Le challenge de l’eau au Maroc

Le nouveau système tarifaire du Maroc sur le prix de l’eau se caractérise par un mode d’application à la fois sélectif et sévèrement progressif en vue de traiter la demande de pointe. En effet, chaque consommateur est amené par ce mode tarifaire à éviter de dépasser la limite supérieure de sa tranche habituelle de consommation. Le dépassement de la borne supérieure d’une tranche se traduit par un relèvement substantiel du montant de la facture d’eau. La SONEDE a élaboré plusieurs études pour mesurer la sensibilité des consommateurs aux variations des prix de l’eau. Tous les résultats obtenus mettent en évidence une sensibilité des usagers au prix de l’eau mais qui diffère d’une tranche de consommation à une autre. En effet, la réaction est particulièrement importante pour la tranche de consommation la plus élevée, où les coefficients d’élasticité avoisinent l’unité (e @ -1) pour tous les usagers gros consommateurs à l’exception de l’usage touristique où le coefficient se situe autour de e @ -0,3. Au fil des années, le résultat a été d’une part la «migration » des consommateurs des tranches élevées de tarif vers les tranches basses, et d’autres par le recours de certains usagers à une source d’approvisionnement en eau autre que celle de la SONEDE : forage, puits, citerne pluviale. Il y a quinze ans, les consommateurs de la tranche supérieure représentaient 3,3 % du total des abonnés en Tunisie tout en utilisant plus que la moitié de la consommation d’eau totale (51,6%), alors qu’en 1999 ils ne représentent plus que 1,8% du total des abonnés avec une part de consommation de 35% du total ; soit une chute de 17 points sous l’effet de la migration vers les tranches inférieures de consommation d’eau. La pose des compteurs individuels permet de quantifier séparément les consommations sur un même site et de formuler un diagnostic différencié par type d’usage. De ce fait, le suivi de consommation ainsi que l’identification des anomalies, par enregistrement des données peuvent être établis. La réglementation en vigueur en Tunisie stipule que chaque local doit être desservi individuellement par un branchement et donc par un compteur. Dans certains immeubles les consommations sont enregistrées par un compteur général, ce mode de gestion ne permet pas aux utilisateurs de l’eau de prendre connaissance de leurs consommations réelles, et par conséquent d’adopter des comportements plus économes en matière d’utilisation de l’eau. De plus, les fuites constatées sur les équipements sanitaires et sur les installations passent par des parties communes ne sont pas réparées avec la diligence nécessaire. En Tunisie, cette opération est encouragée par la SONEDE en offrant la possibilité de paiements du coût d’installation des compteurs individuels sur plusieurs tranches trimestrielles s’étalant sur 8 ans au maximum. Le comptage individuel est un moyen très efficace pour lutter contre le gaspillage, en responsabilisant les occupants de chaque logement. Une analyse faite sur des échantillons choisis dans les villes de Tunis, Bizerte et Jendouba a montré une nette régression des consommations totales par immeuble suite à l’installation de compteurs individuels. La baisse de la consommation enregistrée varie de 32% à Tunis à 40% à Bizerte et Jendouba. Source: challenge commercial.

Conférence Entreprendre au Maroc

Si l’on en croit certains intellectuels, le libre marché serait à lui seul la source de tous les maux, une sorte de boîte de Pandore moderne. Et un reproche souvent fait à son encontre consiste à dire qu’il nuirait aux plus défavorisés. Selon eux, les pays défavorisés seraient en effet accablés sous la supposée inhumanité du libre marché et la condition des plus démunis s’en retrouverait totalement disloquée. Si vous me lisez régulièrement, vous avez déjà compris que je ne peux être d’accord avec cette idée, qui me semble éminemment ridicule à plusieurs points de vue. Et dans le cadre d’un séminaire à Marrakech, la semaine dernière, un intervenant a ridiculisé en quelques mots bien sentis cette croyance. Selon lui (et je partage pleinement son raisonnement), il est difficile de trouver une allégation plus écartée de la vérité. Les individus des pays en développement sont en effet en général victimes d’un manque de libre marché. Ce n’est pas un hasard si les plus pauvres de par le monde résident le plus souvent là où ils ne peuvent mener leur existence comme ils le veulent. En effet, contrarier le libre marché revient à contrarier la liberté elle-même. Le libre marché est ainsi logiquement sanctionné dans des régimes oppressifs comme celui de la Corée du Nord. En effet, un pouvoir qui ne fait déjà pas confiance en sa population pour lui accorder la liberté de vote ne saurait donner à cette population le droit d’opérer ses propres choix sur le libre marché. Lors de ce séminaire à Marrakech, l’intervenant a même poussé plus loin sa réflexion. Il a en effet affirmé que le libre marché était en fait hautement bénéfique aux plus démunis. Cela leur offrirait en effet la possibilité de proposer leur travail à un public beaucoup plus vaste, et de bénéficier en outre d’un accès plus large et bon marché à des biens et services. Et cela se traduit en chiffres mesurables : grâce à la concurrence et au libre marché, les plus pauvres de par le monde vouent à présent une part bien moins forte de leurs budgets pour se nourrir que par le passé. Grâce à l’ouverture des frontières et à l’importation de produits, la population a ainsi pu bénéficier d’un plus vaste choix pour les produits, et ce à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués dans un pays vivant en autarcie, où les denrées sont très logiquement plus limitées, voire absentes ! Retrouvez toutes les conclusions de cet événement sur le site de l’organisateur de cet incentive au Maroc. Suivez le lien.

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