S.M le Roi devant le 28ème Sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba : C’est la voie de la solidarité, de la paix et de l’union que mon pays a choisie

S.M le Roi Mohammed VI a prononcé mardi un discours devant le 28ème Sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba dont voici le texte intégral tel qu’il a été relayé par l’agence MAP.

«Louange à Dieu, Prière et Salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,

Excellence, Monsieur le Président Alpha Condé, Président du 28ème Sommet de l’Union africaine,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de gouvernement,

Madame la Présidente de la Commission,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est mon continent, et ma maison.

Je rentre enfin chez moi, et vous retrouve avec bonheur. Vous m’avez tous manqué.

C’est pourquoi, mes chers frères Chefs d’Etat, sans attendre la finalisation des formalités juridiques et protocolaires, au terme desquelles le Royaume siègera de nouveau au sein de l’Organisation, j’ai tenu à faire d’ores et déjà ce déplacement et à m’exprimer devant vous.

Le soutien franc et massif que le Maroc a recueilli témoigne de la vigueur des liens qui nous unissent.

Le retrait de l’OUA était nécessaire : il a permis de recentrer l’action du Maroc dans le continent, de mettre aussi en évidence combien l’Afrique est indispensable au Maroc, combien le Maroc est indispensable à l’Afrique.

Nous y avons réfléchi mûrement, et c’est à présent une évidence !

Il est l’heure de rentrer à la maison : au moment où le Royaume compte parmi les nations africaines les plus développées, et où une majorité de pays-membres aspirent à notre retour, nous avons choisi de retrouver la famille.

Une famille que nous n’avions pas véritablement quittée !

En effet, malgré les années où nous étions absents des instances de l’Union africaine, nos liens, jamais rompus, sont restés puissants, et les pays africains frères ont toujours pu compter sur nous :

Des relations bilatérales fortes ont ainsi été développées de manière significative :

Depuis l’an 2000, le Maroc a conclu, dans différents domaines de coopération, près d’un millier d’accords avec les pays africains.

A titre de comparaison, savez-vous qu’entre 1956 et 1999, 515 accords avaient été signés, alors que depuis 2000, il y en a eu 949, c’est-à-dire près du double !

Pendant ces années, j’ai moi-même souhaité donner une impulsion concrète à ces actions, en multipliant les visites dans les différentes sous-régions du continent.

Au cours de chacune des 46 visites, que j’ai effectuées dans 25 pays africains, de nombreux accords dans les secteurs public et privé ont été signés.

Notre action s’est particulièrement attachée à la question de la formation qui est au cœur de notre coopération avec les pays frères. Ainsi, des ressortissants africains ont pu poursuivre leur formation supérieure au Maroc, grâce aux milliers de bourses qui leur ont été accordées.

Par ailleurs, des projets stratégiques d’envergure ont été mis en place lors de mes visites dans ces pays :

– En premier lieu, j’ai eu le plaisir d’initier le projet de Gazoduc africain atlantique, avec mon frère Son Excellence Monsieur Muhammadu Buhari, Président de la République Fédérale du Nigeria.

Ce projet permettra naturellement l’acheminement du gaz des pays producteurs vers l’Europe. Mais, au-delà, il bénéficiera à toute l’Afrique de l’Ouest.

Il contribuera, en effet, à structurer un marché régional de l’électricité, et constituera une source substantielle d’énergie au service du développement industriel, de l’amélioration de la compétitivité économique et de l’accélération du développement social.

Ce projet sera créateur de richesses, pour les pays et les populations riveraines, créant un mouvement décisif d’impulsion et entraînant l’émergence et le développement de projets parallèles.

De plus, il permettra d’établir des relations, bilatérales et multilatérales, plus apaisées, et fera ainsi naître un environnement propice au développement et à la croissance.

– En second lieu, dans le cadre de projets visant à améliorer la productivité agricole et à favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural, des Unités de production de fertilisants ont été mises en place avec l’Ethiopie et le Nigeria. Les bénéfices de ce projet s’étendront à l’ensemble du continent.

Nous le savons : ce ne sont ni le gaz, ni le pétrole qui satisferont les besoins alimentaires de base ! Or, le grand défi de l’Afrique n’est-il pas sa sécurité alimentaire ?

C’est le sens de l’Initiative pour l’adaptation de l’agriculture africaine au changement climatique, dite «Initiative Triple A», que nous avons promue lors de la COP 22. Elle constitue une réponse innovante et extrêmement concrète aux défis communs posés par les changements climatiques.

Dès son lancement, elle a d’ailleurs aussitôt été adoubée par une trentaine de pays.

«L’initiative Triple A» vise à lever un financement plus important au profit de l’adaptation de la petite agriculture africaine; elle accompagnera également la structuration et l’accélération de projets agricoles, en s’appuyant sur quatre programmes:

– La gestion rationalisée des sols ;

– La maîtrise durable de l’eau agricole ;

– La gestion des risques climatiques ; et

– Le financement solidaire des petits porteurs de projets.

Cette initiative a d’ailleurs été l’un des axes forts du Sommet africain de l’action, que j’ai eu le privilège de présider à Marrakech, en novembre dernier.

Enfin, nos liens sont également restés puissants en termes de sécurité et de paix.

Faut-il rappeler que nous avons toujours été présents, lorsqu’il s’est agi de défendre la stabilité du continent ?

Ainsi, depuis son indépendance, le Maroc a participé à six opérations de maintien de la paix des Nations unies en Afrique, déployant des milliers d’hommes dans les différents théâtres d’opération.

Les troupes marocaines sont, aujourd’hui encore, déployées en RCA et RDC.

De même, le Maroc a mené des médiations qui ont permis de faire avancer substantiellement la cause de la paix, notamment en Libye et dans la région du Fleuve Mano.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Ma vision de la coopération Sud – Sud est claire et constante : Mon pays partage ce qu’il a, sans ostentation.

Dans le cadre d’une collaboration éclairée, le Maroc, acteur économique de premier plan en Afrique, deviendra un moteur de l’expansion commune.

A l’intérieur de mon pays, les Subsahariens sont accueillis dans les termes que nous avions annoncés: plusieurs opérations de régularisation ont été lancées; la première phase avait déjà bénéficié à plus de vingt-cinq mille personnes.

La deuxième vient d’être lancée avec succès, il y a quelques semaines, selon le même esprit de solidarité et d’humanisme. Nous sommes fiers de ces actions.

Elles étaient nécessaires, vitales pour ces hommes et ces femmes qui ont trop longtemps souffert de la clandestinité.

Et nous agissons pour que ces personnes ne vivent plus en marge, sans emploi, sans soin, sans logement, sans accès à l’éducation.

Nous agissons pour que les couples, en particulier les couples mixtes, composés de marocains et de conjoints subsahariens, ne soient pas séparés.

Toutes ces actions constructives, en faveur des immigrés, ont ainsi justement conforté l’image du Maroc, et renforcé les liens que nous avions d’ores et déjà constitués.

Certains avancent que, par cet engagement, le Maroc viserait à acquérir le leadership en Afrique. Je leur réponds que c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership.

Excellences, Mesdames et Messieurs, nous n’ignorons pas que nous ne faisons pas l’unanimité au sein de cette noble assemblée.

Loin de nous, l’idée de susciter un débat stérile ! Nous ne voulons nullement diviser, comme certains voudraient l’insinuer !

Vous le constaterez : dès que le Royaume siègera de manière effective, et qu’il pourra apporter sa contribution à l’agenda des activités, son action concourra, au contraire, à fédérer et à aller de l’avant.

Nous avons participé à l’avènement de cette belle construction panafricaine, et nous souhaitons tout naturellement y retrouver la place qui est la nôtre.

Pendant toutes ces années, et sans ressources naturelles, le Maroc est devenu un pays émergent, à l’expertise reconnue; il est aujourd’hui l’une des nations les plus prospères d’Afrique.

Le Maroc a toujours considéré qu’il faut d’abord puiser sa force, dans l’intégration de sa sous-région maghrébine.

Or, force est de constater que la flamme de l’UMA s’est éteinte, parce que la foi dans un intérêt commun a disparu !

L’élan mobilisateur de l’idéal maghrébin, promu par les générations pionnières des années 50, se trouve trahi.

Aujourd’hui, nous constatons avec regret que l’UMA est la région la moins intégrée du continent africain, sinon de toute la planète.

Alors que le commerce intra-régional s’élève à 10% entre les pays de la CEDEAO, et à 19% entre les pays de la SADEC, il stagne à moins de 3% entre les pays du Maghreb.

De même, tandis que la Communauté économique d’Afrique de l’Est avance dans des projets d’intégration ambitieux, et que la CEDEAO offre un espace fiable de libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, les pays du Maghreb sont, eux, à un niveau de coopération économique très faible.

Nos concitoyens maghrébins ne comprennent pas cette situation.

Si nous n’agissons pas, sauf à prendre exemple sur les sous-régions africaines voisines, l’UMA se dissoudra dans son incapacité chronique, à rencontrer les ambitions du Traité de Marrakech, qui lui a donné naissance il y a 28 ans.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Ce constat conforte le Maroc dans son choix de l’Afrique. Ainsi faisant, mon pays opte pour le partage et le transfert de son savoir-faire ; il propose de bâtir concrètement un avenir solidaire et sûr.

Nous enregistrons, avec fierté, que l’histoire nous donne raison.

Le Maroc ne rentre pas dans l’Union africaine par la petite, mais par la grande porte. L’accueil chaleureux que nos frères africains nous réservent aujourd’hui en témoigne.

Nous invitons, avec enthousiasme, les nations africaines à s’associer au dynamisme de notre pays, à donner un élan nouveau à notre continent tout entier.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique.

Nous devons œuvrer afin que notre terre, après avoir subi des décennies de pillages, entre dans une ère de prospérité.

Certes le colonialisme n’est pas la seule cause des problèmes de l’Afrique. Toutefois, ses effets néfastes perdurent.

Pendant longtemps, nous avons tourné notre regard ailleurs, pour prendre une décision, un engagement.

N’est-il pas l’heure de faire cesser ce tropisme ? N’est-il pas l’heure de nous tourner vers notre continent ? De considérer ses richesses culturelles, son potentiel humain ?

L’Afrique peut être fière de ses ressources, de son patrimoine culturel, de ses valeurs spirituelles et l’avenir doit porter haut et fort cette fierté naturelle !

L’Afrique peut et doit valider elle-même ses processus électoraux, et cautionner ainsi le choix libre de ses citoyens.

Elle dispose des outils de régulation et des institutions judiciaires, telles que les Conseils constitutionnels et les Cours suprêmes, à même de trancher les contentieux et les recours électoraux.

Ces organismes pourraient, le cas échéant, être renforcés. Mais ils existent ! Ils sont mis en œuvre ! Sinon à quoi servent-ils ?

L’Afrique est aujourd’hui dirigée par une nouvelle génération de leaders décomplexés. Ils œuvrent en faveur de la stabilité, de l’ouverture politique, du développement économique et du progrès social de leurs populations.

Ils agissent avec détermination, fermeté et conviction, sans se soucier d’être « notés « ou évalués par l’Occident.

Depuis plusieurs années, le taux de croissance de certains pays du Nord ne dépasse pas celui de certains pays africains ; la faillite de leurs sondages révèle combien ils ont perdu toute capacité de comprendre les aspirations de leurs peuples !

Et pourtant, ces pays à la situation sociale et économique défaillante, au leadership faiblissant s’arrogent le droit de nous dicter leur modèle de croissance !

Je le répète ! La notion de tiers-mondisme me paraît dépassée !

Ces agissements relèvent plutôt de l’opportunisme économique : la considération et la bienveillance accordées à un pays ne doivent plus dépendre de ses ressources naturelles et du profit qu’on en espère !

Excellences, Mesdames et Messieurs,

C’est la voie de la solidarité, de la paix et de l’union que mon pays a choisie.

Nous réaffirmons notre engagement en faveur du développement et de la prospérité du citoyen africain.

Nous, peuples d’Afrique, avons les moyens et le génie; et nous pouvons ensemble, réaliser les aspirations de nos peuples.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh».

Entretien avec Mohammed Benhamou, président du Centre marocain des études stratégiques : Le Maroc est indispensable à l’Afrique et vice-versa

Entretien avec Mohammed Benhamou, président du Centre marocain des études stratégiques : Le Maroc est indispensable à l’Afrique et vice-versaEntretien avec Mohammed Benhamou, président du Centre marocain des études stratégiques : Le Maroc est indispensable à l’Afrique et vice-versa
Libé : S.M le Roi Mohammed VI a prononcé un discours historique devant le Sommet de l’UA. Quels sont, selon vous, les messages forts de ce discours ?

Mohammed Benhamou : le discours de S.M le Roi Mohammed VI devant les leaders africains au Sommet de l’UA qui s’est tenu à Addis-Abeba est fort important. Le Souverain a clairement précisé dans son discours que l’Afrique est son continent et sa maison, et par conséquent, il rentre chez lui. Le Maroc est donc un pays africain et que son absence forcée ne l’a pas détourné de l’Afrique sur le plan affectif. Dans ce sens, S.M le Roi s’est adressé aux chefs d’Etat africains en leur disant « vous m’avez manqué ». Autre message fort : le Souverain a mis en exergue le fait que le Maroc est indispensable à l’Afrique et vice-versa. Les chiffres qui ont été évoqués dans le discours Royal sur le nombre des accords signés avec les pays africains sont fort éloquents car de 1956 à 1999, il y avait 500 accords, et depuis 1999 jusqu’à nos jours plus de 900 accords ont été signés. Le Souverain a également effectué 46 visites dans 25 pays africains, ce qui peut être considéré comme un record. Le Souverain a également mis le point sur l’importance de la formation dans ces relations et sur la contribution marocaine à la sécurité alimentaire dans le continent africain. S.M le Roi a aussi rappelé le rôle du Maroc dans la sécurité en Afrique en participant à nombre de missions onusiennes de paix dans certain pays africains et les médiations entreprises par le Royaume pour résoudre des conflits dans nombre de pays du continent comme c’est le cas concernant le conflit libyen ou celui du fleuve de Mano. Le Maroc est donc un acteur de développement en Afrique. Il ne cherche pas le leadership, mais il veut que le continent africain ait son propre leadership, ce qui balaye d’un revers toutes les allégations des adversaires du Royaume.

Un autre message fort du discours du Souverain c’est quand il a affirmé que le Maroc ne sera pas un facteur de division au sein de l’UA…

Evidemment, le Maroc ne veut nullement diviser l’Afrique, mais son action vise à fédérer les énergies des Africains contrairement à ce que prétendent ses adversaires. Le Souverain souligne un point important concernant cette fois l’état de l’Union du Maghreb arabe. Je pense que c’est un message très fort que de mentionner le fait que l’UMA est en train de disparaitre et qu’elle constitue un mauvais exemple pour la région.

… Mais quand on évoque le fait que le Maroc ne sera nullement un facteur de division, cela signifiera-t-il que le Royaume ne remettra pas en question à l’avenir la problématique qui l’a poussé à sortir de l’OUA en 1984 après l’acceptation par celle-ci de l’adhésion d’un Etat fantoche ?

Absolument pas. Car il s’agit d’une situation illégale et il faut logiquement réparer cette erreur et revenir à la légalité. Cela ne doit absolument pas diviser les Africains. Le Maroc va donc chercher à apporter une solution à cet état de fait.

Ne pensez-vous pas que l’amendement de l’acte constitutif de l’UA est une condition sine qua non pour expulser la pseudo RASD ?

Je pense qu’il y a plusieurs voies possibles pour réparer cette erreur historique. Parmi elles, figure l’amendement de la Charte de l’UA. Le discours de S.M le Roi est certes clair sur les choix du Maroc, mais le Royaume va bien sûr continuer à défendre son intégrité territoriale et à œuvrer dans cette voie. Et il y aura certainement une véritable bataille juridique et politique au sein de cette organisation panafricaine.

Propos recueillis par Mourad Tabet
Mercredi 1 Février 2017
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Driss Lachguar : Une étape nouvelle et évoluée pour la confirmation de la souveraineté marocaine sur nos provinces sahariennes

Driss Lachguar : Une étape nouvelle et évoluée pour la confirmation de la souveraineté marocaine sur nos provinces sahariennesDriss Lachguar : Une étape nouvelle et évoluée pour la confirmation de la souveraineté marocaine sur nos provinces sahariennes
“Le 28ème Sommet de l’Union africaine constitue sans aucun doute un Sommet historique. Non seulement parce qu’il a résolu, dans le cadre de son ordre du jour, un point se rapportant au retour d’un pays africain à cette organisation, mais parce que cela revêt une plus forte signification puisqu’il a dépassé la problématique procédurale relative aux conditions juridiques permettant d’accéder au statut de membre pour constituer un évènement politique notoire.

Le fait que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, ainsi que le président de l’Etat palestinien se joignent à la plupart des dirigeants des Etats africains à l’occasion de la réception offerte par Sa Majesté le Roi signifie que le Maroc se trouve au cœur de la légitimité internationale et qu’il soutient à travers le symbole que représente la Palestine la lutte des peuples authentiques pour leur libération et leur indépendance.

Le fait que pas moins de 42 Etats saluent le retour du Maroc au sein de sa famille africaine institutionnelle après une absence qui a duré plus de trente ans est à entendre dans le sens du retour de l’un des grands fondateurs de l’Union africaine, à l’ère de la lutte authentique pour se libérer du joug de la colonisation, ce qui a été soigneusement relayé par journaux et médias de renom international. L’élection également d’un nouveau pouvoir exécutif de cette institution signifie que l’influence politique de l’axe algéro-sud- africain commence à régresser. L’incapacité de cet axe à mobiliser les pays africains en vue de voter contre le Maroc indique fortement la fin du leadership de l’Afrique du Sud. Il est à noter que le Président guinéen, Alpha Condé, qui a été élu lors de ce Sommet à la tête de l’Union africaine, est un camarade au sein de l’International socialiste. L’USFP a, par ailleurs, adhéré à une campagne de solidarité en sa faveur dans le cadre de cette institution pour qu’il retrouve la liberté, à la fin des années 1990. L’occasion nous est donnée aujourd’hui de le féliciter pour la confiance qui lui a été accordée par le Sommet africain.

Le retour du Maroc à l’Union africaine constitue par ailleurs le passage à une nouvelle étape dans le conflit artificiel autour de la marocanité du Sahara, une étape nouvelle et évoluée pour la confirmation depuis l’UA de la souveraineté marocaine sur nos provinces sahariennes.

La plus grande signification de cet évènement notoire est l’implication personnelle de S.M le Roi Mohammed VI quant à sa conception et à sa bonne gestion. Je pense que sans cette adhésion personnelle de Sa Majesté, l’évènement n’aurait pu prendre toute cette ampleur et connaître ce succès éclatant. A cet effet, nous à l’Union socialiste des forces populaires, nous ne pouvons qu’exprimer notre reconnaissance et notre fierté à S.M le Roi, et réitérer notre confirmation qu’en tant que parti politique de poids, nous redoublerons nos efforts en vue de renforcer ce processus stratégique et de nous orienter davantage vers l’action africaine commune avec les partis socialistes et progressistes du continent africain.

Dans ce cadre, aujourd’hui, nous sommes en train d’envoyer des messages de remerciements à de nombreux dirigeants socialistes africains qui avaient soutenu le retour du Maroc à l’UA. Dans le même ordre, nous apportons les dernières retouches avant le Forum des socialistes africains à Rabat. Et à la veille de l’entame des travaux du Sommet de l’UA à Addis-Abeba, le représentant de l’USFP était présent à une réunion importante du groupe de contact africain tenue à Dakar pour se concerter sur les dispositions du prochain Congrès de l’Internationale socialiste et sur les moyens de renforcer la place de l’Afrique au sein de cette organisation internationale.”

Mercredi 1 Février 2017
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Le cinéma marocain à l’honneur au Festival international du film de Berlin

La 67ème Berlinale qui se tiendra

du 9 au 19 février prochain rendra hommage

au cinéma marocain en accueillant dans

sa section «Forum de la Berlinale 2017», un

spécial Maroc, intitulé «Autour de Bouanani,

another Morrocan Cinema».

Ahmed Bouanani est l’un des pionniers du cinéma marocain, il est aussi l’un des écrivains et poètes les plus talentueux de la première génération d’artistes et d’intellectuels du Maroc post-indépendant. «La valeur des créations artistiques de Bouanani tire sa force d’une vision esthétique cohérente qui se décline dans ses œuvres aussi bien plastiques, poétiques, narratives que cinématographiques et dont les composantes fortes sont la quête et la reconstruction de la mémoire et l’expression par l’image, générées aussi bien par le mot, le dessin ou la caméra. Mais aussi d’une exigence sans faille quant à la concordance de cette vision avec sa pensée, son action et sa vie. Ses articles et interventions sur les sujets les plus cruciaux et dans les tribunes les plus diverses sont mémorables et toujours d’actualité», écrit le critique Ahmed Fertat dans un article publié par Libé en hommage à Ahmed Bouanani. En février, c’est en Allemagne qu’aura lieu un véritable hommage à cette figure de proue du cinéma marocain, à l’occasion du 67ème Festival international du film de Berlin qui accueillera dans sa section «Forum de la Berlinale» un programme spécial intitulé «Autour de Bouanani, another Morrocan Cinema». Organisée en partenariat avec le Centre cinématographique marocain (CCM), cette programmation célébrera la mémoire d’Ahmed Bouanani, ainsi que la génération des précurseurs, et sera marquée par la projection de plusieurs films, dont trois longs métrages représentatifs de la tendance qui avait marqué le cinéma marocain des années 1970 et 1980, à savoir « Wachma » (Traces) de Hamid Bennani (1970), un film culte de la cinéphilie marocaine, « Assarab »(Mirage) de Ahmed Bouanani (1979), film synthèse d’une approche du cinéma ancré dans son histoire et sa culture , ainsi que « Hallak derb alfoukra » (Le coiffeur du quartier des pauvres) de feu Mohamed Reggab (1982), inscrit dans la douloureuse quête d’une nouvelle grammaire du cinéma au service des gens de la marge et des sans-voix, avec une interprétation inoubliable de Mohamed Habachi, indique le CCM dans un communiqué. Les courts métrages proposés , quant à eux, représentent l’âge d’or du court métrage marocain dont « Retour en Agadir » (1957) et « De chair et d’acier » (1967) de Mohamed Afifi (1967), « Tarfaya ou la marche d’un poète  » (1966), « Mémoire 14  » (1971), et « Les quatre sources » (1978) d’Ahmed Bouanani; « Six et douze » de Mohamed Abderrahman Tazi, Abdelmajid R’chich, et Bouanani (1978) outre « Alborak » de Majid Rechich (1973).

Notons que la Berlinale est l’un des plus importants évènements cinématographiques et médiatiques au monde. Chaque année, 20000 professionnels de 120 pays, dont 4200 journalistes, se pressent à Berlin pour assister à cet évènement. Environ 230 000 spectateurs paient pour assister aux séances (430000 spectateurs au total). Le meilleur film de la compétition internationale est récompensé par l’Ours d’or (Goldener Berliner Bär) tandis que l’Ours d’argent (Silberner Berliner Bär), outre le Grand prix du jury (Großer Preis der Jury), est attribué pour les prestations de meilleure réalisation (beste Regie) puis de meilleure interprétation pour un acteur (bester Darsteller) et une actrice (beste Darstellerin). Les Ours sont attribués par un jury composé de professionnels du cinéma et de personnalités du monde des arts et de la culture. Parallèlement au festival, se tient un important marché du film. Le volume des achats qui y sont négociés font de Berlin le deuxième marché du film, en importance.

Ce festival a été créé en 1951 par les Alliés qui voulaient établir ainsi une « vitrine du monde libre». Depuis la première édition, la récompense suprême est l’Ours d’or (sculpté par Renée Sintenis). En 1951, l’Ours d’or est attribué par catégories avant de n’être plus décerné qu’à un seul film, tous genres confondus, dès l’année suivante. Le festival se déroulait originellement en été avant d’avoir lieu en février à partir de 1978. L’ouverture de la première Berlinale, le 6 juin 1951, se fit avec « Rebecca » d’Alfred Hitchcock.

L’Intérieur a désormais l’œil sur les maisons et appartements mis à la disposition des tiers

Les armes de la cellule terroriste démantelée vendredi dernier introduites via les frontières maroco-algériennes

L’Intérieur a désormais l’œil sur les maisons et appartements mis à la disposition des tiersL’Intérieur a désormais l’œil sur les maisons et appartements mis à la disposition des tiers
Les armes saisies auprès de la cellule terroriste, démantelée vendredi dernier, ont été introduites dans le Royaume via ses frontières avec l’Algérie, a fait savoir dimanche le directeur du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), Abdelhak El Khayam.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège du Bureau, relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), M. El Khayam a indiqué que les enquêtes préliminaires du BCIJ ont révélé, jusqu’à présent, que les armes saisies ont transité via les frontières maroco-algériennes, et ont été infiltrées en coordination avec le groupe dit «Etat islamique», opérant en Irak, en Syrie et en Libye, avant d’être reçues par les membres de la cellule.

Ces armes saisies consistent en un pistolet mitrailleur, 7 pistolets, une importante quantité de munitions, plusieurs armes blanches, deux gilets dotés de ceintures explosives et munis de tuyaux vides en plastique, ainsi que des substances suspectes servant probablement à la fabrication d’explosifs.

Composée de 7 membres, la cellule visait des personnalités politiques publiques, des représentations diplomatiques ainsi que des sites touristiques dans le Royaume, a relevé M. EL Khayam, ajoutant que ce plan terroriste projetait de semer la terreur dans le pays et de porter atteinte à la confiance des citoyens en les dispositifs sécuritaires marocains.

En se basant sur des renseignements précis fournis par la DGST, le Bureau a réussi à démanteler cette cellule dangereuse, s’activant dans plusieurs villes du Royaume, dont El Jadida où se trouvait le «safe house» (maison sécurisée), loué par les membres de cette cellule et au sein duquel ils préparaient des armes et des substances servant à la fabrication d’explosifs, avant de passer à l’action.

Après avoir suivi et observé la cellule, il a été décidé d’intervenir au moment opportun, en saisissant les armes et les substances utilisées dans la fabrication des explosifs, a-t-il poursuivi.

S’agissant des membres de la cellule terroriste, M. El Khayam a indiqué que les enquêtes menées par le BCIJ ont démontré que la majorité des membres de cette cellule sont issus de Oued Amlil, de la commune rurale de Boulaouane, de Martil et de Salé, a fait savoir le directeur, notant que des recherches sont en cours pour arrêter d’autres membres de ladite cellule.

Le niveau scolaire de la majorité des membres, âgés entre 20 et 29 ans, ne dépasse pas l’enseignement collégial, à l’exception d’un seul membre qui est titulaire d’une deuxième année universitaire, a-t-il précisé.

Ces membres exercent des activités professionnelles ordinaires, puisque 14% sont des journaliers, 29% des artisans et 29% exercent des activités agricoles, alors que 14% sont sans emploi, selon M. El Khayam.

Le chef de la cellule, actif sur les réseaux sociaux, avait prêté allégeance à l’»Etat islamique» (EI) et a tenté, au début, de nouer des contacts avec des dirigeants sur la scène syro-irakienne, comme il avait des contacts avec un individu de l’organisation «Jound Al Khilafa» en Algérie, a-t-il souligné.

La cellule a été démantelée suite à l’intervention des éléments du BCIJ à El Jadida dans un «Safe house» qui a été choisi par l’émir de la cellule pour y dissimuler les armes reçues et abriter les autres membres, a-t-il révélé.

L’intervention dans de telles affaires se fait de manière minutieuse et professionnelle, a-t-il affirmé, précisant que dans ce cas, l’intervention était indispensable et marquée par des tirs de sommation lancés au moment où le chef de la cellule, en compagnie de son bras droit, cherchait à semer le chaos et à déjouer l’intervention sécuritaire.

D’autre part, les services de renseignement déploient des efforts considérables pour guetter et appréhender toute personne qui constitue un danger pour la sécurité de l’Etat, a martelé le responsable.

Pour ce qui est de l’idéologie adoptée par ledit «Etat islamique», elle vise, à l’instar d’autres organisations terroristes, à recruter des jeunes ayant un faible niveau scolaire pour les soumettre facilement au lavage de cerveau, a-t-il indiqué, affirmant que ces actions sont souvent menées sur les réseaux sociaux et que l’identification des activités des groupes terroristes dans ces réseaux constitue un défi pour l’ensemble des services de sécurité.

La politique du Royaume pour la lutte contre la menace terroriste est basée, selon lui, sur les frappes proactives et non d’attendre que ces actes aient lieu, comme c’est le cas dans d’autres pays, assurant que le Maroc demeure actuellement à l’abri d’actes de vandalisme commis par n’importe quelle partie.

Dans ce cadre, le ministère de l’Intérieur a exhorté les citoyens propriétaires des maisons et appartements meublés, mis totalement ou partiellement à la disposition des tiers, à aviser les autorités sécuritaires de l’identité des locataires, notant que toute négligence «les expose à un questionnement judiciaire en tant qu’éventuels complices des auteurs des crimes».

Dans un communiqué parvenu dimanche à la MAP, le ministère indique que suite au démantèlement de certains groupes terroristes et bandes de crime organisé, il s’est avéré que ces derniers louent, dans plusieurs cas, des maisons ou appartements appartenant à certains citoyens sans informer les autorités sécuritaires, précise le communiqué.

Dans ce cadre, le ministère de l’Intérieur attire l’attention sur la menace que constitue ce comportement à la sécurité de notre pays, vu qu’il facilite la dissimulation des personnes suspectes et les aide à préparer leurs actes de sabotage.

Mardi 31 Janvier 2017
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Nour Ayadi: Les jeunes Marocains ont toutes les capacités pour réussir dans leur pays et à l’étranger

La musique classique au Maroc est en pleine ébullition, et nous devons mettre en œuvre les moyens nécessaires pour la propulser à l’échelle internationale.

Nour Ayadi: Les jeunes Marocains ont toutes les capacités pour réussir dans leur pays et à l’étrangerNour Ayadi: Les jeunes Marocains ont toutes les capacités pour réussir dans leur pays et à l’étranger
Nour Ayadi est la première Marocaine à remporter le prestigieux Grand Prix du Concours international de piano de S.A.R la Princesse Lalla Meryem.

Une récompense plus que méritée pour cette jeune pianiste aux talents

immenses, qui a fait ses premières classes au piano à 6 ans auprès de Nicole

Salmon à Casablanca, et a participé aux différentes catégories de cette

compétition très convoitée.

A seulement 18 ans, la jeune pianiste arbore un impressionnant parcours

artistique, jalonné de nombreux prix nationaux et internationaux.

La pianiste, qui a intégré le Conservatoire national supérieur de musique de Paris depuis septembre dernier, a reçu aussi le premier Prix au concours des Clés

d’Or en 2014. Autre récompense, celle du premier Prix à l’unanimité avec

es félicitations du jury au Concours national de musique du Maroc en 2015.

Preuve de son génie, elle a reçu, la même année, le Prix d’honneur et le diplôme d’Etat du Conservatoire national du Maroc avec la plus haute distinction.

Nour Ayadi a également obtenu cette même année, le Grand Prix

au concours FLAME- Paris.


Libé : Vous avez remporté le Grand Prix de S.A.R. la Princesse Lalla Meryem le 24 novembre dernier à Rabat. Quelles sont vos impressions ?

Nour Ayadi:
Il faut souligner tout d’abord que le Concours international de piano de S.A.R la Princesse Lalla Meryam existe depuis 25 ans. Créée et suivie par la talentueuse Ghizlane Hamadi, cette plateforme extraordinaire offre une expression musicale pianistique unique pour toute la jeunesse marocaine.

J’ai un rapport très particulier avec ce concours que je fais depuis ma tendre enfance. J’ai participé à différentes catégories, au cours des dernières années, jusqu’à arriver à la catégorie virtuosité, la plus élevée de la compétition.

Gagner le Grand Prix de l’ultime catégorie est un réel aboutissement pour moi. Ce concours m’a vue grandir et gagner le Grand Prix de S.A.R Lalla Meryem qui m’a permis de clôturer mon passage avec un beau succès.

Je suis très fière d’être la première Marocaine à avoir remporté ce prix. C’est une façon pour moi de représenter la jeunesse marocaine investie et impliquée dans la musique et toutes les activités culturelles. Porter la voix du Maroc dans un concours international prouve au monde entier que nous, jeunes Marocains, avons du potentiel et toutes les capacités nécessaires pour réussir dans notre pays et à l’étranger. La musique classique au Maroc est en pleine ébullition, et nous devons mettre en œuvre les moyens nécessaires pour la propulser à l’échelle internationale.

Comme les précédentes, cette 12ème édition était très relevée. Aviez-vous l’impression d’avoir une chance parmi les candidats en lice ?

Participer à ce concours a été tout d’abord l’occasion pour moi de jouer devant un jury de qualité, et d’exécuter un programme musical très dense en plusieurs tours. Jouer en public me procure beaucoup de plaisir et en cela, je n’ai jamais cherché à me comparer aux autres candidats, tous très talentueux. Chacun avait sa manière de jouer, d’interpréter les œuvres, de gérer son stress… Je suis restée concentrée sur mes propres prestations.

La dimension internationale du concours nous a tous mis dans une atmosphère où la musique et le partage prenaient le dessus sur tout le reste.

Je n’étais donc pas du tout dans un esprit de compétition mais surtout de partage et d’amour pour la musique avant tout.

Vous allez bénéficier de tournées au Maroc et à l’étranger. Comment comptez- vous mettre à profit cette consécration ?

Je pense que les tournées de concerts sont une immense opportunité pour moi de découvrir de nouveaux pays et de nouveaux univers dans lesquels je peux partager la musique que j’aime.

Je vais travailler dur pour préparer des programmes de qualité pour ces concerts qui commencent dès le mois de mars.

C’est une immense joie pour moi de faire ces concerts car je découvrirai de nouvelles scènes et de nouvelles audiences qui je l’espère aimeront mes prestations.

Ce Concours me donne l’opportunité de me produire à pas mal de concerts au Maroc et en Europe. Je tiens à remercier l’ambassade de France pour la tournée de concerts qu’elle m’offre au Maroc. C’est un nouveau programme que je prépare et j’ai vraiment hâte de le présenter au public marocain!

Nour Ayadi: Les jeunes Marocains ont toutes les capacités pour réussir dans leur pays et à l’étrangerNour Ayadi: Les jeunes Marocains ont toutes les capacités pour réussir dans leur pays et à l’étranger
Vous vous êtes mise au piano à l’âge de 6 ans à Casablanca. Quels souvenirs gardez-vous de vos premiers pas au piano ?

D’excellents souvenirs. J’ai commencé le piano grâce à ma sœur, de 10 ans mon ainée. J’adorais écouter les œuvres qu’elle jouait. J’ai jusqu’à ce jour des émotions très particulières lorsque je réécoute les œuvres qu’elle a pu jouer. Ballades, études, ….un répertoire qui me rend nostalgique de mes années d’enfance et me rappelle ma relation fusionnelle avec elle.

Je me souviens, qu’à 3 ou 4 ans, je m’empressais d’attendre qu’elle finisse de jouer pour me mettre au piano, les jambes pendant du haut de mon tabouret, essayer d’imiter ma sœur et reproduire quelques mélodies qui me restaient en tête.

J’ai commencé le piano avec Nicole Salmon à Casablanca. Cela presque 10 ans que j’ai travaillé avec ce professeur formidable qui m’a beaucoup appris. Son intransigeance et ses exigences m’ont toujours poussée à me surpasser et effectuer un travail efficace. Je n’ai jamais été en horaires aménagés jusqu’à cette année, j’avais donc très peu de temps de travail, et les examens s’enchaînaient. Les œuvres devaient être apprises et assimilées rapidement, et je pense que le travail qu’on faisait avec Madame Salmon était très fructueux. J’ai également travaillé avec Jacques Lagarde, professeur à l’Ecole Normale de Paris qui venait souvent au Maroc pour donner des cours à l’Ecole de Musique Salmon.

11 ans plus tard, diriez-vous que vous êtes satisfaite de votre jeune carrière ?

Je suis heureuse de voir que toutes ces années de travail portent leur fruit. Etre pianiste nécessite un travail acharné et de longue haleine. Je suis très passionnée et heureuse de partager ma passion.

Gagner des prix comme celui-ci est un véritable élan à tous les niveaux. Cela me donne encore plus envie de me surpasser et de donner le meilleur de moi-même. Je dirai que ma carrière n’est qu’à ses débuts aujourd’hui, que j’ai encore énormément de choses à apprendre. Le piano est un instrument tellement riche que toute une vie ne suffit pas à explorer tout ce qu’il peut nous offrir…

Quel rôle vos parents ont pu jouer dans votre carrière ?

Mes parents m’ont toujours soutenue en toute situation : concours, concerts, stages… je ne peux les remercier assez pour tout ce qu’ils ont sacrifié pour moi. Mais leur soutien est irremplaçable puisqu’il constitue aujourd’hui une de mes principales sources d’énergie. Je remercie ma maman pour m’avoir accompagnée la où je vais, partout en Europe! Et bien sûr mon papa aussi qui arrive toujours à détendre l’atmosphère en ces moments de petit stress !

Avez-vous des projets en cours ?

Pour l’instant, j’ai besoin de m’améliorer, de renforcer mon répertoire et d’être coachée par mes professeurs qui m’accompagnent au quotidien.

Le plus important pour moi est de gagner en maturité musicale et de me perfectionner aussi bien au piano que dans toutes les disciplines musicales qui l’entourent.

Proposés recueillis par Alain Bouithy
Mardi 31 Janvier 2017
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Interdiction d’entrer aux Etats-Unis : les réactions iraniennes

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Sept présumés terroristes mis hors d’état de nuire : Tout un arsenal saisi chez les mis en cause qui s’apprêtaient à passer à l’acte

Sept présumés terroristes mis hors d’état de nuire : Tout un arsenal saisi chez les mis en cause qui s’apprêtaient à passer à l’acteSept présumés terroristes mis hors d’état de nuire : Tout un arsenal saisi chez les mis en cause qui s’apprêtaient à passer à l’acte
Un autre coup de filet à mettre à l’actif des services de sécurité marocains qui sont en permanence sur leurs gardes. Leur vigilance n’est plus à démontrer. Procédant par anticipation ils parviennent à déjouer les multiples plans terroristes qui visent la sécurité de notre pays.

A preuve, le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) relevant de la Direction générale de surveillance du territoire national (DGST) a fait échec à un plan terroriste dangereux ourdi par un réseau jihadiste appartenant à Daech.

Selon un communiqué de presse du ministère de l’Intérieur, ce réseau terroriste se compose de sept personnes opérant dans les villes d’El Jadida, Salé, El Gara, la commune rurale Boulaâouane (province d’El Jadida), et douar Maatallah (caïdat Ouled Zoubir, cercle Oued Amlil, province de Taza).

« Cette opération sécuritaire, qui s’inscrit dans le cadre des efforts de surveillance des menaces terroristes qui visent la sécurité du Royaume, a permis la découverte d’une planque aménagée par le cerveau de cette cellule terroriste à El Jadida en vue de préparer des opérations terroristes ciblées dans le Royaume à l’instigation de dirigeants de Daech opérant sur la scène irako-syrienne et en Libye » a précisé, le communiqué de presse de l’Intérieur relayé par MAP.

Les armes qui ont été saisies lors de cette opération policière prouvent la dangerosité dudit réseau terroriste. Ainsi, les services de sécurité ont procédé « à la saisie d’armes à feu, dont un pistolet mitrailleur muni de lunettes à vision nocturne infrarouge et 7 pistolets, d’une importante quantité de munitions, 4 couteaux de grand format, deux appareils de télécommunication, ainsi que des pantalons treillis militaires, des bâtons télescopiques, des équipements et substances chimiques et des liquides suspects servant probablement à la fabrication d’explosifs et deux gilets dotés de ceintures explosives », ajoute la même source, précisant que « ces objets suspects seront analysés au laboratoire de la police scientifique et technique pour en déterminer la nature ». La même source a ajouté que «les membres de cette cellule ont planifié de recruter davantage d’éléments jeunes et de les embrigader en vue de commettre des opérations destructives qui feraient le plus grand nombre de victimes afin de semer la terreur parmi les citoyens et porter atteinte à la stabilité du pays».

Cette nouvelle opération policière réussie intervient quelques jours après celle qui s’est soldée par le démantèlement d’une bande criminelle spécialisée dans le vol et la spoliation des biens d’autrui, qui compte des repris de justice, s’activait dans les villes de Fès, El Jadida et Bni Drar aux environs d’Oujda. La tête pensante de cette bande criminelle est un partisan de Daech.

Avec toutes ces opérations menées récemment, les services de sécurité ont fait preuve de l’efficacité de sa stratégie visant à épargner au Royaume des attaques terroristes. Ces services ont pu démanteler depuis l’année 2015, selon des statistiques fournies par le directeur du BCIJ, Abdelhak Khiame fin de l’année 2016, plus de 40 cellules terroristes.

Depuis la création du BCIJ, les services de sécurité ont opté pour une stratégie d’ouverture en communiquant sur toutes les opérations policières visant à démanteler des réseaux jihadistes et terroristes. D’aucuns diront que cette stratégie de communication pourrait susciter une certaine panique, voire un sentiment d’insécurité.

Rien n’est moins vrai, soutiennent des observateurs avertis surtout que les interventions du BCIJ sont couronnées de succès et ont, de ce fait, l’avantage de rassurer les citoyens comme les visiteurs du Maroc.

Mourad Tabet
Samedi 28 Janvier 2017
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La leçon magistrale de Hakim Ziyache à la veille du choc Maroc-Egypte

J’ai les deux nationalités et j’aime les deux pays, j’estime toutefois que j’ai beaucoup à donner au Maroc

La leçon magistrale de Hakim Ziyache à la veille du choc Maroc-EgypteLa leçon magistrale de Hakim Ziyache à la veille du choc Maroc-Egypte
L’interview dont nous proposons la traduction intégrale est un modèle du genre. Chacune des répliques du talentueux joueur d’Ajax Amsterdam Hakim Zaiyache est à méditer.

C’est assurément à la hauteur de ses prouesses sur le terrain. Le fait qu’il n’ait pas été convoqué pour faire partie de la sélection nationale présente au Gabon ne l’a pas poussé, à la différence de tant d’autres parasites, à se montrer aigri ou revanchard. C’est là un choix de l’entraîneur. Et cela ne l’empêche pas, non seulement d’assurer l’équipe du Maroc de ses encouragements en restant en contact avec ses amis joueurs mais aussi de jurer fidélité à son pays d’origine, le Maroc qu’il se dit prêt à servir à tout moment.

C’est là toute la différence avec un Zaki Baddou, (pour ne pas le citer), qui trop maladroitement, trop bêtement a tiré à boulets rouges sur le Onze national et sur son entraîneur Hervé Renard. Il a par la suite cherché à se racheter, mais le mal est fait.

Les paroles sages et réfléchies de Hakim Zaiyache doivent justement donner à réfléchir à cet intello prof pourtant et «journaliste» en ses heures perdues qui n’a pas trouvé mieux que de reprocher aux joueurs de l’équipe du Maroc d’avoir une autre nationalité en plus de celle marocaine. Si c’est pas stupide !

Zaki Baddou, encore, a dit ne pas comprendre qu’un Hervé Renard ait choisi de compter sur des joueurs évoluant dans d’autres championnats que notre « Botola » indigent …

Représentons-nous le Onze qui a joué la finale de la CAN 2004 dont ne cesse de se gargariser le même Zaki. Il y avait combien de joueurs issus du championnat national ? La réponse est ZERO ! Oublions les gaffeurs pour humer les réponses éclairées du talentueux Hakim Zaiyache aux questions de la WebTV hollondaise “Nos.nl”.


Est-ce vrai que vous avez des problèmes avec le Maroc et que vous êtes très en colère pour avoir été viré de la sélection marocaine ?

Je n’ai pas été viré de la sélection nationale, mais c’est une question de choix pour le sélectionneur. Il ne m’a peut-être pas apprécié en tant que joueur et c’est pour cette raison que j’ai été écarté.

Justement, cet écartement ne représente-t-il pas un dénigrement de votre talent ?

Oui, c’est vrai. Et c’est un sentiment très désagréable.

Chacun d’entre nous peut commettre des erreurs et ne s’en rendre compte que par la suite. Avez-vous des regrets ?

Effectivement tout le monde peut commettre des erreurs mais pas dans le choix de sa mère par exemple. Donc non, je n’ai aucun regret.

La vraie mère n’est pas forcément la mère biologique mais celle qui assure l’éducation. Et vous, vous êtes né et vous avez grandi ici en Hollande.

Oui, en effet je suis né ici (Hollande), mais l’identification fait défaut.

Pouvez-vous haïr votre mère si, un jour, elle vous abandonne ?

Votre question est foncièrement ridicule.

Je suis désolé. Vous n’envisageriez pas de prendre votre retraite au niveau international ou au contraire vous comptez poursuivre avec une sélection qui a gâché votre première vraie occasion de faire valoir votre talent ?

Non pas du tout. J’ai beaucoup à donner à mon pays à l’avenir.

Pensez-vous que le Maroc est meilleur qu’ici ?

Pas de commentaire.

Vous esquivez mes questions. Avez-vous peur de quoi que ce soit ?

Il ne s’agit pas de botter en touche. Mais je ne peux pas répondre à cette question de préférence parce que j’ai les deux nationalités et j’aime les deux pays.

Si vous revenez en arrière, feriez-vous le même choix de jouer pour la sélection marocaine ou vous auriez décidé de jouer pour l’équipe du pays d’adoption en guise de reconnaissance ?

Si cela peut arriver et que je puisse remonter le temps, je ferais le choix de vivre et de grandir dans mon pays d’origine, comme ça on ne me posera pas ce genre de questions stupides.

Etes-vous agacé par mes questions ?

Non pas du tout.

Décrypté par Mehdi Ouassat
Samedi 28 Janvier 2017
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