Des pratiques malsaines entachent le processus à Casablanca

Elections communales et régionales du 04 septembre


Indubitablement de vieilles pratiques qu’on croyait bel et bien révolues ont la peau dure. Les élections communales et régionales prévues le 04 septembre seraient déjà entachées par ces pratiques alors que le processus est encore au stade de dépôt des candidatures.

Des médias rapportent que des présidents sortants ont recouru aux entreprises liées à leur commune par des marchés pour la location de voitures qui vont être mises en service lors de la campagne électorale. Un conflit d’intérêts. De même, des barons de l’habitat anarchique, connus et reconnus notamment dans la préfecture de Aîn Chock à Casablanca font la pluie et le beau temps dans cette circonscription de tous les paradoxes.

A Mers Sultan, toujours à Casablanca, un candidat a mobilisé des courtiers de la gare routière Ouled Ziane pour assurer sa campagne, comme il aurait aménagé des espaces au sein de ladite gare, gérée pourtant dans le cadre de la gestion déléguée, pour des services électoraux.

A Sidi Moumen, un promoteur immobilier ayant succédé à son père à la commune a mobilisé d’énormes moyens matériels et humains pour remporter ces élections au détriment de la loi et de l’éthique. Le plafond des dépenses fixées par le ministère de tutelle lors de la campagne électorale n’est qu’un vain vocabulaire pour ces élus ayant élu domicile dans les conseils depuis belle lurette.

A Sidi Belyout, le beurre et l’argent du beurre sont investis pour induire en erreur les électeurs, rapportent des sources concordantes de l’ancienne médina. C’est dire que la mairie restera dans sa configuration actuelle à plus de 90%. L’espoir nourri par le wali du grand Casablanca, qui a dit il y a juste quelques semaines que «la Métropole a besoin d’une nouvelle race d’élus», serait en train de partir en fumée.