gentillesse en Amérique. Mais, du fond de mon coeur, je vous assure que nous en avons besoin», a-t-elle aussi dit.

Bernie Sanders a immédiatement reconnu sa défaite en joignant la candidate, selon la directrice de communication d’Hillary Clinton, Jennifer Palmieri.

Succès chez les électeurs noirs

Hillary Clinton doit sa victoire aux électeurs noirs, qui constituent la base du parti démocrate dans le Sud et représentaient six votants sur dix samedi. Elle a raflé 86% de leurs voix, selon les sondages de sorties d’urnes -un chiffre exceptionnel, supérieur aux 78% qui avaient voté pour Barack Obama en 2008.

«C’est un très bon test pour les Etats du Sud», a dit à des journalistes Jennifer Palmieri, tandis que la candidate passait 25 minutes à prendre des photos avec ses partisans. «Nous ne nous attendions pas à une victoire aussi décisive, et nous sommes très reconnaissants, le ratio chez les Noirs est très haut».

Les deux prétendants ont désormais deux jours de campagne avant le «super mardi» où 11 Etats voteront, avec 18% des délégués pour la convention d’investiture de juillet en jeu.

«Cette campagne ne fait que commencer. Nous avons remporté une victoire décisive dans le New Hampshire. Elle a remporté une victoire décisive en Caroline du Sud. Maintenant, en route vers le super mardi», a déclaré Bernie Sanders dans un communiqué.

«Parfois on gagne, parfois on perd», a-t-il dit à sa descente d’avion dans  le Minnesota, avant une réunion publique. Plus tôt, il avait rassemblé une immense foule de 10.000 personnes à Austin, au Texas, le grand prix de mardi avec le plus grand nombre de délégués.

Bernie Sanders n’avait pas attendu les résultats pour se concentrer sur les Etats du Midwest et du Nord-Est qui voteront mardi. S’il mène dans le Massachusetts et son bastion du Vermont, il est distancé dans plusieurs Etats  du Sud, dont l’électorat ressemble à celui de Caroline du Sud: Alabama, Géorgie, ou Arkansas, dont Bill Clinton fut autrefois le gouverneur.

Le résultat de samedi montre que le discours de Bernie Sanders sur les inégalités et les élites, très populaire chez les jeunes, ne parvient pas à accrocher les Noirs et les plus âgés.

Mais, tentant d’éviter tout triomphalisme, Jennifer Palmieri a insisté auprès des journalistes: «le sénateur Sanders va gagner beaucoup d’Etats mardi».

Invectives chez les républicains

Chez les républicains, la campagne a pris un tournant violent, notamment entre l’homme d’affaires Donald Trump et le sénateur de Floride Marco Rubio.

Après un débat hargneux jeudi, les deux rivaux ont continué à échanger des insultes par meetings interposés samedi, sur des sujets aussi futiles que leur maquillage, le bronzage de Donald Trump ou les grandes oreilles de Marco Rubio. Il reste cinq candidats en course pour l’investiture républicaine.

Mais Donald Trump, fort de ses victoires dans trois des quatre consultations, reste le favori. Malgré les machinations en coulisses de barons et d’élus du parti pour le torpiller, les sondages lui prédisent plusieurs victoires mardi.

Amnesty fait le bilan des droits de l’homme au Maroc



Amnesty international a appelé, mercredi 24 février à Rabat, le gouvernement à faire de la question des droits de l’homme une priorité dans son action.

Mohamed Sektaoui, directeur général de la section de l’organisation au Maroc a même estimé que l’année 2015 a connu une nette régression en matière du respect des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne le droit de manifester pacifiquement, au rassemblement et la liberté d’association.Mohammed Sektaoui, qui s’exprimait à l’occasion de la présentation du rapport annuelle de AI au Maroc a souligné que plusieurs défenseurs des droits de l’homme et journalistes ont fait l’objet de restrictions  et de poursuites judicaires qui ont débouché sur de lourdes sanctions. «Il s’agit d’une situation sans précédent en comparaison avec les réalisations entamées auparavant par le royaume», a-t-il laissé entendre. Le représentant d’Amnesty a, en outre, appelé le gouvernement d’élargir l’espace d’expression pour le secteur de la presse, car a-t-il dit, il constitue un élément fondamental pour le renforcement de la démocratie.

De son côté,  le président de l’organisation au Maroc, Driss Hidar, a tracé un tableau sombre de la situation des droits de l’homme dans le monde entier. «Au nom de la sécurité des Etats, le droit humanitaire international  et tous les mécanismes onusiennes  mises en place pour la protection des droits de l’homme ont été bafoués», a-t-il noté en substance.

Ainsi, le rapport fait état de 41 sections locales d’une association des droits de l’homme auxquelles les autorités affichent un refus catégorique pour l’autoriser à exercer ses activités.

En plus, le rapport d’Amnesty international  s’attelle sur la situation des droits de la femme au Maroc en jugeant qu’elles «faisaient l’objet de discrimination de par la législation et dans la pratique et qu’elles n’étaient pas suffisamment protégés contre les violences conjugales et sexuelles…», avant d’ajouter que «qu’ aucune avancée n’a eu lieu sur un projet de loi annoncé en 2013 qui érigerait en infraction pénale la violence contre les femmes et les enfants».

Par ailleurs, le rapport traite de la question des migrants et des demandeurs d’asile en provenance d’Afrique subsaharienne.  A en croire les auteurs du document, «les autorités marocaines et espagnoles recouraient souvent à l’utilisation d’une force excessive voire l’usage de force disproportionnée pour empêcher les migrants de rejoindre l’Espagne».

Maroc UE : La confrontation était inévitable

 

La décision du gouvernement de geler tout contact avec les institutions européennes en réaction à l’annulation de l’accord agricole a été favorablement accueillie par les experts des relations internationales. Driss Lagrini, professeur des sciences politiques et des relations internationales, affirme que cette décision n’est pas démesurée. Surtout que «le verdict de la Cour européenne annulant l’accord agricole s’est soumis à l’instrumentalisation du lobby pro-polisario». Même son de cloche auprès d’Abdelatif Ouammou, conseiller PPS à la Chambre des conseillers, qui dénonce l’influence subie par les institutions européenne. «Geler le contact avec l’UE reste la solution adéquate face aux difficultés d’accès aux informations sur l’évolution de ce dossier», dit-il.

Le gouvernement a d’ailleurs justifié sa décision par «le caractère hautement politique de l’arrêt du tribunal de l’UE, ses arguments infondées, sa logique biaisée et ses conclusions contraires au droit international et avec les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU».

Sur ce point, Driss Lagrini reproche à l’Union européenne de perturber le processus de négociation initié par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Il l’accuse également de violer la souveraineté nationale  du pays.  Abdelatif Ouammou préfère nuancer. Pour lui, «cet arrêt ne touche pas à la souveraineté nationale mais remet en cause la crédibilité des institutions européennes, notamment le Parlement européen qui avait validé cet accord».

Les experts des relations internationales sont unanimes : le verdict la justice européenne est en contradiction avec les relations stratégiques entre le Maroc et l’Union européennes dans le domaine économique, politique et sécuritaire. L’on estime également que cet arrêt est contradictoire avec le statut avancé dont bénéficie le Maroc. En tout cas, le gouvernement qui dénonce la gestion opaque que certains services de l’UE ont faite de ce dossier n’y va pas par quatre chemins : «le Maroc ne saurait accepter d’être traité en simple objet d’une procédure judiciaire, ni réduit à être balloté entre les différents services et institutions de l’UE», prévient-on. Pour cela, un comité interministériel a été créé pour suivre de prêt le développement de ce dossier et proposer les mesures appropriées à même de garantir les intérêts nationaux légitimes.