Les clarifications du ministère de la Santé

Service sanitaire obligatoire


Depuis qu’il est aux commandes du ministère de la Santé où, de l’avis de tous, il a déjà déjà laissé une trace indélébile, le professeur El Houssein Louardi ne cesse de faire l’objet de campagnes politiciennes de dénigrement, qui frisent parfois l’abject, de la part de certains médias et milieux d’intérêts étroits voulant à n’importe quel prix saper le processus des réformes qu’il mène résolument.

Pour le département de la santé, les dernières «allégations émanant de certains médias et médecins concernant le projet de loi relatif au service sanitaire obligatoire sont un tissu de mensonges», comme on peut lire dans une note de clarification qu’il vient de rendre publique. En termes plus clairs et contrairement a ce qui a  circulé dans quelques supports médiatiques,  le dit projet de loi est encore en cours de discussion et ce dans le cadre d’une commission tripartite, composée des représentants du ministère des Finances, de la Fonction public et le Secrétariat général du gouvernement, et ce après l’accord du Chef de l’exécutif, affirme la même source. Ceci étant dit, le projet de loi ne verra pas le jour au mois de septembre prochain, comme prophétisé par certaines rumeurs visant à induire en erreur l’opinion publique.  Qui plus est,  le ministère de la Santé s’est engagé à ce que la mouture de ce projet de loi sera «soumise à un large débat avec les partenaires sociaux, les professionnels, les étudiants et médecins internes afin de l’enrichir dans le cadre d’un débat démocratique, constructif et responsable, loin des surenchères politiciennes», précise la même source. Dans la même note de clarification, le département d’El Houssein Louardi a également démenti de façon catégorique les rumeurs infondées selon lesquelles le salaire des médecins qui travaillent dans les zones lointaines et rurales dans le cadre du service sanitaire obligatoire s’élèvera à 2000 DH.

Un salaire complet

Inutile de rappeler que le ministère de la Santé, dans le cadre des négociations tripartites,  est profondément conscient du sacrifice et du rôle vital joué par les médecins et infirmiers, et ne peut, à ce titre, qu’être le premier défenseur de leurs droits les plus élémentaires, dont celui d’avoir une juste rétribution. En termes plus clairs, et afin de lever tout amalgame, les  catégories des médecins généralistes et spécialistes recevront l’intégralité de leurs salaires, conformément à la loi en vigueur. Les deux années obligatoires seront prises en compte dans le calcul de l’ancienneté, que ce soit pour prétendre à une promotion ou en termes de comptabilisations au moment du départ à la retraite. Surtout que la mise en place de ce chantier du service sanitaire obligatoire va nécessiter une enveloppe budgétaire estimée à plus d’un  milliard de DH, souligne le document. Qui plus est, les personnes concernées par le service sanitaire obligatoire bénéficieront des assurances maladie et des risques professionnels. Et ce n’est pas tout. Les médecins, dentistes et pharmaciens soumis au régime du service sanitaire obligatoire auront également droit à déposer leurs candidatures pour passer les concours de résidanat organisés par le ministère de la Santé et le ministère de l’Enseignement supérieur.  Il n’en demeure pas mois que ce projet de loi ambitionne de renforcer et doter les centres de soins des ressources humaines nécessaires, des infrastructures requises en vue de réduire les disparités entre les régions. En plus, il permettra aux médecins et infirmiers d’acquérir des compétences pratiques, augmenter les postes consacrés au résidanat et pourvoir les postes vacants. Pour le ministère de la Santé, «la porte du dialogue sera toujours ouverte à toutes les catégories concernées afin d’écouter leurs remarques et leurs propositions, car, en fin de compte, les intérêts suprêmes de la nation et des citoyens doivent primer sur toute autre considération».

Notons par ailleurs, que la stratégie du développement du département de la Santé repose sur trois axes majeurs. Primo, augmenter les postes d’emplois, en créant environ  8715 postes d’emploi, stratégie mise en œuvre depuis 2013. Secundo,  la mise à niveau des infrastructures sanitaires et l’amélioration des conditions du travail des professionnels. Pour ce faire, le gouvernement a réservé une enveloppe de 945  millions de dirhams pour l’achat de nouveaux matériels médicaux et, au final, une réparation équitable des ressources humaines pour couvrir toutes  les régions du royaume. Justice sociale oblige.