Le projet de budget s’inscrit dans une logique consensuelle

Le PLF 2016 présenté aujourd’hui devant les députés


Le projet de loi des finances 2016 (PLF) sera présenté dans les délais impartis ce mardi 20 octobre  devant la première Chambre. Après son approbation par les députés, le projet de budget atterrira chez les conseillers avant son adoption finale par la Chambre des représentants. Le PLF s’inscrit encore dans cette logique étroite limitée dans un horizon d’une année et dans le contexte de mise en œuvre de la régionalisation avancée.

Le PLF 2016 s’inscrit dans une logique annuelle étroite interdisant toute lecture des tendances pluriannuelles actualisées des politiques publiques, des réalisations et des  objectifs tracés, estime Abdelahad Fassi Fihri, membre du BP du PPS. De son avis, le projet de budget 2016, s’inscrit certes dans la continuité des lois des finances précédentes, mais il est important de souligner que sa mise en œuvre intervient pour la première fois dans le cadre de la loi organique des finances. C’est aussi la dernière loi des finances avant les élections législatives, dit-il, avant de poursuivre que 2016 est une année électorale. Il est certain, poursuit-il, que l’effort pour la maitrise du déficit public est salutaire, mais il faut donner plus de signaux sur le plan social, notamment en améliorant le pouvoir d’achat du citoyen et améliorant les prestations dans le secteur de la santé et dans d’autres secteurs.

Pour Abdelahad Fassi,  Il est grand temps de s’affranchir, dans le cadre de la préparation de la loi des finances, de cette vision limitée dans un horizon de  deux mois (selon qu’il pleut ou il ne pleut pas). La loi des finances doit normalement donner des éléments de lecture des politiques publiques sur plusieurs années (masse salariale, évolution de la fonction publique, du service public, réforme de la retraite, déficit en termes des ressources humaines dans le secteur de l’enseignement ou de la santé…)

Pour rappel, le projet de budget table sur la création de 26.000 postes de travail dans la fonction publique. Le PLF 2016 se base  sur quatre hypothèses de base : un taux de croissance de 3%, un déficit budgétaire à 3,5% et une inflation maitrisée à 1,7% et un prix du pétrole à 61 dollars le baril.

Le prochain budget consacre aussi  la mise en œuvre du grand projet national relatif au milieu rural devant bénéficier à près de 12 millions Marocains répartis sur environ 24.290 douars, en vue de réaliser 20.800 projets d’une enveloppe financière de 50 milliards de dirhams (MMDH) étalés sur 7 années.

Le PLF 2016 coïncide avec la mise en œuvre du projet de la régionalisation à travers la création du Fonds de solidarité interrégionale et du Fonds de la qualification sociale, l’augmentation de la contribution financière allouée aux régions à 4 MMDH, puis à 10 MMDH à l’horizon 2020. L’effort en matière d’investissement public est estimé à 189 MMDH.

La campagne agricole s’annonce sous de bons auspices

Les pluies sont de retour


C’est parti pour une bonne saison agricole 2015/2016. Le lancement de la campagne céréalière a coïncidé, ce lundi 19 octobre, avec la chute d’importantes pluies dans différentes régions du pays. S’agit-il d’un signe précurseur de belles perspectives agricoles ? D’aucuns estiment qu’il est encore prématuré de se prononcer, car tout est conditionné par la quantité des précipitations. Surtout que les mesures d’accompagnements se font toujours attendre, notamment pour les agriculteurs situés dans les zones Bour.

Les prévisions météorologiques annoncent de fortes pluies pour ce début de semaine. Après un week-end pluvieux, les précipitations devront se poursuivre encore ce mardi, pour reprendre vendredi prochain. La direction de la météorologie nationale a alerté sur les fortes averses parfois orageuses que devraient connaitre plusieurs régions du Royaume, notamment les zones d’Agadir, Essaouira, Safi, Taroudante, Chtouka-Ait Baha, Chichaoua, Taza, Sefrou et Boulmane. Les mêmes averses, avec un cumul plus important, toucheront également ce mardi les zones d’Al Hoceima, Driouch et Nador, les zones de Taza, Berkane, Oujda, Fnid’q, Mdi’q, Chaouen, Fahs Anjra et Tétouan, indique la direction de la météo.

Les pluies sont certes là, souligne Abbas Tanji, chercheur agronome, mais les quantités restent très faibles. Après un week-end pluvieux, la région de Chaoui n’a reçu pendant le mois de septembre que 18 mm et seulement 19  mm  pendant ce week-end, malgré les fortes pluies, précise Tanji. Cela reste un peu faible, estime-t-il, pour espérer bien démarrer la campagne agricole surtout dans les zones pluviales qui constituent plus de 80% des surfaces agricoles utiles.

Il rappelle que le Maroc connait une aridité structurelle depuis quelques années déjà. Du coup, les pluies, si elles ne sont pas importantes, restent insuffisantes pour garantir un bon rendement et une meilleure production. Des mesures audacieuses sont fortement attendues de la part du ministère de l’Agriculture ces jours-ci. Il est d’ailleurs recommandé d’agir sur les prix des intrants jugés chers (semences, pesticides et  engrais). Il faut aussi agir sur les prix du blé vers la fin du mois de mai. La fourchette de prix fixée par le ministère (200 à 250 dirhams le quintal) est dite faible et ne couvre pas le coût de revient de même qu’elle n’assure pas à l’agriculteur une bonne marge bénéficiaire qui lui permettrait de bien entamer la campagne agricole. Tanji, estime que dans les zones Bour, une bonne partie des fellahs n’utilisent pas les intrants à cause de leur prix. D’ailleurs, on s’interroge sur l’utilité de l’octroi de 100% de subventions au profit des agriculteurs qui agissent dans les zones irriguées. Le dernier rapport de la FAO a fait le constat relatant le fait que l’écrasante majorité des pauvres au Maroc se situe dans les zones Bour.

Les mesures d’accompagnement doivent donc se concentrer sur les agriculteurs basés dans les régions pluviales qui représentent près de 7 millions d’hectares, conclut Tanji.

SM le Roi lance plusieurs projets socio-économiques à Tanger

Destinés à la promotion des femmes et des enfants défavorisés


 Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a procédé, lundi à Tanger, au lancement et à l’inauguration de plusieurs projets inscrits dans le cadre du programme phare «Tanger-Métropole» et destinés à la promotion des conditions socio-économiques des femmes et à la protection des enfants issus de milieux défavorisés.

Le Souverain a ainsi procédé à l’inauguration d’un Centre d’éducation et de formation des femmes au quartier Mghogha Lakbira, et au lancement des travaux de réalisation d’un Centre pour femmes actives au quartier Bir Chifa à Beni Makada, d’une maison de l’Enfant au quartier Bellevue à Mghogha, d’un Centre pour Mères en détresse au quartier Branes et d’une Maison de l’Etudiante «Dar Attaliba» au quartier Mghogha Lakbira.
Mobilisant des investissements de l’ordre de 27,5 millions de dirhams, ces projets de proximité traduisent l’intérêt qu’accorde le Souverain au développement de l’élément humain, particulièrement des femmes et des enfants, et Sa volonté constante de doter toutes les franges de la société de moyens et outils d’insertion socio-économique afin de leur permettre de participer activement au développement de leur pays.

Le Centre d’éducation et de formation des femmes du quartier Mghogha Lakbira, dont les travaux ont été lancés par SM le Roi, que Dieu L’assiste, le 22 mars 2014, a pour principal objectif de soutenir les femmes issues de milieux défavorisés, en les dotant de compétences diverses (art culinaire, pâtisserie, coupe-couture, coiffure-esthétique, broderie) et en leur permettant d’avoir des revenus stables, notamment par le biais d’activités génératrices de revenus et d’emploi.

Fruit d’un partenariat entre l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), l’Entraide nationale, la préfecture de Tanger-Assilah et le tissu associatif, ce Centre (5,2 MDH) permettra également l’alphabétisation fonctionnelle des femmes bénéficiaires, leur sensibilisation, ainsi que l’accueil et l’éducation de leurs enfants de moins de 3 ans.

Le Centre pour femmes actives du quartier Bir Chifa (3,5 millions DH) est destiné pour sa part à assurer aux personnes bénéficiaires une plus grande stabilité sociale et une insertion économique réussie.

Réalisé sur un terrain de 1.154 m2, ce Centre permettra aux femmes du quartier de bénéficier de cours l’alphabétisation et de formations dans des métiers générateurs de revenus (coupe-couture, broderie, dessin sur verre et céramique), et, leurs enfants, de suivre une éducation préscolaire de qualité.

Ce projet qui sera réalisé dans un délai de 18 mois est le fruit d’un partenariat entre la préfecture de Tanger-Assilah, la Commune urbaine de Tanger et l’Entraide nationale.

Pour ce qui est de la Maison de l’Enfant (8 MDH), elle a pour missions le développement de l’éveil chez l’enfant, le soutien moral et psychologique des enfants en situation difficile, la participation aux efforts de protection des enfants contre la violence, et l’information, l’éducation et la sensibilisation quant aux droits des enfants.

Espace éducatif et de loisirs par excellence, cette structure sociale comprendra des cellules de suivi médical et psychologique, de protection de l’enfant, et d’assistance judiciaire, un atelier de dessin et de sculpture, des classes de sciences de la vie et de la terre, d’éducation civile, d’éducation religieuse, et d’enseignement de langues étrangères, des salles d’informatique et de soutien scolaire, un club de lecture et une bibliothèque.
La Maison de l’Enfant sera réalisée dans un délai de 18 mois, dans le cadre d’un partenariat entre l’INDH, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du Nord, la préfecture de Tanger-Assilah, et la commune urbaine de Tanger.
Le Souverain a également lancé les travaux de réalisation d’un Centre pour Mères en détresse au quartier Branes, une structure qui permettra d’apporter l’assistance sociale, psychologique et juridique nécessaire aux Mères en situation difficile, de les sensibiliser et de les prendre en charge, ainsi que leurs enfants, dans les meilleures conditions.
Ce projet INDH, réalisé sur un terrain de 635 m2, abritera des salles de suivi médical et psychologique, d’écoute et d’orientation, de planification familiale, d’assistance juridique, une médiathèque, une salle de gymnastique, un pavillon d’hébergement provisoire des mères en détresse d’une capacité de 30 lits, un réfectoire, une aire de jeu, un salon, et une crèche.
Ce Centre (4,5 MDH) est le fruit d’un partenariat entre l’Initiative nationale pour le développement humain, le ministère de la Santé, l’Entraide Nationale, la préfecture de Tanger Assilah, la Commune urbain de Tanger et l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du Nord.
Quant à la Maison de l’Etudiante Dar Attaliba , elle sera construite au quartier Mghogha Lakbira sur un terrain de 850 m2 et aura pour objectif de lutter contre le décrochage scolaire des jeunes filles, notamment des filles du monde rural et de celles issues de familles défavorisées.
Abritant des dortoirs, un réfectoire, une salle polyvalente, une salle de lecture, une infirmerie, et une bibliothèque, cet établissement (6 MDH) sera réalisé dans un délai de 18 mois dans le cadre d’un partenariat entre l’INDH, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, la préfecture de Tanger-Assilah, la Commune urbaine de Tanger, et l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du Nord.
Ces différents projets conforteront l’offre sociale au niveau de la ville de Tanger, permettant ainsi à la population de s’inscrire amplement dans la dynamique de développement multidimensionnelle que connait la Cité du Détroit.

 

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8e édition du Salon du cheval d’El Jadida

SAR le Prince Moulay Rachid préside la cérémonie d’ouverture

SAR le Prince Moulay Rachid a présidé lundi la cérémonie d’ouverture de la 8ème édition du Salon du cheval d’El Jadida, qui se tient du 13 au 18 octobre au parc d’expositions Mohammed VI, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

A cette occasion, SAR le Prince Moulay Rachid a effectué une tournée à travers les différents espaces et villages du Salon, dédiés notamment à la Maison de l’artisan, aux régions du Royaume, aux institutions (les Forces armée royales, la garde royale, la sureté nationale, la gendarmerie royale et la Fédération royale marocaine de l’équitation), à l’art et la culture, à l’ international et au éleveurs.

Son Altesse Royale a aussi visité le stand de la Fédération Royale Marocaine des sports équestres et celui de l’Organisation mondiale du cheval ainsi que des ateliers de peinture et de dessins.

SAR le Prince Moulay Rachid a assisté par la suite, à la carrière principale de saut d’obstacle, à un spectacle d’art équestre, présenté par la gendarmerie nationale portugaise et des cavaliers émiratis.

SAR le Prince Moulay Rachid a aussi assisté à des show, des spectacles artistiques et des voltiges équestre, présentés par le Français Lucenzo et Khaled Khamis, champion du monde de l’équitation américaine.

Un spectacle de la Direction Générale de la Sureté Nationale (DGSN), des Forces Armées royales, outre des représentations artistiques de la Hongrie et de l’Ile de Majorque ont été également présentés à cette occasion devant Son Altesse Royale.

Par la suite, SAR le Prince Moulay Rachid s’est dirigé vers la carrière de la Tbourida où il a suivi des spectacles de fantasia animés par 18 Sorbas représentant les différentes régions du Royaume avant de poser pour une photo souvenir avec les Moqadems.

Tenue sous le thème: « Le cheval: arts et métiers », la 8è édition du Salon du cheval, qui se tient sur 46 ha et qui ambitionne d’attirer quelque 300.000 visiteurs, connait la participation de quelque 120 exposants professionnels représentant 38 pays.

Le programme de cette année est aussi riche que varié proposant aux visiteurs, outre un grand nombre de disciplines équestres -où seront engagés quelque 810 chevaux-, un salon professionnel avec des activités équestres artistiques, culturelles et récréatives qui mettront au premier plan le cheval barbe, élément de notre patrimoine culturel.

Des compétitions et démonstrations nationales et internationales de qualité, seront aussi au rendez-vous, parmi elles, le Championnat international du cheval barbe, le Championnat national du cheval arabe-barbe, la coupe des éleveurs marocains de chevaux arabes, le concours international de modèles et allures du pur-sang arabe (show A), le concours international de saut d’obstacles CSI 1* et le concours international de saut d’obstacles CSI 3*W, qui constitue la troisième étape du Morocco Royal Tour, qualificatif pour la Coupe du Monde.

La fécondité passe en dessous du seuil de remplacement des générations

Le HCP tire la sonnette d’alarme


Désormais, l’Etat est dans l’obligation de revoir ses stratégies de développement. En fait, les résultats du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2014) rendus publics, mardi 13 octobre à Rabat, par le Haut-commissariat au plan (HCP), sont alarmants et ce à plus d’un titre.

Le phénomène du vieillissement de la société marocaine est aujourd’hui une vérité apodictique. A en croire le département d’Ahmed Lahlimi, le nombre des personnes âgés, dépassant les 60 ans, va atteindre 6 millions d’ici 2030, tandis que la catégorie des jeunes, moins de 15 ans va se rétrécir à 8 millions. S’agissant du recensement 2014, le HCP a révélé que la proportion des personnes âgées a connu une augmentation s’élevant à 9,6% au lieu de 8,1% en 2004, soit une hausse de 35% durant la période intercensitaire. Un tel constat s’explique par deux variables déterminantes, en l’occurrence la baisse des taux de mortalité et celui de la fécondité. Contacté par Al Bayane, Mohamed Mghari, directeur du Centre de recherches démographiques, a déclaré que «grâce aux progrès sanitaires, l’espérance de vie est passée de 47% en 1960 à 74,8% en 2015, soit une augmentation d’environ 27,8%». Idem en ce qui concerne l’indice de fécondité.  Selon notre interlocuteur,  «la part des jeunes de moins de 15 ans est passée de 31% en 2004 à 28% en 2014». Il a également précisé que «le nombre moyen d’enfants par femme s’établit à 2,21 en 2014 contre 7 en 1960».  Et ce n’est pas tout.  Les résultats de l’enquête ont été, on ne peut plus clairs, en mettant l’accent sur le fait que «la fécondité passe en dessous du seuil de remplacement des générations».

Influence du  modèle occidental

Il faut dire que malgré la baisse du célibat, le taux de fécondité a été revu à la baisse, que ce soit dans les deux milieux, rural et urbain.  Et pour cause, les jeunes recourent aujourd’hui de plus en plus à l’utilisation des moyens contraceptifs. A cela s’ajoute également le prolongement du cursus d’étude. Autrement dit, la plupart des jeunes préfèrent poursuivre leurs études supérieures pour qu’ils puissent intégrer le marché du travail au lieu de se marier.  Autre phénomène non moins important,  c’est que les femmes, de nos jours, optent pour le travail pour assurer leur avenir ou aider le conjoint à bâtir un foyer au lieu de rester chez elle.  De même, le coût d’éducation des enfants n’est plus comme auparavant  et nécessite de dépenser  une somme d’argent excessivement élevé, ce qui grève lourdement leurs revenus.  Chose qui n’est pas à la portée de tous les ménages marocains.

Parmi les autres facteurs explicatifs  figurent en outre la variable culture. Bref, les  jeunes marocains sont énormément  séduits par le modèle occidental et optent davantage pour le mode de  concubinage, laisse entendre  Mohamed Mghari. Comme quoi, les valeurs d’antan n’influencent plus le comportement de la nouvelle génération, qui est  devenue, au fil des années, de plus en plus  émancipée.

Dernière ligne droite avant son dépôt au Parlement

Le projet de loi des finances 2016  examiné en Conseil des ministres


Le Conseil des ministres présidé, par le Souverain, mardi dernier à Tanger, a été consacré, en bonne partie, à la présentation des grandes lignes du projet de budget 2016 et ses orientations majeures. Une croissance équilibrée et consolidée, un soutien plus confirmé à la demande nationale et une meilleure promotion de l’investissement et de l’industrie sont autant de priorités mises en avant dans le projet de loi des finances 2016. La régénération du service public figure aussi dans les orientations du prochain budget. Le projet de loi des finances 2016 (PLF 2016) entame ainsi sa dernière ligne droite avant d’atterrir dans les jours qui viennent devant le parlement.

Le projet de loi des finances 2016  consacre quatre priorités. Le projet qui tire son fondement des grandes orientations royales vise, souligne Mohamed Bousaid, ministre de l’Economie et des Finances, la confortation des bases solides d’une croissance économique équilibrée et la préservation, voire même la récupération progressive  des équilibres macro-économiques. Le projet ambitionne également de soutenir la demande et d’encourager l’offre. Le PLF 2016 trace d’autres objectifs et mise sur la stimulation de l’industrialisation, de l’investissement privé et de l’accélération des plans sectoriels.

Réduire les disparités sociales et spatiales, et garantir une offre équitable de l’emploi  s’inscrivent également dans la ligne droite du prochain budget.  Ce n’est pas tout. Le PLF 2016 engage, par ailleurs, l’objectif d’accélérer la mise en œuvre de la régionalisation et des grandes réformes structurantes. La lutte contre la défaillance des services publics en général et de services de base, notamment dans le milieu rural, n’est pas en reste. Des programmes seront mis œuvre dans ce sens, a tenu à préciser l’argentier du royaume.

La réforme fiscale se poursuit toujours dans le cadre du PLF 2016. Le projet veut résoudre le problème des remboursements et des délais de paiement des crédits TVA. Autrement dit, agir sur le butoir de la TVA via la rapidité des remboursements et la mise en place des nouvelles mesures pour liquider les arriérés de l’Etat en la matière et agir sur les délais de paiement.

La fiscalité reste le cheval de bataille de la CGEM à la veille de chaque préparation de loi des finances. Le patronat a  en fait déjà fait part de ses propositions dans ce sens.  De la  TVA, à l’impôt sur les sociétés en passant par l’IR  et à l’intégration du secteur informel, le document de la CGEM est clair. Des mesures doivent être mises en place pour accélérer les remboursements au titre de la TVA. La confédération patronale recommande l’exonération sans limite de la TVA sur l’acquisition des biens d’investissement et la réduction du nombre de taux de la TVA. Le patronat insiste aussi surl’introduction de la progressivité avec des taux de taux 10%, 20% et  30% dans le calcul de l’IS. L’option de mettre en place un IS sur la base du résultat consolidé est tout aussi chère à la CGEM. Aussi, pour une meilleure intégration du secteur informel, le patronat prône une suppression des taxes parafiscales. Sur le chapitre de l’impôt sur le revenu, la CGEM propose une bonne répartition de la charge fiscale entre les revenus salariaux et ceux professionnels.

SM le Roi préside la cérémonie de remise de diplômes aux lauréats de la formation professionnelle

Tanger

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé, jeudi au Palais Marshane à Tanger, la cérémonie de remise de diplômes aux lauréats de la formation professionnelle, une nouvelle marque de la sollicitude royale envers ce système de formation devenu aujourd’hui la clé de voûte dans tous les secteurs de développement.

A cette occasion, le directeur général de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), M. Larbi Bencheikh a prononcé une allocution devant SM le Roi dans laquelle il a présenté les réalisations accomplies par l’OFPPT durant la période 2013-2015, ainsi que le plan de développement de l’office à l’horizon 2020.
M. Bencheikh a, ainsi, indiqué que l’OFPPT, conformément aux Hautes orientations Royales, a adopté un plan d’action qui s’articule autour de quatre principaux axes, à savoir l’amélioration de la qualité des formations dispensées, le développement et la rationalisation des ressources de l’Office, la motivation et l’encouragement des formateurs et du personnel encadrant, et l’établissement d’un plan de développement de la formation professionnelle à l’horizon 2020.
Soulignant la forte expertise acquise par l’office depuis 2001, M. Bencheikh a fait observer que le plan de développement de l’OFPPT à l’horizon 2020 a pour objectif l’accompagnement de la mise en œuvre de la vision stratégique pour la réforme de l’Ecole marocaine (2015-2030), en conformité avec les recommandations du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Ce plan ambitionne également de répondre aux besoins en compétences des opérateurs économiques et des partenaires sociaux, à travers la création de 120 établissements de formation (une moyenne de 24 établissements par an), de former des cadres moyens (middle management), de lutter contre la déperdition scolaire, et d’accompagner les petites et moyens entreprises pour leur développement et le renforcement de leur compétitivité.

Ce plan prévoit aussi, a ajouté M. Bencheikh, la formation et l’accompagnement de porteurs de projets pour qu’ils puissent créer leurs propres entreprises, ainsi que l’accompagnement des différentes actions sociales et solidaires portées par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et l’Initiative nationale pour le développement humain.

M. Bencheikh n’a pas manqué, à cette occasion, de souligner que l’OFPPT accorde une importance particulière à la Coopération Sud-Sud, mettant son expertise à la disposition d’un nombre de pays africains frères et amis, et ce, en droite ligne de la politique éclairée menée par SM le Roi Mohammed VI et visant à renforcer le rayonnement international du Royaume.

Dans ce cadre, l’OFPPT oeuvrera en faveur d’une augmentation du nombre de places pédagogiques réservées aux stagiaires africains, outre la participation de l’Office, en partenariat avec la fondation Mohammed VI pour le développement durable, à la construction de Centres de formations sectoriels dans certains pays africains, a-t-il affirmé.
Et d’ajouter que pour une mise en œuvre optimale dudit plan, il est prévu l’adoption d’un contrat programme entre l’Etat et l’OFPPT, la création de bureau régionaux de la Formation professionnelle, le renforcement du partenariat avec les associations affiliées à la Confédération générale des entreprises du Maroc, ainsi qu’avec les opérateurs économiques et les partenaires sociaux.

Cette cérémonie a également été marquée par la projection d’un film institutionnel retraçant les efforts engagés par l’OFPPT pour accompagner la mise en œuvre des stratégies de développement sectorielles (aéronautique, automobile, BTP, logistique, services, agro-alimentaire, agro-industrie, textile), tout en mettant en exergue les principaux objectifs des établissements de formation sectoriels qui ont été lancés ou inaugurés par le Souverain.

SM le Roi, que Dieu L’assiste, a ensuite procédé à la remise de diplômes à 12 lauréats de la formation professionnelle qui se sont distingués au niveau national, à cinq lauréats ayant réalisé les meilleurs projets de fin d’études, à deux lauréats de la compétition internationale organisée par la société CISCO qui a connu la participation de 280 concurrents originaires de la région MENA et de Turquie, à trois lauréats qui se sont distingués aux olympiades des compétences professionnelles organisés en 2015 au Brésil, à trois lauréats qui se sont distingués lors de compétitions nationales, à trois lauréats étrangers, et à deux meilleurs lauréats des centres pénitentiaires.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Chef du gouvernement, des Conseillers de Sa Majesté le Roi, de membres du gouvernement, de représentants de missions diplomatiques accréditées à Rabat, de représentants d’établissements publics partenaires de l’OFPPT et des fédérations professionnelles, de cadres de l’Office, ainsi que de plusieurs personnalités.

Au terme de cette cérémonie, SM le Roi a offert une réception en l’honneur des lauréats de l’OFPPT et des personnalités présentes.

 

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L’OFPPT a élaboré un plan de développement qui répond

aux besoins des projets structurants

Le directeur général de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), Larbi Bencheikh, a souligné que son établissement a élaboré un plan de développement à l’horizon 2020 qui répond aux besoins et exigences des projets structurants.

Dans une allocution, prononcée devant SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, jeudi au Palais Marchane de Tanger à l’occasion de la cérémonie de remise de diplômes aux lauréats de la formation professionnelle, présidée par le Souverain, M. Bencheikh a passé en revue les réalisations accomplies par l’Office durant la période 2013-2015, ainsi que ses nouveaux projets.

Conformément aux Hautes orientations royales, l’OFPPT a mis en place un plan d’action qui s’articule autour de quatre principaux axes: l’amélioration de la qualité des formations dispensées, le développement et la rationalisation des ressources de l’Office, la motivation et l’encouragement des formateurs et du personnel encadrant, et l’établissement d’un plan de développement de la formation professionnelle à l’horizon 2020, a indiqué M. Bencheikh.

Soulignant la forte expertise acquise par l’Office depuis 2001, M. Bencheikh a fait observer que le plan de développement de l’OFPPT à l’horizon 2020 a pour objectif l’accompagnement de la mise en œuvre de la vision stratégique pour la réforme de l’Ecole marocaine (2015-2030), en conformité avec les recommandations du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Ce plan, a-t-il poursuivi, ambitionne également de répondre aux besoins en compétences des opérateurs économiques et des partenaires sociaux, à travers la création de 120 établissements de formation (une moyenne de 24 établissements par an), l’augmentation de la capacité d’accueil pour atteindre 650 mille places à l’horizon 2020 au lieu 430 mille actuellement, la formation de plus de 1,7 million de lauréats, dont 1,14 million dans le cadre de la formation sanctionnée par un diplôme et plus de 580 mille (formation qualifiante).

Il vise également à former des cadres moyens à travers une action visant à répondre aux besoins de l’économie nationale grâce à la création d’un baccalauréat professionnel, a relevé M. Bencheikh, estimant que le nombre des bénéficiaires de cette filière pourrait atteindre 140 mille à l’horizon 2020, outre la mise sur pied de deux niveaux au sein de l’Office (Bac+3 et Bac+4) qui permettront la formation de 25 mille étudiants à partir de la prochaine rentrée universitaire, ce qui portera à 100 mille leur nombre à l’horizon 2019-2020.

Cette action, a-t-il précisé, permettra de répondre aux besoins du marché et d’alléger la pression exercée sur les Universités en termes de sureffectifs et faciliter l’accès des lauréats au marché du travail.

Selon le directeur général de l’OFPPT, ce plan contribuera, en outre, à juguler la déperdition scolaire grâce à l’augmentation de plus de 260 mille places à l’horizon 2020 de la capacité d’accueil actuelle qui seront mis à la disposition des jeunes ayant abandonné l’école (primaire, collège et lycée), estimant que plus de 1 million de jeunes bénéficieront de cette action durant les six prochaines années.

D’autre part, ce plan ambitionne d’accompagner les petites et moyennes entreprises, qui représentent 95 pc du tissu économique national, pour leur développement et le renforcement de leur compétitivité à travers la formation continue au profit de 1,5 million employés entre 2016 et 2020, a souligné M. Bencheikh.

En application des Hautes instructions royales dans le domaine de la formation et d’accompagnement de porteurs de projets, a signalé M. Bencheikh, il sera procédé au soutien et à la création de 6 000 entreprises qui permettront de créer 27 mille postes d’emploi durant la période 2016-2020, précisant que ledit plan garantira une large adhésion dans l’action sociale et solidaire portées par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, à travers l’augmentation de la capacité d’accueil grâce à de nouveaux Centres de formation et de nouvelles filières en adéquation avec l’environnement socio-économique.

Ce plan, a-t-il poursuivi, est également mis en œuvre par la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus par la création de 10 établissements bénéficiant à 49.000 pensionnaires entre 2015 et 2020, outre le soutien aux projets réalisés dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) pour la formation de 20.000 jeunes et la création de 12 internats au profit des élèves et des jeunes filles du monde rural.

Le directeur général de l’OFPPT a souligné que l’office va apporter sa contribution à l’ambition du Maroc de devenir un pays émergent à travers l’encouragement de la recherche scientifique et l’innovation, précisant que pour atteindre cet objectif, il importe de créer une complémentarité entre l’OFPPT, les universités, les écoles supérieures, les acteurs économiques, les établissements publics et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de façon à exploiter de manière efficace et rationnelle les ressources humaines et financières du Maroc.

L’OFPPT, pour donner corps à la politique éclairée de SM le Roi visant à renforcer la coopération avec les pays africains frères et amis et contribuer au rayonnement du Maroc sur la scène internationale, va oeuvrer pour l’augmentation du nombre de places réservées aux stagiaires africains, qui passera de 450 places actuellement à 1000 par an, l’accueil des formateurs et des techniciens pédagogiques et la participation à la création d’institutions de formation sectorielles dans certains pays africains dans le cadre d’un partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour le développement durable, a-t-il ajouté.

M. Bencheikh a indiqué que la bonne relation tissée avec les pays africains bénéficiaires a suscité la grande satisfaction des bailleurs de fonds que sont la Banque mondiale, la Banque islamique pour le développement, le Fonds saoudien pour le développement et le programme des Nations unies pour le développement qui font appel à l’expertise de l’OFPPT chaque fois que c’est nécessaire, ce qui va drainer à l’office d’importantes ressources financières estimées à plus de 60 millions de DHS.

Passant en revue les mesures prises pour la mise en œuvre du plan de développement à l’horizon 2020, le directeur général de l’OFPPT a assuré qu’il sera procédé à l’amélioration de la qualité des services, le renforcement de la valeur ajoutée du système de formation et l’adoption du référentiel national de la qualité mis en place dans le cadre du jumelage institutionnel avec l’Union européenne, mettant également l’accent sur la bonne gouvernance régionale et le renforcement de la gestion tripartite de l’office, à savoir les représentants des pouvoirs publics, du patronat et des salariés .

Il a fait savoir que ces résultats n’ont pu être atteints sans la valorisation des ressources humaines à travers notamment la mise en place d’un système de rémunération motivant l’effort et l’encouragement des compétences, ajoutant que les ressources financières propres de l’OFPPT ont augmenté de 11 fois entre 2002 et 2014, passant de 32 millions de dhs à 353 millions de dhs, alors que les dépenses de fonctionnement ont baissé de 15 pc en dépit de la hausse du nombre des établissements de formation et du nombre des stagiaires qui ont été multipliés par 7.

Texte intégral du Discours prononcé par SM le Roi devant les deux chambres du Parlement

La participation massive des habitants du Sahara aux dernières élections, une preuve démocratique supplémentaire de leur attachement à l’intégrité territoriale de leur pays

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid, a présidé, vendredi à Rabat, l’ouverture de la première session de la cinquième année législative de la neuvième législature.

A cette occasion, le Souverain a prononcé un Discours devant les deux chambres du Parlement.

Voici le texte intégral du Discours royal:

 »Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Mesdames et Messieurs les honorables parlementaires,

Nous sommes heureux d’inaugurer la cinquième année de la présente législature. Cet évènement annuel est pour Nous l’occasion de Nous adresser aux représentants de la Nation, pour aborder diverses questions nationales.

La présente année législative revêt une importance particulière, d’autant plus qu’il s’agit de la dernière année de la législature actuelle, et qu’il en découle la nécessité de parachever la mise en place des institutions constitutionnelles.

Elle intervient également après les premières élections locales et régionales organisées sous la nouvelle Constitution, et la mise en place de la Chambre des Conseillers, dans sa nouvelle configuration.

Nous souhaitons à cet égard féliciter, pour la confiance placée en eux, les membres de la Chambre des Conseillers, les présidents des conseils régionaux et locaux et l’ensemble des élus. Nous prions pour que le Très-Haut vous aide tous à mener à bien et avec succès le mandat dont vous avez la charge.

Pour autant, nous ne saurions considérer que le processus a atteint son terme. Car, en effet, les élections ne sont pas une fin en soi. Elles marquent plutôt le commencement effectif d’un long parcours, dont le point de départ consiste à mettre en place les institutions et à leur conférer la légalité requise.

Plus encore ! La représentation des citoyens est une charge éminemment importante qu’il appartient aux élus et aux partis politiques d’assumer, soit en honorant leurs promesses envers les électeurs, soit en s’employant à répondre aux préoccupations pressantes qui sont les leurs.

Il s’agit donc d’une responsabilité nationale qui exige de chacun de se hisser à la hauteur de ce moment historique dans la vie de notre pays.

Nous n’avons d’autre choix que de mettre en place des institutions régionales efficientes, pour que le Maroc ne manque pas ce rendez- vous important avec l’histoire. Mais il faut bien admettre que la vie politique ne devrait pas reposer sur les personnes, mais plutôt sur les institutions.

En effet, les personnes, quelles qu’elles soient, sont nécessairement appelées à s’en aller, alors que les institutions sont là, pérennes et pour toujours. Et c’est cette continuité qui est la véritable garantie des droits des citoyens et des services dont ils ont besoin, et que nous ne saurions accepter de laisser au gré d’humeurs et de caprices personnels.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Les citoyens ont déjà dit leur mot. Mais Je veux, de cette tribune, adresser un message à ceux qui n’ont pas eu de chance dans ces élections : Ils ne doivent pas perdre espoir , ils devraient, au contraire, garder la tête haute pour les services qu’ils ont rendus à la Patrie et aux citoyens.

Ils doivent se rendre compte que les Marocains sont devenus plus matures dans leur attitude à l’égard des élections, et plus exigeants en réclamant des comptes à leurs élus sur le bilan de leur action.

Il faut qu’ils se livrent à une autocritique constructive, pour corriger les erreurs, redresser les dysfonctionnements et poursuivre dès maintenant leur action, sérieusement et résolument, sans faiblir ou faillir, en vue de gagner la confiance des électeurs dans les prochaines échéances.

C’est bien cela la démocratie authentique. Elle prévoit l’alternance dans l’exercice du pouvoir et la gestion de la chose publique. Qui ne l’emporte pas aujourd’hui pourrait être le gagnant de demain.

Mais nous refusons les lamentations a posteriori, comme nous rejetons les accusations infondées portées contre les autorités chargées de l’organisation des élections. Les garanties qui ont été fournies, valent bien celles que l’on trouve dans les plus grandes démocraties dans le monde. Mieux encore ! On ne trouve de telles garanties que dans une minorité de pays.

Il va sans dire que quiconque s’estime lésé en raison de certains dépassements, somme toute isolés, que connaît d’habitude la pratique démocratique, garde la latitude de saisir la justice.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Nous avons noté avec une immense fierté la participation massive des habitants de nos provinces du Sud dans les dernières élections.

C’est là une preuve démocratique supplémentaire de l’attachement des populations du Sahara à l’intégrité territoriale et au système politique de leur pays. Cela traduit également leur volonté d’insertion efficace dans les institutions nationales.

A cet égard, Nous affirmons que la légitimité populaire et démocratique acquise par les élus, qui ont été choisis en toute liberté, fait de ceux-ci les véritables représentants des populations du Sahara marocain, contrairement à une minorité qui réside hors-patrie et tente illusoirement et sans le moindre fondement juridique de s’autoproclamer représentant de ces populations.

Mesdames et Messieurs les honorables parlementaires,

La Constitution a donné à la Chambre des Conseillers une place particulière dans l’édifice institutionnel national, dans un esprit de complémentarité et d’équilibre avec la Chambre des Représentants.

En effet, la Chambre des Conseillers se distingue par une composition variée, aux spécialités multiples, d’autant qu’elle rassemble en son sein un groupe de compétence et d’expertises locales, professionnelles, économiques et sociales.

Elle doit être un espace de débat constructif, d’expertise, de pondération et d’objectivité et rester à l’écart de toute considération politique.

En outre, il faudrait que cette complémentarité entre les deux Chambres du Parlement soit mise à profit pour rehausser son niveau de performance et la qualité des législations qu’il adopte.

Malgré tous les efforts déployés, l’image qui reste dans l’esprit de nombreux citoyens, est celle d’antagonismes et de surenchères entre la majorité et l’opposition, parfois à l’intérieur du parlement, et dans certains rassemblements partisans et même dans les médias.

Il M’a déjà été donné de vous dire de cette tribune que le discours politique ne s’élève pas toujours au niveau des aspirations du citoyen.

Là, J’attire l’attention sur le fait que la tendance aux luttes marginales se fait toujours au détriment des questions pressantes et des préoccupations réelles des citoyens. Cela suscite le mécontentement populaire concernant l’action politique en général et amène le citoyen à se désintéresser du véritable rôle du parlement.

En effet, le parlement doit être un miroir qui reflète les préoccupations des citoyens et un espace pour le dialogue sérieux et responsable autour de toutes les grandes questions nationales.

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Le travail qui vous attend pendant cette année pour parachever la mise en place des institutions ne peut tolérer la perte de temps occasionnée par les conflits marginaux.

En effet, les projets de textes juridiques qui vous seront soumis, sont d’une importance capitale et d’une extrême sensibilité.

Aussi, Nous avons jugé nécessaire de rappeler au gouvernement et au parlement la nécessité de se conformer aux dispositions de l’Article 86 de la Constitution, qui fixe le terme de cette législature comme dernier délai pour soumettre les projets de lois organiques à l’approbation du parlement.

Nous rappelons ici, à titre d’exemple, les projets des lois organiques relatives à la mise en œuvre du caractère officiel de la langue Amazighe, au Conseil National des Langues et de la Culture Marocaine, à l’exercice du droit de grève et au Conseil de Régence.

Ces questions nationales majeures exigent de vous tous, majorité et opposition, gouvernement et parlement, de faire prévaloir l’esprit de consensus constructif et de vous écarter des surenchères politiques.

Concernant les étapes de mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe pour que, à l’avenir, celle-ci puisse remplir sa fonction, il faut garder à l’esprit que la langue arabe et la langue amazighe ont toujours été un facteur d’unité, et qu’elles ne seront jamais un motif d’antagonisme ou de division.

Pour le Conseil National des Langues et de la Culture Marocaine, il s’agit de mettre en place un conseil comprenant en son sein toutes les institutions concernées par ces domaines, et non de mettre au point un organigramme général pour des institutions indépendantes.

Par ailleurs, l’élaboration du projet de loi organique sur la grève nécessite d’engager de larges consultations et de faire preuve d’un esprit de consensus constructif, de sorte à garantir les droits des travailleurs, les intérêts du patronat et l’intérêt de la Nation.

S’agissant des textes soumis au parlement, Nous appelons à l’accélération de l’adoption des projets des lois organiques relatives au pouvoir judiciaire, outre le projet de loi relatif à l’Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

L’important pour nous n’est pas uniquement l’adoption des lois et leur publication au Bulletin Officiel, mais aussi la mise en œuvre de ces législations et l’installation des institutions.

En effet, la valeur des institutions se mesure à leur capacité à remplir leurs missions et à servir les intérêts des citoyens.

Dans ce cadre, Nous appelons de nouveau à l’accélération de l’élection des membres de la Cour constitutionnelle devant être nommés par les deux chambres du parlement en vertu du pouvoir que leur confère la Constitution en la matière. Il sera ainsi procédé à l’installation de la Cour dans les plus brefs délais, comme Nous y avons déjà appelé dans le Discours de l’année dernière.

Il convient aussi de mettre en œuvre les textes juridiques relatifs au Conseil de la Concurrence et de l’Instance Nationale de la Probité et de la Prévention de la Corruption.

Cependant, une question reste posée : pourquoi les lois d’un nombre d’institutions n’ont pas été mises à jour alors que quatre années se sont écoulées depuis l’adoption de la Constitution ? Qu’attendons-nous pour mettre en place les nouvelles institutions créées par la Constitution ?

Nous citons notamment certaines institutions de défense des droits de l’Homme et de contrôle, le Conseil Consultatif de la Famille et de l’Enfance et le Conseil Consultatif de la Jeunesse et de l’Action Associative.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

L’année législative que Nous ouvrons aujourd’hui, est en butte à de nombreux défis et nécessite un travail sérieux et un patriotisme sincère pour parachever la mise en place des institutions nationales. Car les institutions ne concernent pas que la majorité ou l’opposition, elles doivent plutôt être au service des citoyens, en dehors de toute autre considération.

Aussi, Nous appelons au consensus constructif concernant toutes les grandes questions de la Nation. Toutefois, Nous refusons les arrangements négatifs par lesquels on cherche à satisfaire les envies personnelles et les objectifs catégoriels, au détriment des intérêts de la Nation et des citoyens.

En effet, la patrie doit rester au-dessus de tous.

Soyez, que Dieu vous garde, à la hauteur de la responsabilité qui vous incombe et agissez au mieux des intérêts de notre chère Patrie.

Si Dieu reconnaît un bien en vos cœurs, Il vous accordera de meilleures choses. Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouk »

Un agenda corsé

Rentrée parlementaire


La première session de la cinquième et dernière année législative de la neuvième législature s’ouvre ce vendredi 9 octobre sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI. Les conseillers, fraîchement élus, comme les députés de la première chambre, dont le mandat tire à sa fin dans une année, reprendront le chemin de l’Hémicycle pour une nouvelle session, celle d’automne.

Cette rentrée démarre cette année sous les feux de critique à l’égard de la deuxième chambre du parlement, la chambre haute, mise en place le vendredi 2 octobre. Et ce à cause de l’utilisation massive de l’argent sale par certains candidats pour se faire élire. Une enquête est ouverte et des présumés accusés sont convoqués. Dans ce sillage, rappelle-t-on, le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdallah a été le premier à monter au créneau pour dénoncer ce phénomène d’utilisation de l’argent sale, appelant même à la suppression pure et simple de cette chambre. Au-delà de ce scandale qui ternit l’image de toute l’institution parlementaire et bat en brèche le processus électoral dans sa globalité, cette année législative, la dernière de ce mandat gouvernemental, sera marquée par l’examen et l’adoption des lois organiques non encore validées, et dont dépend la mise en œuvre concrète de la constitution de 2011. Dans ce registre, les projecteurs seront braqués notamment sur la question de l’amazighité, le droit de grève, le conseil supérieur du pouvoir judiciaire. En parallèle, les débats sur les réformes du système des retraites et la caisse de compensation s’annoncent chauds, sans oublier le dialogue social qui devait reprendre entre les partenaires sociaux et le gouvernement. De même, la loi de finances pour l’année 2016 devait être examinée et validée selon le circuit traditionnel et dans les délais impartis pour éviter toute répercussion négative d’un éventuel retard. Au cours de la même année, les différents groupes parlementaires, de la majorité comme de l’opposition, sont appelés à trouver un terrain d’entente avec le gouvernement pour l’organisation des élections législatives de 2016. Dans ce cadre, les lois devant régir le processus de ces échéances législatives devraient être mises au point, selon un consensus arrangeant l’opposition et la majorité, en plus des partis politiques. Il faut dire qu’il s’agit d’un agenda hyper chargé et qui demande beaucoup plus de fluidité, de consensus et de labeur pour qu’il soit concrétisé. Les deux sessions, celle d’automne et d’avril, semblent insuffisantes pour une concrétisation saine, démocratique et transparente des lois organiques restantes, de l’arsenal juridique relatif aux élections législatives et d’autres projets de lois qui seront dictés par l’actualité et la situation politique générale dans le pays. C’est dire que les conseillers comme les députés ne devront pas chômer cette année. Et devraient faire preuve de bonne volonté, de consensus en ne prenant en compte que l’intérêt général du pays, la consolidation du processus démocratique et les attentes de la population, loin des calculs politiciens.

L’engagement du Maroc pour la lutte contre le changement climatique illustré par le développement du dispositif institutionnel, législatif et financier

SM le Roi adresse un message aux participants

à la 6ème Conférence islamique des ministres de l’environnement

SM le Roi Mohammed VI a adressé un Message aux participants à la 6ème Conférence islamique des ministres de l’environnement, qui a entamé ses travaux, jeudi à Rabat, sous la présidence de SAR la Princesse Lalla Hasna.

Voici le texte intégral du Message royal, dont lecture a été donnée par la Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’environnement, Mme Hakima El Haite.

 »Louange à Dieu. Prière et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Monsieur le Président,

Altesses,

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Il Nous est agréable de nous adresser aux participants aux travaux de la 6ème Conférence Islamique des Ministres de l’Environnement.

Nous saisissons cette occasion pour exprimer à l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture – ISESCO -, avec, à sa tête, Son Excellence Dr. Abdelaziz Bin Othman Al Twaijri, et à travers lui tous les membres et les experts de l’Organisation, toute Notre estime pour les efforts constants qu’ils déploient en vue de raffermir l’attachement aux principes, aux valeurs et autres constantes de la Oummah islamique.

Nous tenons également à saluer les initiatives constructives engagées par l’Organisation pour favoriser une prise de conscience approfondie des questions de l’environnement dans le monde islamique, montrant ainsi qu’elle mesure toute l’importance que revêt la dimension environnementale dans la conservation des richesses des pays islamiques et la préservation des droits des générations futures.

Dans ce contexte, Nous nous félicitons du thème retenu par les organisateurs pour cette conférence, en l’occurrence Changements climatiques : Défis du futur pour un développement durable . Ce choix est d’autant plus judicieux qu’il permettra de mettre en lumière les plus graves dangers et défis environnementaux qui guettent le monde, et plus particulièrement la région arabe et islamique.

Nous avons confiance que cette conférence va contribuer au succès de la 21ème conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies (COP21) sur les changements climatiques, qui se tiendra en décembre prochain à Paris. Elle constituera, de surcroit, un maillon fondamental dans les préparatifs engagés par le Royaume du Maroc pour accueillir la 22ème session de la COP à Marrakech, l’année prochaine, si Dieu le veut.

Monsieur le Président,

Altesses,

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Le changement climatique s’affirme comme une des problématiques majeures que connaît l’humanité aujourd’hui. Il représente un danger réel, non seulement pour l’environnement, mais également pour le développement économique et social, voire pour la paix et la sécurité dans le monde.

Par conséquent, les Etats islamiques qui, au même titre que les autres, pâtissent des effets pervers du réchauffement climatique sur leurs économies, se doivent de soutenir le processus de négociation multilatéral, destiné à favoriser la mise en place d’un nouvel ordre climatique international, qui est fondé essentiellement sur les principes de la Convention-Cadre onusienne concernant le changement climatique. En tête de ces principes, celui de la responsabilité partagée et différenciée des Etats, en tenant compte des capacités de chacun.

Il faudra également veiller à ce que le nouvel ordre envisagé repose sur le principe de l’équité et qu’il donne aux pays en développement le droit de répondre à leurs besoins présents et à venir en matière de développement. A souligner, parallèlement, le rôle précurseur que doivent jouer les pays avancés dans la réduction des gaz à effet de serre, ainsi que le soutien technique et financier qui devrait être mis à la disposition des pays en développement.

C’est là que s’affirme toute l’importance de l’Appel de Tanger, signé le 20 septembre dernier entre la République française et le Royaume du Maroc, et qui souligne la nécessité d’affronter les changements climatiques d’urgence, et de façon sérieuse, efficace et équitable.

Le fossé existant entre le Nord et le Sud n’est pas une fatalité incontournable. Faire face aux changements climatiques peut être un combat commun, s’il s’appuie sur les principes de solidarité et l’attachement à l’action collective.

Votre réunion aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, n’est pas un évènement ex nihilo. Depuis quatorze siècles, les prescriptions de notre sainte religion incitent, dans leur essence, à œuvrer pour le développement durable. En effet, nombreuses sont les références dans le saint Coran et la Tradition Prophétique, qui évoquent les limites des ressources disponibles et la nécessité d’en faire bon usage, sans gaspillage ni excès, car un droit pour tous.

Cette vérité est étayée dans le livre sacré, qui dit en substance : Il n’y a rien dont les trésors ne soient pas auprès de nous. Nous ne les faisons descendre que d’après une mesure déterminée , sourate Al-Hijr, verset 21, et ceux qui pour leurs dépenses ne sont ni prodigues, ni avares car la juste mesure se trouve entre les deux , sourate Al-Forquane, verset 67.

Mesdames, Messieurs,

Le Royaume du Maroc s’est, très tôt, engagé volontairement et fortement, dans la lutte contre les répercussions de ce phénomène, et ce, dans le cadre d’une approche intégrée, participative et responsable.

L’engagement de notre pays en matière de lutte contre les changements climatiques est illustré par le développement constant du dispositif institutionnel, législatif et financier marocain. En effet, la Constitution du Royaume a consacré en 2011 le droit à un environnement sain, et la nécessité d’établir un équilibre entre les impératifs du développement et l’exigence de préserver la qualité de la vie et de l’environnement, qui constitue une composante fondamentale de la richesse matérielle et immatérielle de tout pays.

C’est ainsi que notre pays s’est doté d’une loi-cadre tenant lieu de charte nationale de l’environnement et du développement durable, visant à consolider les acquis et à intégrer, de façon proactive, la dimension écologie et changement climatique dans tous les programmes et les politiques de développement.

De même qu’a été élaborée la stratégie nationale de développement durable sur la base des dispositions de la loi-cadre précitée. Ce texte lui a donné une force juridique, lui permettant de fixer un cadre d’orientation global et cohérent pour l’intégration des stratégies et ses plans d’action économiques, sociaux et environnementaux, en vue de la transition vers l’économie verte, capable de créer les richesses et les emplois.

Parallèlement, nous avons lancé un programme ambitieux des énergies renouvelables et propres, solaire et éolienne, et adopté, dans le même esprit une stratégie nationale d’efficacité énergétique.

En outre, un centre de compétences pour le changement climatique a été mis en place pour renforcer les capacités de lutte contre les changements climatiques à l’échelle nationale. Nous veillons à ce que cette structure ait des prolongements aux niveaux africain, arabe et islamique, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, l’objectif étant de raffermir davantage les solides relations qui unissent le Royaume à de nombreux pays frères.

Au niveau international, ainsi que Nous l’avons confirmé dans Notre Discours adressé à l’Assemblée générale des Nations Unies réunie en sa soixante-dixième session, Nous avons bon espoir de parvenir, à l’occasion de la Conférence de Paris, à un Accord mondial global, durable, équilibré et contraignant juridiquement.

Dans le cadre du processus de négociation en cours pour l’élaboration de cet Accord, et fidèle à ses engagements internationaux en matière de protection de l’environnement, le Royaume du Maroc a été le premier pays arabe et parmi les précurseurs au niveau mondial à préparer ses contributions prévues déterminées au niveau national en vue de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et déterminer ses besoins en matière d’adaptation à l’impact négatif du changement climatique. Des contributions que nous avons tenu à soumettre à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique avant le terme des délais prévus à cette fin.

L’adhésion de notre pays au processus de lutte contre les effets du changement climatique et le rôle pionnier qu’il joue dans ce domaine nous ont incité à présenter la candidature du Royaume pour accueillir en 2016 la vingt-deuxième session de la Conférence des Parties.

Nous sommes plein d’espoir que cette conférence soit l’occasion de mettre au point des mécanismes opératoires pour assurer la mise en œuvre de l’Accord de Paris, dont Nous appelons de nos vœux les plus fervents l’adoption, notamment pour ce qui concerne le volet adaptation, considéré comme l’une des priorités des pays en développement en général, et des pays islamiques en particulier.

Monsieur le Président,

Altesses,

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Ainsi que vous le savez, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté un Plan pour le développement durable 2030, et un ensemble de nouveaux objectifs mondiaux audacieux, se déclinant en 17 objectifs et 169 cibles vitales. Ils concernent l’éradication de la pauvreté extrême, la lutte contre l’inégalité, la promotion d’un enseignement d’excellence pour tous, l’éradication de l’analphabétisme, la lutte contre la désertification, la dégradation et la sécheresse des terres, la préservation des écosystèmes et de la biodiversité, et bien d’autres nobles desseins que nous devons œuvrer à concrétiser au cours des quinze prochaines années.

Aussi, les pays islamiques sont tenus aujourd’hui de s’engager à œuvrer pour la réalisation du développement durable souhaité. Pour cela, ils doivent prendre toutes les mesures requises pour traduire dans les faits les objectifs contenus dans le plan onusien, et fondés également sur la nécessité de prendre soin de l’être humain, de sauvegarder la planète Terre, d’assurer le bien-être à tous, d’instaurer la paix et d’approfondir le partenariat à tous les niveaux, tout en le mettant au service du développement durable.

A cet égard, Nous sommes persuadé que le monde islamique dispose aujourd’hui d’atouts suffisants lui permettant de s’impliquer dans ce grand chantier. En effet, ses pays ont réussi à asseoir les fondements nécessaires pour renforcer le partenariat qui les lie dans le domaine de l’environnement et du développement durable, notamment à travers la Déclaration historique de la première Conférence islamique des Ministres de l’Environnement, tenue en 2002 à Djeddah.

Cependant, les pays islamiques se trouvent aujourd’hui encore à la croisée des chemins, étant confrontés à des défis sécuritaires et en matière de développement et à des attentes populaires pressantes pour garantir plus de droits, de libertés, de dignité humaine et de justice sociale. Cet objectif ne pourra être atteint qu’à travers la complémentarité et le partage des expériences réussies dans les différents domaines, y compris la préservation de l’environnement et la mise en place des piliers du développement durable.

A cet égard, Nous rappelons la pertinence de Notre proposition contenue dans Notre Message adressé aux participants à la troisième Conférence islamique des ministres de l’environnement, tenue en octobre 2008, à Rabat. Cette proposition a trait à la création et l’affectation de l’Académie islamique pour l’environnement et le développement durable au service du développement durable dans le monde islamique.

Mesurant l’importance de cette académie pour le monde islamique, il a été procédé à l’élaboration d’une nouvelle conception de la façon dont cette institution devra être structurée, pour la rendre apte à accompagner les efforts des pays du monde islamique visant à réaliser les objectifs du développement durable.

L’espoir repose sur vos épaules pour approfondir le débat et intensifier les efforts afin de mettre au point une feuille de route consacrée à la mise en œuvre de cet important projet, et aller de l’avant vers la réalisation de ses nobles finalités.

Monsieur le Président,

Altesses,

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes persuadé que cette conférence, grâce aux éminentes personnalités qui participent à ses travaux, aux compétences et à la vaste expérience qui sont les leurs en matière d’environnement et de développement durable et à la volonté sincère qui les anime pour contribuer à l’essor du monde islamique, sera couronnée par l’adoption de recommandations et de propositions constructives, de nature à consolider le partenariat entre les pays islamiques et à nourrir l’espoir d’un avenir meilleur empreint de fraternité, d’unité et de solidarité.

Faites que votre réunion soit l’occasion de prendre la mesure de la lourde responsabilité qui vous incombe d’œuvrer, chacun à partir de sa position, à la création d’un nouveau modèle de développement axé sur le développement durable pour tous, et ce, en accord avec l’esprit de la Déclaration islamique sur le changement climatique issue des travaux du colloque islamique international, tenu en août 2015, à Istanbul.

Nous souhaitons la bienvenue aux hôtes du Maroc et un agréable séjour parmi nous, et implorons le Très-Haut de couronner leurs travaux de succès.

Wassalamou alaikoum warahatoullahi wa barakatouh »