La coopération avec la Minurso maintenue

On ne le dira jamais assez : Les derniers dérapages du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, porte un risque d’instabilité  pour la région. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, a soulevé cette menace lors d’un point de presse organisé

à l’issue de sa réunion avec les secrétaires généraux des partis politiques et des syndicats.

 

Mais contrairement à Ban Ki-moon, Rabat tient à respecter ses engagements. En effet, le ministre a réitéré l’engagement du Maroc dans sa coopération avec la composante militaire de la Minurso. «Les contacts se poursuivent sur le terrain entre les FAR et la composante militaire de cette mission des Nations unies pour veiller au maintien du cessez-le-feu dans des conditions normales», a-t-il indiqué.

Une Allusion à Ban Ki-moon qui tente de focaliser l’attention des membres du Conseil de sécurité sur les effets des décisions du Maroc, notamment celle de réduire la composante civile, au lieu de s’exprimer sur les causes du conflit l’opposant à Rabat. Le ministre semble en tout cas assez serein face aux manœuvres du SG de l’ONU. «Les pays influents de la communauté internationale sont conscients que l’initiative marocaine d’autonomie est à même de préserver la sécurité et la stabilité de la région», a-t-il affirmé. En effet, plusieurs pays ont exprimé, mercredi dernier au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu, leur soutien fort au plan d’autonomie proposé par le Maroc, estimant que la proposition marocaine constitue une base crédible pour le règlement du dossier du Sahara.

Les tentatives d’influence exercées par Ban Ki-moon auprès des membres du Conseil de sécurité ne semblent pas non plus inquiéter le chef de la diplomatie marocaine. «C’est une guerre quotidienne menée contre le Maroc pour détourner les regards sur les dépassements et provocations de Ban Ki-moon en usant de tous les moyens pour influencer le Conseil de sécurité, qui a plutôt adopté une attitude sage et responsable», a-t-il fait savoir. Mieux encore, le ministre a affirmé que «la réaction du Maroc a été prise en concertation avec les membres du Conseil et des pays amis».  C’est également un Mezouar confiant qui a souligné que le Maroc n’est pas une proie facile. Surtout que «les décisions qui ont été prises sont souveraines et irrévocables». Et dépit des dépassements de Ban Ki-moon, la diplomatie marocaine reste ouverte au dialogue «constructif, responsable et sans condition». Selon le ministre, les contacts avec la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU se poursuivent de manière normale et continue.

Concernant le rapport sur le dossier du Sahara que le secrétaire général de l’ONU présentera en avril prochain au Conseil de sécurité, le ministre a souligné que «ce document ne sera pas crédible s’il n’est pas équilibré». D’ailleurs, «toute la communauté internationale le considérera comme biaisé s’il ne prend pas en considération la réalité du dossier marocain et le contexte de la cause nationale». Normal dans la mesure où il ne tient pas compte de la position du Maroc ou la visite Ban Ki-moon a été annulée.