Des acquis certes, mais beaucoup reste à faire

Journée nationale de la femme


La journée nationale de la femme, célébrée le 10 octobre au Maroc, est l’occasion de dresser le bilan des réalisations et acquis en faveur de la femme marocaine. C’est aussi l’opportunité idoine de  mettre le point sur les responsabilités des uns et des autres dans une sous-représentativité de la femme dans les postes de décision et au sein des instances élues.

Le constat fait l’unanimité : le principe de parité est encore bafoué. La parité consacrée par la Constitution n’est pas encore consacrée dans la pratique et dans les mentalités… Le domaine politique reste à prédominance masculine… La question de l’égalité, de la non-discrimination et de la parité n’est pas une affaire «de femmes». Il s’agit d’un choix de société déjà tranchée par la Constitution de 2011 mais qui devrait être valorisé et consacré dans les lois et dans la pratique.

Pour Charafat Afailal, membre du Bureau politique du PPS et ministre déléguée chargée de l’Eau, la représentativité féminine reste encore dérisoire. De son avis, cet état de chose est attribué au contournement des lois et de la Constitution notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des dispositions de la parité.  Nous disposons, dit-elle, de lois particulièrement avancées en la matière et qui exigent une représentativité bien définie – de l’ordre de 27% pour les collectivités territoriales par exemple. Et pourtant, nous nous retrouvons finalement avec une représentativité féminine dérisoire, que ce soit à la tête des collectivités territoriales, des conseils préfectoraux ou provinciaux. Plus grave encore, aucune femme n’a réussi à accéder à la présidence de l’une des douze régions du Royaume ni à la présidence des mairies

Charafat fustige les partis politiques et leur fait endosser l’entière responsabilité dans cette situation de sous-représentativité féminine au sein des instances élues.  Il est de leur devoir, poursuit-elle, de promouvoir la parité dans leurs rangs. Elle rappelle, toutefois, que depuis des décennies, le PPS n’a cessé de porter le flambeau de l’égalité… c’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas satisfaits à 100% des résultats enregistrés, malgré l’amélioration enregistrée.

La société civile a aussi une grande part de responsabilité. Notre société civile n’a plus le droit de se contenter d’observer la situation de loin affirme Charafat avant d’ajouter que ce n’est pas normal de boycotter les élections (c’est le cas d’une partie de la société civile) et de venir en amont demander des comptes !

Le même son de cloche chez  Houria Esslami, présidente  du GTDFI (Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires  à Genève), les droits des femmes ne se résument pas dans le code de la famille.  Car, rétorque-t-elle, «au-delà des problèmes liés à la mise en œuvre du code de la famille concernant le mariage des mineures et la polygamie qui nécessitent davantage de volonté et d’efforts pour être éradiqués, il est question aujourd’hui de la lutte contre la violence faite aux femmes, la mise en œuvre de la parité consacrée par la Constitution mais qui n’est pas encore consacrée dans la pratique et dans les mentalités. Malgré toutes les mesures incitatives ayant donné des résultats positifs au niveau de la représentativité politique des femmes et la présence des femmes aux postes de décisions, les dernières élections ont démontré qu’il reste beaucoup à faire».

Essalami souligne, par ailleurs, que la question de l’égalité, de la non discrimination et de la parité n’est pas une affaire «de femmes» ou une mesure complémentaire ou facultative. Il s’agit d’un choix de société déjà tranchée par la Constitution de 2011, mais qui devrait être valorisé et consacré dans les lois et dans la pratique. Sans cela, le développement de notre pays s’opérera au ralenti.

Pour les militantes de l’Association marocaine pour les droits des  femmes, les choses commencent à bouger. La constitution de 2011 a  apporté beaucoup de points positifs par rapport à la femme, notamment l’article 19 qui évoque la parité. Elle reconnait la place de la femme et sa condition de citoyenne à part entière comme l’homme, ce qui lui permet de participer à la politique, à l’économie, au social. Mais au regard des dernières élections, on voit bien qu’il n’y a pas eu d’amélioration.

L’AMDF, estime, qu’il  existe un déséquilibre entre les deux textes avec aussi cette absence des conventions internationales. «Aucune mention n’est faite aux conventions internationales. Pourtant, la nouvelle constitution fait référence aux conventions internationales.»

L’Association marocaine des droits pour les femmes  qualifie la parité actuelle de parité de façade. Elle propose que le changement doit émaner  de l’intérieur des partis politiques de droite comme de gauche, des associations, des syndicats, surtout qu’en 2016 se tiendront les élections législatives.

Entre les acquis et les  attentes, le 10 octobre c’est aussi l’occasion de mener une réflexion sur ce qui a été fait et ce qui devrait se faire. C’est finalement un combat de tous les jours.

Mise au point du PPS

Edito du quotidien «Akhbar Al Youm»

Le quotidien arabophone «Akhbar Al Youm» a publié en Une de son éditionn° 1794de lundi 5 octobre un éditorial autour de l’élection des membres de la chambre des conseillers. Cet éditorial comporte des allégations mensongères qui portent préjudice au Parti du progrès et du socialisme (PPS). Des éclaircissements s’imposent à cet effet.

L’auteur de l’éditorial a écrit que les élus du Parti du progrès et du socialisme (PPS) dans la région Rabat-Salé, Kénitra ont voté en faveur du candidat du Parti authenticité et modernité (PAM). Ces assertions sont vides de sens, étant donné que les élus du PPS siégeant dans le Conseil de la région ont donné leurs voix, conformément à un vote utile, au candidat du Rassemblement national des indépendant (RNI), l’une des composante de la majorité gouvernementale, vu que le candidat du Parti de la justice et du développement (PJD) dispose d’une majorité confortable lui permettant de remporter le siège du Conseiller, sachant aussi que le parti du Mouvement populaire (MP) n’a pas présenté de candidature dans cette région.

Qui plus est, l’éditorial contient d’étranges allégations, prétendant que le camarade  Abdellatif Ouammou, qui a été reconduit au nom du PPS pour un nouveau mandat, dans la région de Souss-Massa, n’a pas voté pour lui-même. Et que les trois membres du PPS dans cette région n’ont pas voté en faveur de la liste du PPS !

Ces allégations prétendant que les quatre voix manquant à l’appel de l’ensemble des voix du PJD et du PPS, ne peuvent être que les voix du PPS, relèvent du mensonge pur jus et constituent un travestissement de la vérité. En fait, comment peut-on envisager une tête de liste qui ne vote pas pour sa propre liste, et quelles sont les visées qui sous-tendent une telle «manouvre» et incitent un candidat quelconque à voter pour une liste qui n’est pas la sienne ?

Or, lorsqu’il s’agit de notre camarade Abdellatif Ouammou, connu pour son honnêteté, son intégrité et sa rigueur durant tout son parcours militant et ses trois camarades, membres du Conseil de la région de Souss-Massa, et qui ambitionnaient de, leur côté, de remporter les deux sièges réservés à la région, il devient clair que le contenu de l’éditorial de «Akhbar Al Youm» relève tout simplement du mensonge.

Enfin, l’on s’interroge avec l’auteur de l’éditorial d’Akhbar Al Youm si l’objectif est d’instaurer une idée selon laquelle il n’existe dans ce pays qu’un seul courant politique intègre et propre, et que tous les autres manœuvrent ? Tout le monde connait la réponse que d’ailleurs des données et des aveux ont confirmée durant toutes les étapes de ce processus électoral.

Les agriculteurs s’inquiètent

Retard des premières pluies d’automne et vague de chaleur


Le retard des premières pluies décale toute activité dans les zones  pluviales ou Bour. Les fellahs restent les bras croisés dans l’attente des premières précipitations et des mesures de soutien qui seront annoncées par le ministère de tutelle.  Seules les cultures irriguées sont  aujourd’hui gérées normalement et les récoltes  maraîchères et fruitières sont prévues dans les prochains jours.

La vague de chaleur qui prévaut actuellement sur le pays risque-t-elle d’endommager les cultures en place et d’impacter négativement le démarrage de la prochaine campagne agricole ? Pas vraiment, confirme Abbas Tanji, chercheur agronome. Les niveaux de chaleurs qui s’affichent ces derniers jours restent acceptables et supportables  pour cette saison d’automne et ne provoquent aucune inquiétude dans le milieu agricole. D’ailleurs, commente-t-il, même le risque sur  les cultures maraichères et les arbres fruitiers reste minime puisque ces cultures sont bien irriguées et se trouvent en grandes partie dans les zones humides. Il rappelle aussi que bientôt va commencer la cueillette des oranges et des oliviers, mais aussi des agrumes et les primeurs  destinés à l’exportation.

Ce qui inquiète, rétorque-t-il, c’est bien cette attente des premières pluies nécessaires pour un bon démarrage de la campagne agricole qui ne devrait pas tarder d’être lancée (globalement prévue vers le mi octobre courant).  Les premières précipitations tardent à venir et n’encouragent pas les agriculteurs à commencer les semis et les cultures des céréales qui sont en majeure partie placées dans les zones pluviales. Tanji signale que, sur les 8,5 millions d’hectares relevant du SAU (surfaces agricoles utiles), seul le 1/3 relève des zones irriguées et tout le reste est catégorisé zones Bour.   Pour lui, tout retard des pluies risque d’affecter les rendements, la production et les revenus des agriculteurs qui se plaignent d’ores et déjà la cherté du coût de production et du niveau excessivement élevé des prix de vente des intrants (engrais, pesticides et semences certifiées). Le coût élevé de la main d’œuvre est également décrié. Les opérateurs s’alarment aussi de la rareté de cette main d’œuvre notamment en cette période qui coïncide avec la récolte des oliviers, des agrumes et des produits maraîchers. Cette situation  coïncide aussi avec le démarrage prochain (début novembre) de la campagne d’exportation des produits agricoles destinés au marché étrangers.

En attendant la clémence du ciel,  les agriculteurs s’impatientent de voir les mesures d’accompagnement qui seront annoncées par le ministère de tutelle pour garantir un bon déroulement de la campagne céréalière 2015/2016.

Visite en Suède d’une délégation de partis marocains de gauche

Une délégation de partis marocains de gauche a entamé lundi une visite de travail en Suède avec au programme des réunions avec des responsables politiques, des parlementaires et des acteurs de la société civile portant sur les développements de la position de Stockholm vis-à-vis de l’intégrité territoriale du Royaume.

Conduite par la Secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU), Mme Nabila Mounib, la délégation est composée de Mohamed Ben Abdelkader de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) de Mme Rachida Tahiri du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et de Mostafa Bouziz du PSU.
Les développements de la position de la Suède concernant la question du Sahara, l’évolution réelle de ce différend régional et ses implications géostratégiques ainsi que la solution d’autonomie proposée par le Maroc dans le cadre d’un vaste chantier de réformes démocratiques avancées, seront au cœur des entretiens de la délégation marocaine.

A l’unanimité, le gouvernement, les partis politiques et l’ensemble des composantes de la société marocaine ont vigoureusement condamné les développements dangereux dans la position de Stockholm à l’égard de la question du Sahara, prônant le recours à l’ensemble des moyens de pression pour faire échouer toute tentative de reconnaitre l’entité fantoche.

 

Le Maroc refusera toute aventure irresponsable concernant le différend régional autour du Sahara marocain

SM le Roi adresse un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies

SM le Roi Mohammed VIa adressé un Discours à la 70e session

de l’Assemblée Générale des Nations Unies, dont lecture a été donnée,

mercredi à New York, par SAR le Prince Moulay Rachid.

Voici le texte intégral du Discours Royal

 »Louange à Dieu, Paix et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies,

Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies,

Majestés, Altesses, Excellences,

Mesdames, Messieurs,


La présente session de l’Assemblée Générale des Nations Unies revêt une importance particulière, d’autant plus qu’elle connaîtra essentiellement l’adoption du Plan de développement durable de l’après 2015.

C’est l’occasion de réaffirmer notre engagement collectif pour réaliser les nobles objectifs énoncés dans la Charte de notre Organisation et répondre aux aspirations des peuples du monde.

Elle coïncide également avec la célébration du 70ème anniversaire de la fondation de notre Organisation et ce, dans un contexte où la communauté internationale est en butte à des défis universels, lancinants et sans précédent, qui nécessitent une action collective, efficace et intégrée.

La position du Royaume à l’égard de ces défis et des différents conflits et autres questions à caractère régional ou international, sera exposée au cours des réunions des commissions de l’Assemblée Générale, ou dans le cadre des rencontres ministérielles qui se tiendront en marge de l’Assemblée.

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,


L’élaboration du plan de développement pour les quinze années à venir doit reposer sur une évaluation objective de ce que nous avons fait depuis l’an 2000.

Avons-nous, en effet, été capables de changer le vécu quotidien des pauvres ? Les résultats obtenus sont-ils robustes et durables pour résister aux agitations, aux guerres et aux crises économiques et sociales ?

Le bilan des Objectifs du Millénaire pour le Développement fait apparaître des progrès tangibles entre 1990 et 2015. Il n’en reste pas moins que les disparités entre les régions dans le monde et au sein même de certains Etats, constituent, par leur ampleur, une source d’inquiétude légitime.

Cette situation qui porte préjudice à l’image de la coopération internationale, et jette le doute sur notre action collective au sein des Nations Unies, ne doit pas être synonyme d’échec.

Elle doit plutôt pousser tous les acteurs à s’interroger sur le meilleur moyen de promouvoir le développement et de corriger les défaillances que connaît la coopération internationale.

Dans ce contexte, le Royaume du Maroc espère que les Objectifs de développement durable contribueront à mettre au point un programme ambitieux susceptible de changer la donne à tous les niveaux, aux plans national, régional et international.

Quelle que soit la pertinence du Plan de développement durable, avec ses perspectives, sa crédibilité restera tributaire de notre capacité à lui trouver les moyens de financement nécessaires.

C’est pourquoi la coopération internationale doit être en phase avec la nouvelle réalité internationale. Elle doit s’affranchir de l’héritage du passé, des calculs géopolitiques et des conditions rédhibitoires attachées à l’obtention d’un soutien.

L’épidémie d’Ebola a révélé que, hormis les expressions de solidarité dictées par la situation, le soutien international aux pays touchés a été insuffisant, voire en-deçà du niveau de mobilisation et d’engagement requis par cette situation grave.  Monsieur le Président,

La réalisation du développement ne se fait pas par des décisions bureaucratiques, ou par le biais de rapports techniques fin prêts et manquant de crédibilité.

Cela requiert plutôt la connaissance profonde de la réalité des peuples et de leurs spécificités, l’analyse objective des contextes dans lesquels ils vivent, et le travail de terrain sérieux qui répond à leurs aspirations et à leurs préoccupations réelles.

Je connais très bien les situations difficiles en Afrique et je sais ce que je dis. En fait, nombre d’Africains vivent dans des conditions extrêmement dures. Et la réalité est infiniment plus cruelle et plus amère que ce qui est indiqué dans les rapports de certaines organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales.

Toute leur vie est un combat et des défis subis au quotidien. Ils affrontent la dureté des temps et la pénurie des moyens. Mais ils vivent avec dignité, mus en cela par un engagement patriotique sincère pour un avenir meilleur.

Aussi, remédier à cet état de choses nécessite l’adoption, à moyen terme, d’une vision inclusive et cohérente, aux dimensions complémentaires les unes des autres.

Ceci requiert également des initiatives pratiques et urgentes car la dégradation de la situation et les nécessités pressantes du quotidien ne peuvent attendre que la bureaucratie internationale se réveille pour prendre les décisions requises.

Dans cette optique, l’Afrique doit être au cœur de la coopération internationale pour le développement afin de l’aider à s’affranchir de son passé colonial et à libérer ses énergies.

Aussi, le Maroc lance un appel à l’Organisation des Nations Unies et aux institutions financières régionales et internationales pour élaborer un plan d’action pour la transformation économique en Afrique et fournir des ressources pérennes pour son financement.

Aujourd’hui, l’Afrique, malgré ses atouts, se trouve à la croisée des chemins.

Sans un soutien international substantiel et tangible, le continent connaitra des écarts criants et graves entre ses pays. Des pays engagés dans le processus de développement et de progrès et d’autres se débattant dans leurs problèmes et s’enlisant dans la pauvreté, l’ignorance et l’instabilité.

Nous appelons également à ce que la paix et la stabilité soient placées en tête des priorités pour prévenir les conflits, faire face à l’extrémisme et au terrorisme et régler la problématique migratoire. Ceci devrait se faire suivant une approche qui tienne compte de la dignité des immigrés et de la préservation de leurs droits fondamentaux, et qui s’attaque aux causes profondes de ce phénomène.

Monsieur le Président,

L’Initiative nationale pour le Développement humain, que Nous avons lancée dans notre pays et qui célèbre cette année son dixième anniversaire, a contribué à endiguer la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion et à réduire les disparités interrégionales.

Elle a également permis au Maroc d’atteindre dès 2013 le premier objectif du Millénaire pour le Développement.

Ceci a fait que les instances internationales ont classé le Maroc en troisième position parmi les cinq premiers pays au monde à avoir adopté les meilleurs programmes et les meilleures initiatives d’utilité publique.

Nous sommes disposés à mettre notre expérience dans ce domaine au service de nos partenaires, notamment en Afrique.

Le Royaume du Maroc, de par sa position géographique et ses choix stratégiques, s’implique dans toutes les questions et problématiques mondiales.

Qu’il s’agisse d’immigration, de droits de l’Homme, de changement climatique, de développement durable ou de lutte antiterroriste, le Maroc apporte des réponses nationales, qui constituent une contribution qualitative aux efforts internationaux visant à relever ces défis planétaires sans précédent.

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

L’engagement du Maroc à s’impliquer dans ces questions universelles prend un relief particulier dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, qui comptent parmi les plus grandes menaces guettant l’humanité entière.

Ainsi, depuis Notre participation au Sommet de Rio en 1992, le Maroc s’est attelé à mettre au point une politique nationale en matière d’environnement, fondée sur la mobilisation de tous les acteurs concernés et la bonne gestion des ressources financières dédiées au climat.

Cette politique s’est notamment traduite par l’adoption de la Charte nationale de l’Environnement et le lancement du Plan Maroc Vert, ainsi que la mise en chantier du programme ambitieux des énergies renouvelables, solaire et éolienne, qui vise à couvrir 42pc des besoins énergétiques du Maroc à l’horizon 2020.

Fidèle à ses engagements en matière d’environnement, le Royaume a présenté officiellement en 2015 sa contribution prévue déterminée au niveau national, qui contient des engagements forts et ambitieux au titre de sa participation à la mise en place d’un ordre environnemental international solidaire et équitable.

Dans le même cadre, nous proposons que le Maroc accueille, en 2016, la vingt-deuxième Conférence des Etats-parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques.

Nous saisissons cette occasion pour renouveler notre soutien aux efforts déployés par la France pour parvenir, au cours de la vingt-et-unième Conférence prévue à Paris, à un accord mondial global, durable et équilibré et juridiquement contraignant.

De ce fait, Nous voyons dans les conférences de Paris et de Marrakech deux étapes complémentaires l’une de l’autre pour réaliser un progrès qualitatif dans la lutte contre les changements et éviter l’échec précédent dû à la faiblesse de la coordination et de la coopération entre les différents partenaires.

C’est précisément de là que vient l’importance de  »l’Appel de Tanger » que Nous avons lancé avec Son Excellence le Président François Hollande, le 20 septembre courant, pour une action internationale collective, solidaire et forte en faveur du climat.

Le choix du Maroc pour le lancement de cette initiative conjointe n’a pas été fortuit. Il vient plutôt en témoignage de considération pour notre pays qui figure à l’avant-garde des Etats africains ayant adopté un plan national efficient dans le domaine des énergies renouvelables.

Fidèle à son approche solidaire, le Maroc ne ménagera aucun effort pour faire entendre la voix et les préoccupations du continent africain et celles des petits pays insulaires en voie de développement, qui sont les plus vulnérables aux changements climatiques.

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,


L’Organisation des Nations Unies, qui fête aujourd’hui son soixante-dixième anniversaire, a atteint l’âge de la maturité, de la sagesse et de la responsabilité. Ce sont ces mêmes principes et ces mêmes valeurs qui doivent régir l’action de la communauté internationale pour régler les différends régionaux.

Son travail ne devrait pas être un facteur d’instabilité pour les pays qui contribuent à l’action et à la coopération multilatérales.

Aussi, le Maroc refusera toute aventure irresponsable concernant le différend régional autour du Sahara marocain.

En effet, plusieurs puissances internationales ont pleinement conscience que les conceptions éloignées de la réalité qui sont élaborées dans les bureaux, et les propositions fallacieuses ne peuvent que mettre en péril la situation dans la région.

Nous avons bon espoir que l’Organisation des Nations Unies poursuivra ses efforts pour régler les différends par les voies pacifiques, et maintiendra son engagement à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats pour réaliser la paix, la sécurité et la stabilité auxquelles aspirent les peuples du monde.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».

Que des promesses !

Il y environ une quinzaine d’années, l’adoption d’une «Charte Nationale de l’Education et de la Formation» ambitionnait de faire de l’Université marocaine «une véritable locomotive du développement économique scientifique, économique et culturel du pays et un vecteur essentiel de son rayonnement universel». Depuis la promulgation de la loi 01.00 portant organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, beaucoup d’eau a coulé sous le pont de ce secteur.

Une décennie a été dédiée à l’éducation et la formation, reconnues priorité nationale après l’intégrité territoriale du royaume. A mi parcours, un rapport confidentiel relevait les dérives et les reculs dans l’application de la réforme telle qu’elle a été envisagée par la «Cosef». Pour rattraper les déficiences d’un système éducatif, qui «de boiteux risquait de devenir cul-de-jatte», un plan d’urgence a été financé en 2009. 3,3 milliards de dirhams furent dépensés pour « insuffler une nouvelle dynamique à la réforme du système de l’éducation et de la formation». Cela ne changea rien au résultat tel qu’il a été annoncé en 2012: pour le moins que l’on puisse dire le système éducatif marocain reste confronté à des difficultés persistantes. En d’autres termes, les lacunes constatées dépassent les progrès réalisés.

Le contexte général dans lequel s’inscrivent l’enseignement supérieur et la formation des cadres au Maroc reste marqué par une économie libérale non pourvoyeuse en emplois faute « d’augmenter la qualité des produits, des processus organisationnels, qui travaille en réseau avec d’autres marchés »  et une  transition démographique qui ne semble pas tenir aussi ses promesses.

Les chiffres de l’enseignement supérieur montrent la faiblesse du nombre d’étudiants par rapport à celui d’autres pays du bassin méditerranéen même si celui-ci double toutes les cinq années. En 2014, 665 991 étudiants (433 000 en 2011) se répartissaient entre l’enseignement supérieur universitaire (90,5%), l’enseignement supérieur relevant des ministères dits techniques (4,1%) et l’enseignement supérieur privé (5,4%).

L’accès à l’enseignement supérieur s’est amélioré de 19% en 2012 à 22% en 2013 alors que la Tunisie enregistrait un taux de scolarité dans l’enseignement supérieur de 39% en 2010 ! Après la fusion des universités de Rabat et de Casablanca, 13 universités publiques et 58 établissements ne relevant pas d’elles, dispensent la formation universitaire organisée en 2340 filières accréditées dont 64% sont des filières professionnelles. Cela ne diminue en rien les déphasages entre les besoins du marché du travail et l’offre traditionnelle de diplômés.

Les grands programmes qui ambitionnent de structurer le pays devraient donner à l’enseignement supérieur l’occasion de s’intégrer encore plus dans son environnement socio-économique. L’impact des plans sectoriels (Plan national pour l’émergence industrielle, le plan Maroc vert, Halieutis, l’INDH, le plan énergétique, le plan Maroc numérique, Logistique et Transport …) reste faible et en deçà des potentialités et des possibilités des structures pédagogiques et de recherche de l’enseignement supérieur.

L’adoption du système LMD (Licence, Master, Doctorat) n’a pas eu les effets positifs escomptés. Les étudiants marocains sont livrés à eux-mêmes et ne sont pas toujours informés ni préparés à l’entreprise d’études supérieures. La Faculté est devenue un prolongement du lycée avec la liberté en plus. Alors, le « nonlinguisme» se développe à l’université, particulièrement dans les établissements à accès ouvert; l’utilisation des TIC reste aléatoire malgré l’encouragement à acquérir des ordinateurs et des tablettes, la méthodologie pédagogique n’a pas pourvu l’étudiant d’un esprit critique, et encore moins, l’entreprenariat n’a pas permis aux jeunes lauréats de se lancer dans des projets personnels ou en groupe pour entreprendre et «gagner leur pain». Les prestations sociales aux étudiants s’améliorent (bourse, AMO) mais restent insuffisantes en qualité et en quantité. Le niveau ne cesse de se dégrader; et les cursus se restreignent aux cours théoriques en amphi plus ou moins bondés. Les redoublements et le décrochage grèvent le rendement et l’efficience de l’enseignement supérieur. Les passerelles entre formations sont très rares, voire inexistantes surtout entre établissements. Au sein d’une même filière, les problèmes sont tels parfois que personne ne possède l’information sur le parcours de l’étudiant, surtout quand le système d’informatique de gestion des affaires pédagogiques est «en panne». La Faculté perd ses règles et un certain laisser-aller s’installe. La violence reste problématique dans les campus et au sein des établissements, la peur des enseignants est réelle. In fine, chômeur inscrit dans une liste (exclusive !) pour se faire bastonner devant le parlement dans l’attente d’un poste dans la fonction publique qui tarde à venir, perspective annihilant le rêve de cohortes de jeunes de contribuer au développement du pays et à la gestion de ses affaires publiques.

Face à la médiocrité pédagogique et à l’incertitude d’une formation capable d’assurer une insertion professionnelle, les bacheliers marocains vont à l’étranger pour s’inscrire dans les universités, les classes préparatoires, les écoles d’ingénieurs, de commerce et de gestion… en supportant des frais et des contraintes qu’ils ne veulent pas supporter au Maroc!

La reconnaissance de la patrie est à ce prix : s’exiler pour se former et avoir une responsabilité dans les rouages de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique des pays d’accueil. Ne dit-on pas que le chanteur du quartier n’arrive pas à se faire apprécier! On compte même sur cette filière des binationaux pour que la société marocaine avance sous la conduite d’experts éclairés. L’enseignement supérieur marocain peine à produire la «vraie élite» dont le pays a besoin dans tous les domaines.

Démotivés, les «anciens» enseignants chercheurs, recrutés dans les années soixante dix du siècle passé, attendent avec impatience le jour de la retraite. Comment la relève sera faite, le passage du relais n’est pas évident. Les recrutements ont tardé. Cela se reflétera sur l’articulation des cursus et la pérennité des structures de recherche.

Après sa structuration, la recherche scientifique universitaire est en stand by. Le classement des universités marocaines en a pris une pâleur remarquable. Les crédits s’accumulent pour atteindre le fameux 1% du PIB ( !) sans que les laboratoires en profitent pour renouveler les équipements ou se mettre à niveau. L’apprentissage par la recherche est loin d’être pratiqué malgré la promotion des PFE (projet de fin d’études) et l’existence de masters et d’école doctorales.

L’interface enseignement supérieur-entreprises est plus que ténue. Il suffit de s’intéresser aux stages offerts par les entreprises, nationales et privées, aux impétrants pour se rendre compte de la faiblesse de l’implication du monde du travail et de la production et des structures de l’enseignement supérieur. Même les accords bilatéraux de la coopération internationale se tarissent. L’enseignement supérieur marocain est en repli sur lui-même. Il se complait à constater sa crise sans réagir. Le seul syndicat, coresponsable de la situation vécue par l’Université marocaine, se trouve lui-même en scission et en crise d’identité. L’appropriation de la culture d’évaluation est dure à se mettre en exercice. Si elle est revendiquée à tous les niveaux, elle reste marginale et s’exerce beaucoup plus dans les exposés et les projets de développement que dans la réalité.

L’autonomie des universités telle qu’elle se pratique ressemble beaucoup plus à une gestion déléguée. Il serait plus juste de parler d’un contrat entre l’Etat et l’Université pour gérer au mieux et en premier lieu des effectifs de plus en plus croissants. La clarification de la relation Etat-Université est encore à promouvoir pour que l’autonomie soit exercée effectivement.

Dans le cadre des engagements  prévus par le GATS (Accord général sur le commerce et les services) des capitaux privés, étrangers et nationaux, ont investi l’enseignement supérieur. Le cahier des charges des accréditations des filières de formation des établissements d’enseignement supérieur privé est  déterminé par un arrêté ministériel et l’équivalence des diplômes vient d’être annoncée timidement. Cette marchandisation ne constitue en aucun cas la réponse adéquate aux nombreux problèmes que connait le secteur de ‘enseignement supérieur au Maroc. Le profit ne pouvant oublier ses propres critères et affronter, entre autres, la massification, les nécessités d’une carte de l’enseignement supérieur en relation avec la régionalisation avancée ou l’investissement obligé dans les sciences fondamentales à fonds perdus. Le privé est là, tant mieux pour lui; c’est à l’enseignement supérieur public d’être la locomotive de l’excellence, de la formation des compétences et de l’insertion professionnelle en répondant aux besoins des secteurs socio-économiques du pays.

Le développement de la demande, malgré le nombre modeste de nouveaux bacheliers, la nécessaire adéquation formation-emploi, la consolidation du processus démocratique avec ses avancées en particulier, la volonté de faire du Maroc un pays émergeant, cela et d’autres facteurs en relation avec la globalisation et la mondialisation rendent obligatoire et impérative la renaissance de l’enseignement supérieur dans notre pays. Il suffit de passer à la réalisation des promesses!

Une nouvelle occasion de s’approprier le concept de Smart cities pour l’amélioration du cadre de vie des citadins

2e édition du «Sommet international des Villes Intelligentes

en Afrique du Nord»


La 2e édition du «Sommet international des Villes Intelligentes en Afrique du Nord», qui se tient les 6 et 7 Octobre à Skhirate, offre l’occasion aux participants de s’approprier encore plus le concept de Smart cities comme outil au service de l’amélioration du cadre de vie dans les villes qui accueilleront dans un proche avenir plus de la moitié de la population, notamment en Afrique du Nord.

Selon le ministre de l’habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdellah qui s’exprimait mercredi lors d’un point de presse consacré à cet événement, cette édition, qui intervient après celle d’Ifrane de l’an dernier, offrira ainsi l’occasion de partager les meilleures pratiques en matière de gouvernance des villes et d’assurer les services dont elle a la charge.

Cette rencontre internationale constitue donc un rendez-vous important d’échanges et de partage sur les solutions innovantes et concrètes à adopter pour une meilleure qualité de vie en ville et sur le moyen d’améliorer les services publics à travers l’utilisation des innovations technologiques, a précisé le ministre.

L’objectif de cette deuxième édition, placée sous le haut patronage de SM le Roi, est de proposer des solutions exploitables, intelligentes et adaptées au contexte géopolitique de l’Afrique du nord pour contribuer au développement économique, social et urbain des villes afin d’en faire un espace inclusif, équilibré et équitable, a-t-il ajouté.

Prendront part à cette rencontre des experts et des personnalités venant de plusieurs pays pour examiner ensemble des stratégies pointues visant à renforcer l’efficacité des villes, étant donné que la gouvernance des villes constitue un défi pour les pays développés comme ceux en voie de développement, a rappelé le ministre.

Selon le ministre, la gouvernance peut être améliorée en utilisant le concept d’intelligence et des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour faire en sorte que ces villes soient un réceptacle du vivre ensemble et d’amélioration d’accès des citoyens dans l’égalité aux services publics en matière de culture, d’éducation, de santé, de transport, de mobilité, de durabilité et de sécurité.

Dans ce contexte, le Maroc, engagé depuis plusieurs années dans un processus visant l’amélioration de la gestion des villes, cherche à doter ses villes de capacités de gestion faisant usage des nouvelles technologies reconnues au niveau international tout en tirant profit d’autres pays ayant déjà des expériences avancées en la matière, a relevé le ministre.

Pour sa part, la directrice exécutive du Sommet international pour des villes intelligentes en Afrique du Nord, Kenza Kbabra, a indiqué que les participants à cette rencontre vont débattre de nombreux thèmes tels que l’innovation et l’économie, la planification urbaine et la mobilité, l’utilisation efficiente des ressources, l’éducation, l’inclusion numérique et la gouvernance.

Dirigeants de villes, fonctionnaires gouvernementaux, universitaires, urbanistes, professionnels et experts en développement de la ville se retrouveront donc à Skhirat pour partager leurs expériences et réflexions sur les meilleurs moyens d’aider les villes à intégrer des initiatives intelligentes, a-t-elle ajouté.

Plusieurs sujets seront examinés lors de cette rencontre internationale, notamment «les meilleures pratiques en gouvernance numérique», «la dématérialisation: une pratique durable dans le contexte de numérisation des services publics», «les outils de développement des collectivités locales visant à améliorer la compétitivité et à renforcer l’inclusion sociale», «le numérique et la santé» et «l’optimisation de la gestion des ressources».

Réunion du comité technique mixte maroco-palestinien en matière d’eau

- Charafat Afailal : le soutien du Maroc à la Palestine concerne tous les domaines dont celui de l’eau

- Mr Mazen Ghanim : la survie des Palestiniens et de leur futur Etat tributaire des eaux qu’ils maitrisent

Le comité technique mixte maroco-palestinien, créé dans le but d’assurer le suivi et la mise en œuvre du programme exécutif du mémorandum d’entente dans le domaine des ressources en eau, signé à Ramallah entre le Maroc et la Palestine le 28 janvier dernier, a tenu, jeudi sa première réunion à Rabat sous la présidence de Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’Eau et Mazen Ghanim, président de l’Autorité de l’eau palestinienne.

Le mémorandum d’entente précité avait été signé lors de la visite effectuée par Charafat Afailal en Palestine entre le 27 et 29 janvier 2015 dans le but de renforcer la coopération entre le Maroc et la Palestine dans le domaine des ressources en eau et leur gestion, l’échange d’expertise et le renforcement des compétences techniques en matière de développement des ressources en eau, leur protection et leur préservation.

La coopération maroco-palestinienne en matière d’eau entre dans le cadre des relations de coopération entre les deux parties, dont le développement et le renforcement constituent une priorité pour le Maroc, décidé plus que jamais à apporter à la partie palestinienne tout l’appui et le soutien nécessaires pour assurer sa sécurité en ressources en eau et préparer le terrain à son futur Etat indépendant, a affirmé Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’Eau.

En ces moments difficiles marqués par une offensive sans précédent des forces d’occupation israéliennes contre l’Autorité palestinienne et tous les lieux saints dont en premier Al Qods Ach-Charif, le Maroc se fait le devoir de soutenir le peuple palestinien lors de cette épreuve sur tous les plans, a dit la ministre qui a réitéré la condamnation par le Maroc de tels actes israéliens visant la judaïsation d’Al Qods et l’occupation de l’esplanade de la mosquée à travers le subterfuge de la division temporelle d’accès.

La ministre en a également profité pour présenter ses félicitations à la délégation palestinienne dont faisait partie aussi le nouvel ambassadeur de Palestine à Rabat, après que le drapeau palestinien ait été hissé pour la première fois, le 30 septembre 2015, au fronton de l’ONU à New York, un événement symbolique qui n’a pu occulter l’impasse dans laquelle se trouve actuellement la crise israélo-palestinienne.

Pour Mazen Ghanim, président de l’Autorité de l’eau palestinienne, l’eau est une denrée de plus en plus rare, en particulier au Moyen-orient où Israël contrôle à présent quelque 85% des eaux palestiniennes.

Consciente de l’enjeu, l’autorité palestinienne tente à présent de mobilier tous les moyens en sa disposition dont ses capacités humaines pour la mobilisation de ses eaux et la rationalisation de leur exploitation, car la survie des Palestiniens sur la terre de leurs ancêtres à l’heure actuelle ou dans le futur, dans le cadre de leur Etat indépendant est tributaire avant tout, des eaux, de leur mobilisation et de leur maitrise, a-t-il souligné.

Sans souveraineté nationale sur les eaux, aucun Etat dans le monde ne peut survivre, a-t-il noté, précisant que la partie palestinienne compte beaucoup sur l’expertise marocaine pour développer son expérience.

Il a en outre rendu hommage au Maroc, peuple, gouvernement et Roi pour le soutien tous azimuts qu’il accorde à la partie palestinienne et le rôle décisif du Comité Al Qods, présidé par SM le Roi dans la défense d’Al Qods Ach-Charif et le financement de divers projets de développement dans la région par Beit Mal Al Qods.

Au cours de cette réunion, les experts marocains et palestiniens se pencheront, notamment sur l’examen de diverses questions portant sur la gestion des ressources en eau, le développement, la gestion et la protection des eaux souterraines, le développement et l’exploitation des techniques de collecte des eaux pluviales et du dessalement des eaux de mer, le contrôle de la qualité des ressources en eau, le développement et l’exploitation des nouvelles techniques de réutilisation des eaux usées traitées, les études des risques d’inondations et de sécheresse et les mesures de prévention, le développement des aspects institutionnels, organisationnels et juridiques de gestion des ressources en eau, le renforcement de la compétence des entrepreneurs et des ingénieurs palestiniens, la gestion du financement durable des projets du secteur de l’eau, notamment l’expérience marocaine avec les principaux bailleurs de fonds outre le partage de l’expertise marocaine en matière de partenariat public-privé.