La politique anticipative du Maroc a permis le démantèlement de 30 filières de recrutement de jihadistes depuis 2013

Lutte contre le terrorisme


La politique anticipative menée par le Maroc dans le domaine de la lutte contre le terrorisme a permis, depuis 2013, le démantèlement de 30 filières de recrutement de jihadistes ou de cellules qui préparaient des actes terroristes, a révélé lundi le ministrede l’Intérieur, M. Mohamed Hassad.

Le ministre, qui rencontrait à Rabat des agences de presse, a souligné que l’expertise accumulée par les services de sécurité marocains dans le domaine de la lutte anticipative contre la menace terroriste est désormais mondialement reconnue, ajoutant que ce plébiscite a permis au Maroc de diriger un groupe international contre le terrorisme aux côtés des Etats-Unis et des Pays-Bas.

Il a fait observer que les autorités marocaines «font tout» et dans le cadre de la coopération internationale pour prévenir les actes terroristes. «Nous faisons tout pour que ces menaces ne se transforment pas en actes concrets», a-t-il dit.

M. Hassad a révélé que 1350 marocains ont rejoint les groupes terroristes dans les zones de conflit au Moyen Orient, dont 286 y ont été tués.

«Ces zones sont devenues une vraie zone de suicide pour les jeunes Marocains», a-t-il déploré mettant l’accent sur le travail de sensibilisation qui est mené sur plusieurs fronts pour dissuader les jeunes marocains de rejoindre les groupes terroristes.

M. Hassad, qui était accompagné du ministre délégué à l’Intérieur, M. Charki Drais, a également mis en relief les succès de la politique migratoire menée par le Maroc, et ayant permis la régularisation de la situation de plus de 20.000 Subsahariens en situation illégale au Maroc.

«Le Maroc est le seul pays de la région à avoir initié une vraie politique migratoire», s’est-il félicité.

Il a toutefois mis en garde que les autorités marocaines, tout en menant cette politique humaniste à l’endroit des migrants, «ne feront aucune concession concernant le respect de la loi» comme cela s’est passé dernièrement à Tanger pour la libération de logements occupés illégalement par des clandestins subsahariens ou le démantèlement de campements installés par ces émigrés près de Nador.

Soulignant l’engagement sans faille du Maroc dans la lutte contre l’émigration clandestine, M. Hassad a souligné que le travail de surveillance et de contrôle des frontières coûte 250 millions de dollars par an au Maroc et mobilise 13.000 personnes «jour et nuit» .

«Nous faisons tous ces sacrifices dans le cadre de la coopération internationale et la confiance avec nos partenaires», a-t-il dit.

Le ministre de l’Intérieur a saisi cette occasion pour rappeler la coopération exemplaire établie par le Royaume avec ses partenaires européens dans le domaine aussi de la lutte contre la drogue, comme en témoigne la saisie de 6,5 tonnes de cannabis lundi près de Marseille.

«C’est une opération totalement coordonnée entre les services de sécurités marocains et français», a-t-il noté rappelant que le président français François Hollande a salué en personne la qualité de la coopération avec le Maroc en matière de lutte contre le trafic de drogue.

M. Hassad a par ailleurs rappelé la détermination du Maroc à aller de l’avant dans le respect de la loi et le renforcement de l’Etat de droit et des libertés individuelles et collectives, soulignant que plus de 120.000 associations exercent librement leurs activités au Maroc.

Le ministre s’est élevé toutefois contre la méthodologie adoptée par Amnesty International dans ses relations avec le Maroc, en feignant d’ignorer ses lois et l’avis de ses autorités dans l’élaboration de ses rapports.

Le Maroc est totalement ouvert aux organisations internationales qui mènent un travail crédible et non orienté, a-t-il assuré.